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Manuscrit autographe. Pour les réflexions philosophiques sur l'origine des langues et la signification.

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Modifié le : 17/09/2025

Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Médiathèque La Grande Passerelle. Saint-Malo, Ille-et-Vilaine Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Fonds Maupertuis
Cote Ms 229-230
Titre Fonds Maupertuis
Date 18e siècle
Langue français
Importance matérielle 4 lettres et 1 volume de 11 pages
Biographie ou histoire Pierre-Louis Moreau de Maupertuis, né le 28 septembre 1698 à Saint-Jouan-des-Guérets et mort le 27 juillet 1759 à Bâle, est un philosophe, mathématicien, physicien, astronome et naturaliste français. Il a donné son nom à un lycée de Saint-Malo en 1960. Fils de René Moreau de Maupertuis (1664-1746) un corsaire et armateur malouin, directeur de la Compagnie des Indes et anobli par Louis XIV, Maupertuis fait preuve très tôt d'une intelligence vive. Destiné à une carrière militaire, en tant que lieutenant des Mousquetaires gris, il s'en déturne pour l'étude des mathématiques, orientation couronnée en 1723 par sa nomination comme membre de l’Académie des sciences[3]. Il publie alors divers travaux de mécanique et d’astronomie ainsi que des « observations et expériences » sur des animaux encore mal connus à l’époque, comme les salamandres et les scorpions, affirmant ainsi très tôt des talents certains de biologiste.Pierre Louis Moreau de Maupertuis est devenu membre associé de la Royal Society le 27 juin 1728, dans laquelle il découvre les idées de Newton, en particulier l’attraction universelle, dont il va devenir un ardent propagandiste en France. Comme nombre de savants de l’époque, Maupertuis ne s'est pas cantonné dans une seule discipline. Il s'est illustré tour à tour en tant que mathématicien, astronome, géographe et naturaliste. Il a effectué plusieurs voyages à l'étranger et notamment en Laponie et au Cercle polaire. Il s'est également préoccupé de philosophie. On lui doit encore quelques propositions pour améliorer l’organisation de la médecine et d’autres sciences appliquées. Mais il a fait l'objet de controverses quant à ses théories sur la notion de race.Il contribua notamment à la diffusion des théories de Newton hors d'Angleterre, et à l'établissement du principe de moindre action.
Présentation du contenu Le fonds contient un manuscrit qui correspond à une partie de ses Réflexions philosophiques sur l'origine des langues ainsi que 4 lettres adressées à des personnalités.
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque municipale de Saint-Malo, fonds Maupertuis.

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Médiathèque la Grande Passerelle de Saint-Malo
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2025
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Permalien https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/005FRCGMNOV-352886201-dii
Catalogue général des manuscrits
Présentation du contenu
Cote :  Ms 229 Importance matérielle :  11 pages Dimensions  25,3 cm Présentation du contenu : Le manuscrit présente des ratures et des corrections, et des additions en marge. Il est paginé de [1] à 6, 8, 11 à 14 . Une partie en a été utilisée sous une forme différente dans les "Réflexions philosophiques sur l'origine des langues, et la signification des mots" (1748), ainsi que dans la lettres IV "Sur la manière dont nous appercevons". Les pages manquantes de ce manuscrit ont dû servir à constituer la copie de ces deux textes. Maupertuis part ici du problème de la perception et des analyses de Locke : " Il y a lieu de s'etonner lorsqu'on examine les preuves que M. Locke aporte pour l'existence des objets hors de nous, il y a lieu de s'étoner que ces preuves ayant paru avoir quelque force à un homme qui raisonnoit si bien"... Maupertuis discute longuement les théories de Locke, et conclut : "Les objects que nous apercevons c'est l’âme qui les apercoit par des idées qui ne nous asseurent point de l'existence d'aucun objet exterieur à nous"...Tout naturellement, Maupertuis en vient à la désignation des idées et de perceptions, c'est-à-dire à l'origine des langues... " Chaque mot n'est que le signe de quelque partie de perception, et les phrases entières ne sont que des signes de perceptions plus composés"... (Ces développements se retrouveront avec des variantes dans les Réflexions IX à XXV)... La réflexion de Maupertuis se poursuit... " Mon but est de dépouiller la Métaphisique de tout ce qui l'embrouille et de tascher de revenir aux vraies notions des choses : cest pour sen être écarté, pour avoir entassé systèmes sur systemes, qu'on se trouve aujourd'huy si embarassé quon ne peut faire un pas sans trouver des labyrintes dou l'on ne se peut tirer. Detruisons ces bizarres edifices piece par piece, cherchons le sol sur lequel ils sont batis et tachons de voir ce quon peut établir dessus avec sureté."... [Formulations de l'époque].
Cote Ms 229
Titre Manuscrit autographe. Pour les réflexions philosophiques sur l'origine des langues et la signification.
Date 18e siècle
Langue français
Importance matérielle 11 pages
Dimensions 25,3 cm
Présentation du contenu Le manuscrit présente des ratures et des corrections, et des additions en marge. Il est paginé de [1] à 6, 8, 11 à 14 . Une partie en a été utilisée sous une forme différente dans les "Réflexions philosophiques sur l'origine des langues, et la signification des mots" (1748), ainsi que dans la lettres IV "Sur la manière dont nous appercevons". Les pages manquantes de ce manuscrit ont dû servir à constituer la copie de ces deux textes. Maupertuis part ici du problème de la perception et des analyses de Locke : " Il y a lieu de s'etonner lorsqu'on examine les preuves que M. Locke aporte pour l'existence des objets hors de nous, il y a lieu de s'étoner que ces preuves ayant paru avoir quelque force à un homme qui raisonnoit si bien"... Maupertuis discute longuement les théories de Locke, et conclut : "Les objects que nous apercevons c'est l’âme qui les apercoit par des idées qui ne nous asseurent point de l'existence d'aucun objet exterieur à nous"...Tout naturellement, Maupertuis en vient à la désignation des idées et de perceptions, c'est-à-dire à l'origine des langues... " Chaque mot n'est que le signe de quelque partie de perception, et les phrases entières ne sont que des signes de perceptions plus composés"... (Ces développements se retrouveront avec des variantes dans les Réflexions IX à XXV)... La réflexion de Maupertuis se poursuit... " Mon but est de dépouiller la Métaphisique de tout ce qui l'embrouille et de tascher de revenir aux vraies notions des choses : cest pour sen être écarté, pour avoir entassé systèmes sur systemes, qu'on se trouve aujourd'huy si embarassé quon ne peut faire un pas sans trouver des labyrintes dou l'on ne se peut tirer. Detruisons ces bizarres edifices piece par piece, cherchons le sol sur lequel ils sont batis et tachons de voir ce quon peut établir dessus avec sureté."... [Formulations de l'époque].
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