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Lettre de Charles Lavater à Henri Sieber

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Modifié le : 03/11/2022

Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque municipale. Le Cateau-Cambrésis, Nord Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Inventaire du fonds Seydoux
Titre Fonds Seydoux
Date XVIII-XXe siècles
Langue français  
Biographie ou histoire

La famille Seydoux, au Cateau-Cambrésis, est associée à une riche tradition industrielle de plus de 150 ans.


En 1824, Charles (1796-1875) et Auguste (1801-1878) Seydoux , protestants originaires de Vevey en Suisse, arrivent en France pour travailler dans la manufacture fondée en 1817 par Jacques Paturle et Charles Lupin.

Inspirés du modèle anglais, ils imposent progressivement la mécanisation de l'industrie textile. Peu à peu, ils prennent le contrôle de l'usine à la faveur du retrait progressif de Jacques Paturle et de son décès sans descendance en 1858.


Au duo initial, vient s'ajouter un troisième protagoniste en 1842 en la personne d'Henri Sieber (1804-1882), également originaire de Suisse. Pour nouer cette nouvelle alliance, celui-ci épouse d'ailleurs Angélique, la fille d'Auguste Seydoux.
Tandis qu'Henri Sieber assure les responsabilités commerciales et financières de l'entreprise à Paris, Auguste s'occupe des questions techniques et industrielles au Cateau-Cambrésis (Charles, quant à lui, s'éloigne un peu de l'entreprise suite à une brouille avec son frère en 1848). Cette dualité Paris/Cateau-Cambrésis perdurera longtemps.


Malgré des aléas politiques et des crises financières, l'usine est prospère tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle sous l'impulsion des différentes générations de la famille Seydoux ( Charles II Seydoux, 1827-1896 ; Alfred Seydoux, 1862-1911 ; Albert Seydoux, 1866-1918 ; André Seydoux, 1871-1920 ou encore Henri Seydoux, 1900-1965).
L'usine développe même des succursales en France (Bousies, Maurois et Elbeuf) comme à l'étranger (Sabadell en Espagne en 1893) et se développe à l'international (Angleterre, Etats-Unis, Brésil…).
L'entreprise Seydoux a également des implications économiques dans d'autres secteurs que le textile. En effet, Charles II Seydoux, en plus de gérer l'entreprise familiale, est président de la chambre de commerce, administrateur des mines d'Anzin et des chemins de fer du Nord. Henri Sieber, quant à lui, est régent de la Banque de France et siège au Conseil d'administration de grandes sociétés. Enfin, Alfred Seydoux est régent de la banque de France et administrateur de Saint-Gobain.


Au-delà de leur rôle prépondérant dans l'industrie, les Seydoux sont aussi très impliqués dans la vie locale. Ils sont nombreux à occuper de hautes fonctions politiques comme maire ou député. Ils s'investissent également pour de meilleures conditions pour les ouvriers et les habitants en créant des écoles, des hôpitaux ou encore des pensions de retraites ou d'invalidité.

Ainsi, tout au long du XIXe siècle, la ville du Cateau-Cambrésis est dominée par l'autorité paternaliste de la famille Seydoux.


L'usine est détruite lors de la Première Guerre mondiale. Reconstruite, l'usine Seydoux fusionne en 1922 avec les établissements Michau de Beauvois diminuant ainsi l'influence de la famille Seydoux sur le monde ouvrier.


L'usine ne se remettra jamais complètement de la Seconde Guerre Mondiale et de la concurrence de nouvelles technologies et des fibres synthétiques. En 1963, elle est rachetée par le groupe Vandeputte et ferme définitivement en 1981.

Présentation du contenu Ce fonds, constitué d'archives, de photographies, d'ouvrages et de dossiers thématiques retrace l'histoire de la famille Seydoux et du Cateau sur plus de 150 ans.
La riche correspondance entre Auguste Seydoux et Henri Sieber illustre pleinement le développement de l'industrie avec toutes les difficultés que cela peut impliquer.
Les photographies et les cartes-postales nous donnent à voir la réalité d'une industrie textile au XIXe siècle.
Les dossiers thématiques qui gravitent autour de ce fonds, sont riches d'enseignements sur l'industrie textile, sur le Cateau-Cambrésis ou encore sur les différents membres de la famille Seydoux et permettent une compréhension plus globale de ce fonds dans un contexte élargi.
Modalités d'acquisition

Donation principale par la famille Seydoux le 1er octobre 1994 puis donations successives.

La famille Seydoux n'a fait don que des archives et des photographies. Les dossiers thématiques ont été constitués par la médiathèque municipale au cours des années à partir des archives reçues et ont été enrichis par des documents ou des copies du fonds local sur l'industrie et le textile. Certains dossiers ont été créés suite à des expositions en rapport avec l'industrie textile de manière générale.

Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque municipale du Cateau-Cambrésis, fonds Seydoux

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Médiathèque du Cateau-Cambrésis
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Permalien https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/005FRCGMNOV-591366201-fLt
Présentation du contenu
Titre Archives et correspondances de la famille Seydoux
Description du contenu
Titre Correspondance
Titre Correspondance entre Henri Sieber et Auguste Seydoux
Biographie ou histoire  Ces deux hommes sont, pour l'un, le directeur technique de l'établissement de mérinos du Cateau-Cambrésis et, pour l'autre, le directeur commercial de la société à Paris. Ils sont du même âge, gendre et beau-fils, protestants et suisses. Ils dissertent dans leurs échanges de plusieurs pages à la fois des problèmes de production, d'innovation et de négoce de l'entreprise, de la main d'oeuvre , de la famille, des clients et fournisseurs, des associés, comme des soucis économiques et politiques français et internationaux.
Titre Lettres de 1871 de Charles Lavater à Henri Sieber
Date 1871
Biographie ou histoire

Henri Sieber avait vécu le siège de Paris par les Allemands. Lorsque la Commune a pris en main la capitale, il a jugé prudent de quitter Paris pour Le Cateau (21 avril 1871). Il a autoridé le personnel de la rue de Paradis à quitter Paris; 15 salariés sont cependant restés à leur poste. L'un d'entre eux est le caissier, un Zürichois, Charles Lavater. Il écrit tous les jours à Henri Sieber, en l'informant des faits récents, des lettres et des traites reçues. Ces traites sont envoyées à Henri Sieber qui les endosse et les renvoie à Lavater, accompagnées d'une lettre. Les lettres de Lavater sont portées au chef de train, qui, en échange de 10 francs, se charge de les acheminer.

Les traites sont énumérées dans les lettres de Lavater avec leur valeur et la localité où elles sont payables. On peut donc dessiner la carte des clients.

Lavater fait surveiller l'hôtel d'Henri Sieber au Parc Monceau.

Vers la mi-mai, les lettres témoignent de la tension accrue qui règne à Paris.

La dernière lettre de Lavater est du 1er juin, acheminée par la poste (avec timbre de Napoléon).

Catalogue général des manuscrits
Présentation du contenu : 

Fournisseur d'organsin (2 bellots pour le Cateau) : Mrs Perrotti et Nigra de Turin.

Commande de Barth et Cie (Rio de Janeiro).

Titre Lettre de Charles Lavater à Henri Sieber
Date 19 mai 1871
Présentation du contenu

Fournisseur d'organsin (2 bellots pour le Cateau) : Mrs Perrotti et Nigra de Turin.

Commande de Barth et Cie (Rio de Janeiro).

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