Accueil CCFr  >   EADC Vingt-cinq lettres de Guillaume Beauvais, d'Orléans, à Martin Saint-Amant, receveur du tabac à Toulouse, concernant les acquisitions et échanges qui occupaient ces deux amateurs (1749-1758). — Dans l'une de ces lettres (12 janvier 1751), l'érudit Guillaume Beauvais raconte ses origines et dépeint sa situation en ces termes : « Je suis né en 1698, d'un père négociant en gros à Orléans, d'une vertu exemplaire et mort en odeur de sainteté en 1742. J'ai deux sœurs et un frère cadet établis honorablement. J'avois engagé mon père, à la fin de 1722, à mæabandonner ses affaires et à se retirer. Comme il m'aimoit beaucoup, il me fit ce sacrifice, et je me trouvai mon maître à l'âge de 24 ans. J'étois devenu éperdument épris d'une demoiselle très aimable et d'une des meilleures familles d'Orléans, puisque son grand père étoit maire de cette ville et qu'elle compte deux fameux évêques entre ses grands oncles. Elle n'avoit point de fortune et moy je n'en avois pas beaucoup. Je l'épousay et je n'ai pas eu lieu de m'en repentir, puisque j'ai vécu avec elle le plus heureux de tous les hommes. Elle est actuellement âgée de 51 ans et le paroît moins que ma fille aînée qui n'en a que 22. Nous avons eu onze enfans de notre mariage, dont six nous sont restés : deux fils, dont l'aîné, qui a assez de talens, est entré à l'Oratoire depuis trois ans, et l'autre qui a pris le parti de s'avancer sur mer. J'ai mes filles, au nombre de quatre, avec moy ; et comme je les aime beaucoup, elles contribuent à la douceur de ma vie... (fol. 21) »
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Vingt-cinq lettres de Guillaume Beauvais, d'Orléans, à Martin Saint-Amant, receveur du tabac à Toulouse, concernant les acquisitions et échanges qui occupaient ces deux amateurs (1749-1758). — Dans l'une de ces lettres (12 janvier 1751), l'érudit Guillaume Beauvais raconte ses origines et dépeint sa situation en ces termes : « Je suis né en 1698, d'un père négociant en gros à Orléans, d'une vertu exemplaire et mort en odeur de sainteté en 1742. J'ai deux sœurs et un frère cadet établis honorablement. J'avois engagé mon père, à la fin de 1722, à mæabandonner ses affaires et à se retirer. Comme il m'aimoit beaucoup, il me fit ce sacrifice, et je me trouvai mon maître à l'âge de 24 ans. J'étois devenu éperdument épris d'une demoiselle très aimable et d'une des meilleures familles d'Orléans, puisque son grand père étoit maire de cette ville et qu'elle compte deux fameux évêques entre ses grands oncles. Elle n'avoit point de fortune et moy je n'en avois pas beaucoup. Je l'épousay et je n'ai pas eu lieu de m'en repentir, puisque j'ai vécu avec elle le plus heureux de tous les hommes. Elle est actuellement âgée de 51 ans et le paroît moins que ma fille aînée qui n'en a que 22. Nous avons eu onze enfans de notre mariage, dont six nous sont restés : deux fils, dont l'aîné, qui a assez de talens, est entré à l'Oratoire depuis trois ans, et l'autre qui a pris le parti de s'avancer sur mer. J'ai mes filles, au nombre de quatre, avec moy ; et comme je les aime beaucoup, elles contribuent à la douceur de ma vie... (fol. 21) »

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Modifié le : 26/01/2026

Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque municipale. Besançon, Doubs. Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXII. Besançon. Tome I. Fonds général
Cote Ms 508-733
Titre Manuscrits
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme BM Besançon Ms X fol. Y.


Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Auguste Castan
Commanditaire Ministère chargé de la Culture et Ministère chargé de l'Enseignement supérieur
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de l'édition imprimée 1897
Date de la version électronique 18 novembre 2007
Création Créé par conversion rétrospective de l'édition imprimée : Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXII. Besançon. Par Auguste Castan, correspondant de l'Institut. Tome I, Paris, Plon-Nourrit, 1897.
Numérisation et rendu en mode texte réalisés par la société AIS (Paris, France). Encodage effectué selon la DTD EAD-2002 par la société ArchProteus (Vancouver, Canada) le 18 novembre 2007
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Notes
Permalien https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/005FRCGMBPF-250566101-01b
Présentation du contenu
Cote Ms 599 à 646
Titre Correspondance
Description du contenu
610
Cote Ms 610
Titre Lettres de Guillaume Beauvais et autres numismatistes, écrites entre les années 1749 et 1771
Date XVIIIe siècle
Langue latin
Support Papier
Importance matérielle 102 feuillets
Dimensions 245 × 190 mm
Reliure Demi-reliure veau
Autres caractéristiques matérielles Autographes
Index

Beauvais (Guillaume) Lettres

Catalogue général des manuscrits
Division :  Fol. 2
Division Fol. 2
Titre Vingt-cinq lettres de Guillaume Beauvais, d'Orléans, à Martin Saint-Amant, receveur du tabac à Toulouse, concernant les acquisitions et échanges qui occupaient ces deux amateurs (1749-1758). — Dans l'une de ces lettres (12 janvier 1751), l'érudit Guillaume Beauvais raconte ses origines et dépeint sa situation en ces termes : « Je suis né en 1698, d'un père négociant en gros à Orléans, d'une vertu exemplaire et mort en odeur de sainteté en 1742. J'ai deux sœurs et un frère cadet établis honorablement. J'avois engagé mon père, à la fin de 1722, à mæabandonner ses affaires et à se retirer. Comme il m'aimoit beaucoup, il me fit ce sacrifice, et je me trouvai mon maître à l'âge de 24 ans. J'étois devenu éperdument épris d'une demoiselle très aimable et d'une des meilleures familles d'Orléans, puisque son grand père étoit maire de cette ville et qu'elle compte deux fameux évêques entre ses grands oncles. Elle n'avoit point de fortune et moy je n'en avois pas beaucoup. Je l'épousay et je n'ai pas eu lieu de m'en repentir, puisque j'ai vécu avec elle le plus heureux de tous les hommes. Elle est actuellement âgée de 51 ans et le paroît moins que ma fille aînée qui n'en a que 22. Nous avons eu onze enfans de notre mariage, dont six nous sont restés : deux fils, dont l'aîné, qui a assez de talens, est entré à l'Oratoire depuis trois ans, et l'autre qui a pris le parti de s'avancer sur mer. J'ai mes filles, au nombre de quatre, avec moy ; et comme je les aime beaucoup, elles contribuent à la douceur de ma vie... (fol. 21) »
Index

Beauvais (Guillaume) Lettres

Beauvais (Guillaume) Lettres à Martin de Saint-Amant

Duhodent Lettre à Martin de Saint-Amant

Fléchier de Saint-Julien Lettre à Martin de Saint-Amant

Ginestet (L'abbé) Lettre à Martin de Saint-Amant

Mairot de Mutigney (L'abbé) Lettre à Martin de Saint-Amant

Revest (Le Père G.) Lettre à Martin de Saint-Amant

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