Description du contenu
Le fonds contient des carnets de voyages de Frédéric Cailliaud réalisés lors de ses différentes expéditions, ses annotations sur la faune, la botanique, la minéralogie et la géologie d'Égypte, sur les mœurs et les usages des habitants, ainsi qu'un carnet de recherche sur les différentes professions ayant existé en Égypte antique. Les archives du fonds Frédéric Cailliaud se composent également deux boîtes d'archives produites par Pierre-Consant Letorzec au cours de la deuxième expédition en Égypte, de 1819 à 1822, lesquelles comprennent des cahiers de relevés de calculs d'angles horaires, de longitudes, météorologiques, des journaux de voyage, des carnets de relevés de terrain, ainsi que des observations astronomiques. Le fonds contient aussi de la correspondance émise et reçue par Frédéric Cailliaud, ainsi que les différentes distinctions honorifiques qu'il a reçues durant sa carrière. De retour à Nantes, Frédéric Cailliaud s'est beaucoup intéressé aux différents mollusques perforants locaux et ses archives en témoignent, de même qu'il a laissé derrière lui quelques carnets de recherches sur la géologie et la paléontologie en Loire-Inférieure. Enfin, les archives témoignent aussi de son activité en tant que directeur du Muséum, avec notamment des documents relatifs à sa construction, à son administration et à ses collections, principalement conchyliologiques et minéralogiques.
Etat du fonds
Langue(s)
Thèmes principaux
Personne(s) liée(s)
Personne(s) morale(s) liée(s)
Lieu(x) géographique(s)
Type(s) de documents
Accès et catalogues
Conditions d'accès
Possibilités de prêt
Possibilités de reproduction
Fonds numérisé en ligne
Les archives relatives aux voyages de Frédéric Cailliaud et de Pierre-Constant Letorzec en Égypte ont été numérisées et mises en ligne.
Catalogue(s) en ligne
Historique et constitution
Historique
A 22 ans, il visita la Belgique, la Hollande, l'Italie et la Sicile puis après de brefs arrêts en Grèce , il arriva à Constantinople ; il était alors employé par le sultan à des travaux de joaillerie .
Minutieux, il se passionnait pour l'archéologie malgré les réticences de son père et partit à la conquête de l'Egypte et de ses trésors en compagnie, notamment de Letorzec.
Pierre-Constant Letorzec était aspirant de marine quand Frédéric Cailliaud monta sa seconde expédition en Égypte de 1819 à 1822. Letorzec parviendra à se faire désigner par le géographe Jomard pour accompagner Cailliaud afin d'effectuer des relevés météorologiques et surtout astronomiques qui lui serviront à dresser avec une précision remarquable la carte de la vallée du Nil.
Il découvrit les ruines de Méroé le 25 avril 1821.
A son retour, époque glorieuse pour l'Egyptologie française, Cailliaud reçut les honneurs de Charles X, et des plus éminents savants du Muséum d'histoire naturelle de Paris.
En homme humble devant qui pourtant s'ouvrait une brillante carrière, Cailliaud choisit de revenir s'installer dans sa ville natale, à Nantes, le 24 février 1823. Il se tourna vers l'histoire naturelle, publiant un important travail sur les mollusques avec l'aide d'éminents conchyliologistes parisiens (Deshayes et le baron de Ferussac) auxquels il faisait parvenir régulièrement ses échantillons d'Egypte.
A Nantes, il se rapprocha du cercle des naturalistes locaux : Athenas, Dubuisson, et Tollenare père et, dès 1826, remplaça Edouard Richer comme conservateur-adjoint au Muséum d'histoire naturelle.
Il succèda à Dubuisson en 1836, à la tête de l'établissement scientifique, poste qu'il occupa pendant plus de 30 ans. Il poursuivit alors ses recherches scientifiques sur la perforation des roches par les pholades, s'intéressa aux mollusques et aux échinodermes, et publia en 1861 la carte géologique du département de Loire Inférieure.
Mode de constitution
Acquisition
Etat du traitement
Etat d'accroissement
Informations complémentaires
Nom du responsable du fonds
Référence(s) bibliographique(s)
