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Lettre de François Mauriac à Jacques Laval

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Modifié le : 03/03/2026

Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque municipale. Bordeaux, Gironde Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Fonds général. 10
Cote Ms 4000-.....
Titre Fonds général. 10
Langue français
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque municipale de Bordeaux. Ms. X, fol. Y.

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque municipale de Bordeaux
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2023
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Permalien https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/005FRCGMNOV-330636101-JIC
Catalogue général des manuscrits
Présentation du contenu
Cote :  Ms 4265 Importance matérielle :  1 lettre autographe signée Écriture :  L'année a été ajoutée au stylo bille noir [48] par un scripteur inconnu. Ne correspond pas à l'année de la parution d'Armures en 1958. Dimensions  215 x 135 mm Présentation du contenu : 

Très belle lettre de François Mauriac qui adresse à Jacques Laval des critiques à propos de son roman "Armures" paru en 1958 chez Plon, puis en 1970 chez Gallimard dans une édition définitive. L'année a été ajoutée ; peut être que le manuscrit précède de 10 ans l'édition ? En effet Mauriac a dû lire le manuscrit car il propose des suppressions et des modifications importantes. Mauriac s'adresse avec tendresse et lucidité à celui qu'il appelle "mon petit Jacques, il sous-entend à plusieurs reprises l'existence d'une commune source de souffrance : "Je connaissais l'essentiel de ces pages écrites avec votre sang" et "moi dont vous connaissez le triste coeur". Il donne d'abord quelques courtes remarques sur la forme : "Littérairement..., mais l'essentiel concerne "l'autre question, à savoir "ces passions que les hommes ressentent les uns pour les autres" et surtout "cette complaisance qui déborde des pages... Il faut que vous remportiez cette victoire sur cette insatiable chair". Il lui reproche : "vous ne prononcez pas une seule fois le nom du démon - ni celui de ce vice lové au secret de la chair de votre héros, le Christ ne lui demande pas d'être différent, "cela ne dépend pas de vous" mais comme saint Paul de le porter comme une "écharde" et de ne montrer cette souffrance qu'à Dieu "Vous ne connaissez pas la férocité des hommes". "Voilà ce que je pense moi qui vous aime". Il enjoint Jacques de "remercier Dieu qui vous a revêtu d'une armure, hors de la religion il serait "souillé, déshonoré"..."pas moins seul..." Mauriac porte la vocation du prêtre sur les âmes au-dessus de la littérature "Je vous parle en connaissance de cause du néant de ces livres voués à l'oubli, "Sauvez les âmes. Aimez les âmes. Ne vous arrêtez pas aux visages..."..."je me tapis" à Malagar... termine-t-il" Je vous y attends".

En-tête et/ou thème de la carte postale : 38, Avenue Théophile Gautier. XVIe Auteuil 52-31

Sujet(s) : Chair ; Homosexualité ; Saint Paul ; Vocation ; Dieu ; Christ ; Péché ; Âmes

Modalités d’acquisition : Achat : Librairie Pinault, 2018
Cote Ms 4265
Titre Lettre de François Mauriac à Jacques Laval
Date 6 septembre [1948]
Importance matérielle 1 lettre autographe signée
Écriture L'année a été ajoutée au stylo bille noir [48] par un scripteur inconnu. Ne correspond pas à l'année de la parution d'Armures en 1958.
Dimensions 215 x 135 mm
Présentation du contenu

Très belle lettre de François Mauriac qui adresse à Jacques Laval des critiques à propos de son roman "Armures" paru en 1958 chez Plon, puis en 1970 chez Gallimard dans une édition définitive. L'année a été ajoutée ; peut être que le manuscrit précède de 10 ans l'édition ? En effet Mauriac a dû lire le manuscrit car il propose des suppressions et des modifications importantes. Mauriac s'adresse avec tendresse et lucidité à celui qu'il appelle "mon petit Jacques, il sous-entend à plusieurs reprises l'existence d'une commune source de souffrance : "Je connaissais l'essentiel de ces pages écrites avec votre sang" et "moi dont vous connaissez le triste coeur". Il donne d'abord quelques courtes remarques sur la forme : "Littérairement..., mais l'essentiel concerne "l'autre question, à savoir "ces passions que les hommes ressentent les uns pour les autres" et surtout "cette complaisance qui déborde des pages... Il faut que vous remportiez cette victoire sur cette insatiable chair". Il lui reproche : "vous ne prononcez pas une seule fois le nom du démon - ni celui de ce vice lové au secret de la chair de votre héros, le Christ ne lui demande pas d'être différent, "cela ne dépend pas de vous" mais comme saint Paul de le porter comme une "écharde" et de ne montrer cette souffrance qu'à Dieu "Vous ne connaissez pas la férocité des hommes". "Voilà ce que je pense moi qui vous aime". Il enjoint Jacques de "remercier Dieu qui vous a revêtu d'une armure, hors de la religion il serait "souillé, déshonoré"..."pas moins seul..." Mauriac porte la vocation du prêtre sur les âmes au-dessus de la littérature "Je vous parle en connaissance de cause du néant de ces livres voués à l'oubli, "Sauvez les âmes. Aimez les âmes. Ne vous arrêtez pas aux visages..."..."je me tapis" à Malagar... termine-t-il" Je vous y attends".

En-tête et/ou thème de la carte postale : 38, Avenue Théophile Gautier. XVIe Auteuil 52-31

Sujet(s) : Chair ; Homosexualité ; Saint Paul ; Vocation ; Dieu ; Christ ; Péché ; Âmes

Modalités d’acquisition Achat : Librairie Pinault, 2018
Index

Mauriac, François (1885-1970)lien[Auteur]

Laval, Jacques (1911-2002)lien[Destinataire de lettres]

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