Accueil CCFr > EADC
Procès-verbal dressé pour constater le refus par le sr Gastaud, vicaire général, de dégrader deux prêtres, condamnés par le présidial à être fustigés, et déclarations du sr Gastaud qu'il fait appel de la sentence rendue en dehors de la juridiction de l'officialité
Notice
Procès-verbal dressé pour constater le refus par le sr Gastaud, vicaire général, de dégrader deux prêtres, condamnés par le présidial à être fustigés, et déclarations du sr Gastaud qu'il fait appel de la sentence rendue en dehors de la juridiction de l'officialité
Manuscrits de la médiathèque Michel Crépeau de La Rochelle, 1ère partie (1-468)
Cote
Ms 1-Ms 468
Titre
Manuscrits de la médiathèque Michel Crépeau, 1ère partie
Conditions d'accès
L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation
Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme
Médiathèque Michel Crépeau de La Rochelle, Ms. X, fol. Y.
Informations sur l'instrument de recherche
Introduction
Les recherches de notre érudit prédécesseur, M. Léopold Delayant, nous dispenseront d'entrer dans le détail de la formation de la Bibliothèque municipale de la Rochelle. Ces recherches sont consignées dans la préface mise en tête du catalogue publié en 1878 et dans la table des manuscrits que contient le même volume.
Nous diviserons les manuscrits de cet établissement en deux catégories : ceux qui s'y trouvaient au moment de la rédaction du catalogue, en 1878 ; ceux qui n'y sont entrés que depuis cette époque.
ANCIEN FONDS.
L'ancien fonds comprend les 468 premiers volumes du catalogue. Dans cette série figurent tous les ouvrages provenant de l'Académie de la Rochelle et de la bibliothèque de la maison de l'Oratoire de cette même ville.
ACADÉMIE DE LA ROCHELLE. — Cette institution remonte aux premières années du règne de Louis XV ; elle possédait une bibliothèque formée soit des livres que les membres de l'Académie envoyaient spontanément, soit de ceux qui y étaient versés en vertu du règlement. L'art. 14 du règlement de l'Académie, du 5 février 1749, disait, en effet, que le récipiendaire était tenu d'offrir à l'association un don de quatre volumes ou, à titre de compensation, une somme de 30 livres. L'accroissement de cette bibliothèque fut dû surtout à la générosité de M. Lafaille, naturaliste († 1782). Mille volumes provenant de ce don et joints aux 525 ouvrages que possédait alors l'Académie, parurent former un fonds assez considérable pour qu'on crût pouvoir en faire bénéficier une certaine partie du public lettré. La ville de la Rochelle possédait de son côté une bibliothèque considérable léguée en 1750 par un trésorier de France, Richard des Herbiers. Les deux furent réunies, et la Bibliothèque fut ouverte le 13 novembre 1783. Le 8 août 1793, l'Académie était supprimée ; le décret du 6 thermidor an II déclarait ses collections et sa maison propriété de la République.
Vingt-six manuscrits seulement sont indiqués d'une manière expresse comme provenant de ce fonds, mais ce ne sont pas vraisemblablement les seuls.
ORATOIRE DE LA ROCHELLE. — Une maison de l'Oratoire fut fondée à la Rochelle, par l'effet de l'union du chapitre de Saint-Jean-Dehors, du prieuré de l'île d'Aix et des trois cures de la ville dépendant de ce prieuré ; le brevet de consentement du Roi est du 22 octobre 1613, et la bulle du Pape, portant approbation, du 6 octobre 1614.
La congrégation de l'Oratoire de la Rochelle compta dans ses rangs un grand nombre d'ecclésiastiques distingués, parmi lesquels Jacques Gastaud, son fondateur, Arcère et Jaillot ; ces derniers travaillèrent en commun à une histoire de la Rochelle, qui fut rédigée par Arcère. La bibliothèque de l'Oratoire était considérable et renfermait entre autres choses une collection d'ouvrages et de documents, manuscrits ou imprimés, qui servirent de base à la rédaction de l'histoire dont nous venons de parler. C'est là ce qui constitue encore aujourd'hui le fonds le plus précieux de la Bibliothèque de la ville ; deux cents manuscrits ont conservé l'indication de cette origine.
Un nombre fort restreint de manuscrits provient des autres maisons religieuses de la Rochelle ou de la région. Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que les guerres de religion ruinèrent ou firent disparaître la plupart d'entre elles, que leurs biens furent confisqués, et que les livres qu'elles possédaient subirent probablement le sort de leurs autres possessions. Il faut se rappeler également qu'une bibliothèque publique avait été créée à la Rochelle de 1604 à 1628 ; que cette bibliothèque, qui avait dû recueillir un grand nombre des épaves des anciens établissements religieux, fut confisquée par Richelieu, pour se fondre, après la mort du cardinal, dans la bibliothèque de la Sorbonne.
Il y eut, au XVIIIe siècle, un événement qui détruisit sans doute une autre partie des manuscrits rochelais ; nous voulons parler de l'incendie qui dévora, le 1er juin 1773, les archives de l'évêché de la Rochelle, réunies dans les combles du séminaire diocésain.
A ces deux fonds considérables de l'Académie et de l'Oratoire viennent se joindre quelques volumes provenant de dons divers, puis une série de manuscrits contenant des recherches historiques faites à l'époque moderne par Delayant (20 volumes), Ernest Jourdan (27 volumes), l'abbé Cholet (22 volumes), etc.
NOUVEAU FONDS.
Ce fonds, comprenant 290 volumes, a été constitué au moyen de dons et d'achats, depuis l'année 1879.
M. Adolphe Bouyer, archiviste paléographe, qui avait consacré sa trop courte existence à réunir des documents sur la Saintonge et sur l'Aunis, a légué, en 1885, la totalité de ses collections à la ville de la Rochelle. 87 volumes font partie de ce legs.
21 volumes proviennent de M. Daniel Massiou, auteur de l'Histoire de la Saintonge et de l'Aunis ; ils contiennent la plupart de ses œuvres, et ont été donnés à la ville par la belle-fille de l'historien.
D'autres manuscrits, presque tous d'intérêt local, ont été donnés par MM. Meyer, Rambaud, Mercier-Derommaigné, etc.
Nous signalerons enfin un fonds intéressant, acquis en 1882, et provenant de M. Brillouin, avocat et érudit, demeurant à Saint-Jean-d'Angély. Ces manuscrits comprennent des pièces originales curieuses et le fruit de recherches personnelles relatives à l'histoire de la région.
Il n'est pas hors de propos de signaler le fonds de l'ancien hôpital Aufredi, qui est conservé à la Bibliothèque de la Rochelle et qui a été analysé, par M. de Richemond, dans l'Inventaire sommaire des archives départementales de la Charente-Inférieure, série H, supplément (1883).
Georges MUSSET.
Commanditaire
Ministère chargé de la Culture et Ministère chargé de l'Enseignement supérieur
Éditeur
Bibliothèque nationale de France
Date de l'édition imprimée
1889
Date de la version électronique
13 janvier 2008
Création
Créé par conversion rétrospective de l'édition imprimée : Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome VIII. La Rochelle. Par G. Musset, bibliothécaire de la ville, Paris, Plon-Nourrit, 1889. Numérisation et rendu en mode texte réalisés par la société AIS (Paris, France). Encodage effectué selon la DTD EAD-2002 par la société ArchProteus (Vancouver, Canada) le 13 janvier 2008