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Lettres du P. Ballyet, évêque de Babylone, consul de France à Bagdad, écrites de 1763 à 1771

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Modifié le : 26/01/2026

Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque municipale. Besançon, Doubs. Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXII. Besançon. Tome I. Fonds général
Cote Ms 508-733
Titre Manuscrits
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme BM Besançon Ms X fol. Y.


Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Auguste Castan
Commanditaire Ministère chargé de la Culture et Ministère chargé de l'Enseignement supérieur
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de l'édition imprimée 1897
Date de la version électronique 18 novembre 2007
Création Créé par conversion rétrospective de l'édition imprimée : Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXII. Besançon. Par Auguste Castan, correspondant de l'Institut. Tome I, Paris, Plon-Nourrit, 1897.
Numérisation et rendu en mode texte réalisés par la société AIS (Paris, France). Encodage effectué selon la DTD EAD-2002 par la société ArchProteus (Vancouver, Canada) le 18 novembre 2007
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Notes
Permalien https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/005FRCGMBPF-250566101-01b
Présentation du contenu
Cote Ms 599 à 646
Titre Correspondance
Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
N° :  611 Cote :  Ms 611 Support :  Papier Importance matérielle :  21 feuillets Dimensions  340 × 220 mm Reliure :  Demi-reliure basane verte Présentation du contenu : 

Dix-neuf lettres, dont dix-sept autographes et deux de la main d'un secrétaire. Toutes ces lettres sont adressées à Nicolas-Joseph Ballyet, avocat, neveu de l'évêque. Les dix premières sont datées de Bagdad : au dos de celle qui porte la date du 17 juin 1764, l'évêque a transcrit son rapport au gouvernement français, sur la révolution dont Ali-Pacha avait été victime le 16 avril précédent (fol. 8 vo). Les lettres suivantes ont été écrites pendant un voyage que l'évêque avait fait en Europe, entre l'été de 1765 et celui de 1767. Une dernière lettre, du 25 octobre 1771, est datée de Bagdad. Deux ans plus tard, l'évêque Ballyet mourait de la peste dans cette lointaine résidence.

Né à Marnay, en 1700, il était entré dans l'Ordre des Carmes déchaussés, sous le nom de Frère Emmanuel de Saint-Albert, et avait été destiné aux missions que cet Ordre entretenait en Asie. Arrivé à Bagdad comme missionnaire, en 1729, il fut le premier consul nommé par la France dans cette résidence. Son sacre, en qualité d'évêque de Babylone, avait eu lieu à Malte en 1742. Ayant le goût d'un collectionneur, il s'était appliqué à recueillir les médailles de la Syrie et de la Perse, « sur les lieux mêmes où les monnaies des Séleucides et des descendants d'Arsace avaient circulé ». Ces derniers mots sont d'Adrien de Longpérier, qui, dans sa Description des médailles du cabinet de M. de Magnoncour (Avertissement), publiée en 1840, avait apprécié la « haute valeur » de la collection formée par l'évêque Ballyet.

Le frère de ce prélat, entré comme lui dans l'Ordre des Carmes déchaussés, en devint supérieur général, sous le nom de P. Symphorien. C'est à tort que Piraux, successeur de Ballyet dans le poste de consul de France à Bagdad, a été indiqué comme un neveu de l'évêque de Babylone et désigné par celui-ci pour son successeur présomptif ; au contraire, dans plusieurs des lettres de notre recueil, Ballyet se moque des agissements de Piraux et le qualifie de charlatan.

Le cachet de l'évêque Ballyet porte un écusson parti des armoiries de l'Ordre des Carmes déchaussés et d'un blason d'azur, au sautoir d'or.

611
Cote Ms 611
Titre Lettres du P. Ballyet, évêque de Babylone, consul de France à Bagdad, écrites de 1763 à 1771
Date Seconde moitié du XVIIIe siècle
Langue latin
Support Papier
Importance matérielle 21 feuillets
Dimensions 340 × 220 mm
Reliure Demi-reliure basane verte
Présentation du contenu

Dix-neuf lettres, dont dix-sept autographes et deux de la main d'un secrétaire. Toutes ces lettres sont adressées à Nicolas-Joseph Ballyet, avocat, neveu de l'évêque. Les dix premières sont datées de Bagdad : au dos de celle qui porte la date du 17 juin 1764, l'évêque a transcrit son rapport au gouvernement français, sur la révolution dont Ali-Pacha avait été victime le 16 avril précédent (fol. 8 vo). Les lettres suivantes ont été écrites pendant un voyage que l'évêque avait fait en Europe, entre l'été de 1765 et celui de 1767. Une dernière lettre, du 25 octobre 1771, est datée de Bagdad. Deux ans plus tard, l'évêque Ballyet mourait de la peste dans cette lointaine résidence.

Né à Marnay, en 1700, il était entré dans l'Ordre des Carmes déchaussés, sous le nom de Frère Emmanuel de Saint-Albert, et avait été destiné aux missions que cet Ordre entretenait en Asie. Arrivé à Bagdad comme missionnaire, en 1729, il fut le premier consul nommé par la France dans cette résidence. Son sacre, en qualité d'évêque de Babylone, avait eu lieu à Malte en 1742. Ayant le goût d'un collectionneur, il s'était appliqué à recueillir les médailles de la Syrie et de la Perse, « sur les lieux mêmes où les monnaies des Séleucides et des descendants d'Arsace avaient circulé ». Ces derniers mots sont d'Adrien de Longpérier, qui, dans sa Description des médailles du cabinet de M. de Magnoncour (Avertissement), publiée en 1840, avait apprécié la « haute valeur » de la collection formée par l'évêque Ballyet.

Le frère de ce prélat, entré comme lui dans l'Ordre des Carmes déchaussés, en devint supérieur général, sous le nom de P. Symphorien. C'est à tort que Piraux, successeur de Ballyet dans le poste de consul de France à Bagdad, a été indiqué comme un neveu de l'évêque de Babylone et désigné par celui-ci pour son successeur présomptif ; au contraire, dans plusieurs des lettres de notre recueil, Ballyet se moque des agissements de Piraux et le qualifie de charlatan.

Le cachet de l'évêque Ballyet porte un écusson parti des armoiries de l'Ordre des Carmes déchaussés et d'un blason d'azur, au sautoir d'or.

Index

Ballyet (Le Père Emmanuel), carme Lettres à son neveu Nicolas-Joseph Ballyet

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