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Écologie-Féminisme

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Université d'Angers. Service commun de la documentation
Intitulé de l'instrument de recherche Université d'Angers. Service commun de la documentation et des archives. Centre des archives du féminisme
Titre Centre des archives du féminisme
Date 1869-2020
Langue français
Biographie ou histoire Créé en 2000 au sein de la bibliothèque universitaire d'Angers par une convention de partenariat entre l'association Archives du féminisme et l'université d'Angers, le Centre des archives du féminisme (CAF) est l'un des quatre principaux lieux de collecte et de sauvegarde des archives féministes en France, aux côtés de la bibliothèque Marguerite Durand, de La contemporaine et de l'espace audiovisuel Simone de Beauvoir.
Présentation du contenu

Fonds spécialisé

Fonds CollEx

Présentation du contenu

Archives : 300 mètre(s) linéaire(s)

Monographies : 10 000 volume(s)

Périodiques : 200 titre(s)

Présentation du contenu Le CAF a permis de rassembler près de 300 mètres linéaires d'archives privées des XIXe, XXe et XXIe siècles, données ou déposées par des associations militantes d'envergure nationale ou par des personnalités françaises, de tous horizons, connues pour leur combat et leurs prises de position féministes : Benoîte Groult, Yvette Roudy, Les Chiennes de garde... : voir
Modalités d'acquisition Don(s), Dépôt
Accroissements

Fonds ouvert

En complément de ces archives, le bibliothèque universitaire d'Angers développe un fonds documentaire unique sur l'histoire des femmes, le féminisme, l'antiféminisme, la condition féminine et les relations femmes/hommes, constitué de plus de 10 000 ouvrages et plus de 200 titres de revues féministes. Elle acquiert en effet les publications récentes qui sont proposées en accès libre et constitue en parallèle une collection rétrospective de livres, de brochures, de mémoires (notamment ceux qui ont concouru pour le prix Mnémosyne), de thèses, plus anciens, rares, précieux, parfois épuisés et de littérature grise.

Informations sur le traitement

Inventorié

Informations sur le traitement Le Centre des archives du féminisme mène une politiuqe de classement et de conservation des documents concertée avec l'association Archives du féminisme et les filières archivistique et bibliothéconomique de l'université d'Angers.
Autre(s) instrument(s) de recherche

Un état des fonds féministes, des répertoires numériques détaillés pour chaque fonds et des inventaires consultables en ligne via Calames

État des fonds féministes : voir le catalogue

Calames : voir le catalogue

Bibliographie Site du Centre des archives du féminisme:voir
Conditions d'accès Les archives du Centre des archives du féminisme sont consultables sur rendez-vous au sein de la bibliothèque universitaire d’Angers (Site Belle-Beille) du lundi au samedi, de 9h à 12 h et de 14 h à 17h. L'accès à la salle de consultation se fait sur rendez-vous, 8 jours à l'avance. Attention, dans le cadre d'importants travaux de rénovation de la bibliothèque universitaire de Belle-Beille impactant les réserves dédiées à la conservation des archives, la salle de consultation est fermée du 30 avril à octobre 2022.
Conditions d'utilisation Reproduction : L'utilisation d'un appareil photo sans flash est autorisée après signature d'un engagement à n'utiliser les clichés qu'à titre privé. Les photocopies sont interdites.
Index

Sciences sociales - Femmes - Féminisme

Auzias Claire - Beddoukh Laure - Bonnevial Marie - Brunschvicg Cécile - Céret Josie - Chantran Anne - Charles Anne-Marie - Delavault Huguette - Deudon Catherine - Devaud Marcelle - Franjou Marie-Hélène - Gaspard Françoise - Gérard Raymonde - Gérard Renée - Giffo-Levasseur Anne-Marie - Gonin Marie-Françoise - Grosjean Michèle - Groult Benoîte - Halpern Monique - Henry Natacha - Kepès Suzanne - Kreder Colette - Lagarde Béatrice - Michel Andrée - Montreynaud Florence - Planchais Agnès - Prieur Monique - Réchard Marie-Joseph - Rosenberg-Reiner Sylvie - Roudy Yvette - Saint-Criq Régine - Simon Pierre - Sirkis Luce - Sugier Annie - Tallineau Marie-Madeleine - Trumel Nelly - Viennot Éliane - Wolfrom Jacqueline

Association des femmes journalistesAssociation nationale des études féministes (ANEF)Collectif femmes de Saint-NazaireCollectif interruption volontaire de grossesse (CIVG) TenonConseil national des femmes françaises (CNFF)Coordination du Lobby européen des femmes (La CLEF)D'une rive à l'autreÉcologie-FéminismeEncore féministes !Espace Simone de BeauvoirFemme avenirFemmes libresGroupe information santé (GIS)La Meute contre la publicité sexisteLes Chiennes de gardeMouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC)No pasaran !RupturesTémoigner pour le féminismeUnion féminine civique et sociale (UFCS)Union professionnelle féminine


Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Université d'Angers. Service commun de la documentation et des archives
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de l'édition imprimée 2018/12/04
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Présentation du contenu
Résumé : Documentation, tracts, périodiques - 1974 Biographie ou histoire : 

Naissance du mouvement écoféminisme :

L’écoféminisme est une philosophie et un mouvement né de l’union des pensées féministe et écologique. Il ne s’agit pas d’une simple juxtaposition des deux termes, de l’addition de deux courants de pensée, mais bien d’un nouveau concept établissant les liens entre les deux.

L’écoféminisme a mis au cœur de sa réflexion les connexions entre la domination des hommes sur la nature et celle qu’ils exercent sur les femmes. Même si les principes sont déjà décrits par Rachel Carson dans son ouvrage Silent Spring, publié en 1962, le terme écoféminisme est introduit pour la première fois par Françoise d’Eaubonne dans son livre Le féminisme ou la mort, publié en 1974.

La tendance écoféministe, animée par Françoise d’Eaubonne, est fondée par des dissidentes du Front féministe, avec quelques femmes venues d’un groupe du MLF, d’autres du groupuscule Évolution (créé en 1970, après les États généraux de la femme et en réaction contre eux), et surtout de femmes indépendantes de tout mouvement et parti. Elles créent le centre d’information « Écologie Féminisme Centre », destiné à devenir le creuset d’une analyse et le départ d’une nouvelle action : l’écoféminisme, sur la base des idées de Françoise d’Eaubonne.

La pensée de Françoise d’Eaubonne :

Françoise d'Eaubonne est la première à conceptualiser la pensée écoféministe. Les sources de sa pensée sont plurielles : elle fait la synthèse des pensées de Simone de Beauvoir (Le deuxième sexe, publié en 1949) et de Serge Moscovici (La Société contre nature, publié en 1972), synthèse du féminisme et de l’écologie politique.

Françoise d’Eaubonne reprend la remise en cause par Simone de Beauvoir de l’essentialisation des rôles sociaux attribués aux hommes et aux femmes. Elle met l’analyse féministe de Simone de Beauvoir en perspective avec la pensée de Serge Moscovici, l’écologie politique, et notamment avec sa remise en cause de la notion de nature. La nature n’existerait pas en elle-même, elle serait une construction sociale utilisée pour légitimer l’ordre existant.

Les grandes lignes de la pensée écoféministe :

L’écoféminisme affirme qu’il est temps de rapprocher deux combats menés jusqu’alors séparément. Françoise d’Eaubonne fait une dénonciation du patriarcat qui a réussi à dominer et soumettre les deux sources de la vie : la femme et la nature. Selon elle, deux menaces planent sur l’humanité : la surpopulation et la destruction des ressources. Le système mâle en porterait l’entière responsabilité. Le capitalisme serait le dernier stade du patriarcat.

Dans Le Féminisme ou la mort, elle écrit qu'il s’agit « d’arracher la planète au mâle d’aujourd’hui pour la restituer à l’humanité de demain, car si la société mâle perdure, il n’y aura plus demain d’humanité ». Mais il ne s’agit pas d’un simple renversement, car elle ajoute dans ce même ouvrage : « non pas le matriarcat mais la fin du pouvoir pour libérer l’humanité dans son ensemble ». L’égalité hommes-femmes est la condition sine qua non à un changement radical de civilisation. En libérant la femme, le féminisme libère l’humanité toute entière.

L’impact de la pensée écoféministe :

Le groupe autour de Françoise d’Eaubonne « Écologie Féminisme Centre » est à l’origine de tracts et de pétitions, comme l’appel à la grève de la procréation en 1974, lors de la conférence de Bucarest sur la population (contre le patriarcat, le sexisme et les centrales nucléaires).

Cependant, si l'appellation « écoféminisme » a été introduite par Françoise d’Eaubonne, c’est dans les pays anglophones et au Canada que l’idée s’est développée jusqu’à former un courant indépendant. En France, le succès a été plus que limité. Solange Fernex est la seule parmi les « mères fondatrices » des Verts à porter l’écoféminisme. Malgré tout, le courant connaît un certain regain depuis la fin des années 1990.

La philosophe Élisabeth Badinter estime « qu’il faut se méfier de la reprise politique de l’écoféminisme tel qu’il est théorisé actuellement ». Dans son livre Le Conflit : la femme et la mère, de 2010, elle craint que le courant écologiste ne pousse les femmes vers « un destin régressif ».

De leur côté, les travaux d’Anne Lise Gandon, doctorante à Lyon, étudient le lien entre l’écoféminisme et les stratégies de mise en œuvre du développement durable.

L’écoféminisme reste actif dans les pays anglo-saxons et au Canada. En France, l’écoféminisme se mêle à une nouvelle tendance éco-responsable, mais n’est revendiqué comme tel par aucune personnalité. Il n’existe aucun groupe important structuré. Les théories de Françoise d’Eaubonne ont inspiré des mouvements restés très minoritaires, comme celui de la Décroissance, ou celui du refus de procréer, véritable engagement pour lutter contre la surpopulation de la planète. Ce mouvement « Child free » reste assez flou et est moins important en France qu’aux États-Unis, même si, en mai 2010, a été organisée à Paris « une fête des non parents ». Les documents du fonds, bien que limités dans le temps, témoignent des problématiques mises en avant par l’écoféminisme.

Présentation du contenu : 

Fonds particulier

Fonds CollEx

Présentation du contenu : 

Archives

Présentation du contenu : 

Documentation :

annonce du livre à paraître, Le Féminisme ou la mort, de Françoise d'Eaubonne (avril 1974),

tracts « La crise des pétroleuses » et « Qu'est-ce que l'éco-féminisme ? »,

numéros de l'organe Le féminisme ou la mort ! (notamment juillet-août 1974),

supplément à l'organe Le féminisme ou la mort ! (octobre 1974),

appel des femmes du mouvement Éco-féminisme,

lettre ouverte à France-Soir, suivie d'un feuillet « Réflexions » et d'une réponse du mouvement Écologie-Féminisme à M. Jarot, ministre de la Qualité de la vie.

Accroissements : Fonds clos Informations sur le traitement : 

Catalogué

Informations sur le traitement : Cote 33 AF Autre(s) instrument(s) de recherche : Calames : voir le catalogueDocuments en relation : 

À la bibliothèque universitaire d'Angers :Fonds d'archives Jean Cussat-Blanc : cote R 820 000, et précisément la cote R 820 089

Fonds d'archives Françoise d'Eaubonne à l'IMEC (Institut mémoires de l'édition contemporaine) : cote ABN (47 boîtes d'archives ; 115 imprimés)

Titre Écologie-Féminisme
Date 1974-1974
Langue français
Résumé Documentation, tracts, périodiques - 1974
Biographie ou histoire

Naissance du mouvement écoféminisme :

L’écoféminisme est une philosophie et un mouvement né de l’union des pensées féministe et écologique. Il ne s’agit pas d’une simple juxtaposition des deux termes, de l’addition de deux courants de pensée, mais bien d’un nouveau concept établissant les liens entre les deux.

L’écoféminisme a mis au cœur de sa réflexion les connexions entre la domination des hommes sur la nature et celle qu’ils exercent sur les femmes. Même si les principes sont déjà décrits par Rachel Carson dans son ouvrage Silent Spring, publié en 1962, le terme écoféminisme est introduit pour la première fois par Françoise d’Eaubonne dans son livre Le féminisme ou la mort, publié en 1974.

La tendance écoféministe, animée par Françoise d’Eaubonne, est fondée par des dissidentes du Front féministe, avec quelques femmes venues d’un groupe du MLF, d’autres du groupuscule Évolution (créé en 1970, après les États généraux de la femme et en réaction contre eux), et surtout de femmes indépendantes de tout mouvement et parti. Elles créent le centre d’information « Écologie Féminisme Centre », destiné à devenir le creuset d’une analyse et le départ d’une nouvelle action : l’écoféminisme, sur la base des idées de Françoise d’Eaubonne.

La pensée de Françoise d’Eaubonne :

Françoise d'Eaubonne est la première à conceptualiser la pensée écoféministe. Les sources de sa pensée sont plurielles : elle fait la synthèse des pensées de Simone de Beauvoir (Le deuxième sexe, publié en 1949) et de Serge Moscovici (La Société contre nature, publié en 1972), synthèse du féminisme et de l’écologie politique.

Françoise d’Eaubonne reprend la remise en cause par Simone de Beauvoir de l’essentialisation des rôles sociaux attribués aux hommes et aux femmes. Elle met l’analyse féministe de Simone de Beauvoir en perspective avec la pensée de Serge Moscovici, l’écologie politique, et notamment avec sa remise en cause de la notion de nature. La nature n’existerait pas en elle-même, elle serait une construction sociale utilisée pour légitimer l’ordre existant.

Les grandes lignes de la pensée écoféministe :

L’écoféminisme affirme qu’il est temps de rapprocher deux combats menés jusqu’alors séparément. Françoise d’Eaubonne fait une dénonciation du patriarcat qui a réussi à dominer et soumettre les deux sources de la vie : la femme et la nature. Selon elle, deux menaces planent sur l’humanité : la surpopulation et la destruction des ressources. Le système mâle en porterait l’entière responsabilité. Le capitalisme serait le dernier stade du patriarcat.

Dans Le Féminisme ou la mort, elle écrit qu'il s’agit « d’arracher la planète au mâle d’aujourd’hui pour la restituer à l’humanité de demain, car si la société mâle perdure, il n’y aura plus demain d’humanité ». Mais il ne s’agit pas d’un simple renversement, car elle ajoute dans ce même ouvrage : « non pas le matriarcat mais la fin du pouvoir pour libérer l’humanité dans son ensemble ». L’égalité hommes-femmes est la condition sine qua non à un changement radical de civilisation. En libérant la femme, le féminisme libère l’humanité toute entière.

L’impact de la pensée écoféministe :

Le groupe autour de Françoise d’Eaubonne « Écologie Féminisme Centre » est à l’origine de tracts et de pétitions, comme l’appel à la grève de la procréation en 1974, lors de la conférence de Bucarest sur la population (contre le patriarcat, le sexisme et les centrales nucléaires).

Cependant, si l'appellation « écoféminisme » a été introduite par Françoise d’Eaubonne, c’est dans les pays anglophones et au Canada que l’idée s’est développée jusqu’à former un courant indépendant. En France, le succès a été plus que limité. Solange Fernex est la seule parmi les « mères fondatrices » des Verts à porter l’écoféminisme. Malgré tout, le courant connaît un certain regain depuis la fin des années 1990.

La philosophe Élisabeth Badinter estime « qu’il faut se méfier de la reprise politique de l’écoféminisme tel qu’il est théorisé actuellement ». Dans son livre Le Conflit : la femme et la mère, de 2010, elle craint que le courant écologiste ne pousse les femmes vers « un destin régressif ».

De leur côté, les travaux d’Anne Lise Gandon, doctorante à Lyon, étudient le lien entre l’écoféminisme et les stratégies de mise en œuvre du développement durable.

L’écoféminisme reste actif dans les pays anglo-saxons et au Canada. En France, l’écoféminisme se mêle à une nouvelle tendance éco-responsable, mais n’est revendiqué comme tel par aucune personnalité. Il n’existe aucun groupe important structuré. Les théories de Françoise d’Eaubonne ont inspiré des mouvements restés très minoritaires, comme celui de la Décroissance, ou celui du refus de procréer, véritable engagement pour lutter contre la surpopulation de la planète. Ce mouvement « Child free » reste assez flou et est moins important en France qu’aux États-Unis, même si, en mai 2010, a été organisée à Paris « une fête des non parents ». Les documents du fonds, bien que limités dans le temps, témoignent des problématiques mises en avant par l’écoféminisme.

Présentation du contenu

Fonds particulier

Fonds CollEx

Présentation du contenu

Archives

Présentation du contenu

Documentation :

annonce du livre à paraître, Le Féminisme ou la mort, de Françoise d'Eaubonne (avril 1974),

tracts « La crise des pétroleuses » et « Qu'est-ce que l'éco-féminisme ? »,

numéros de l'organe Le féminisme ou la mort ! (notamment juillet-août 1974),

supplément à l'organe Le féminisme ou la mort ! (octobre 1974),

appel des femmes du mouvement Éco-féminisme,

lettre ouverte à France-Soir, suivie d'un feuillet « Réflexions » et d'une réponse du mouvement Écologie-Féminisme à M. Jarot, ministre de la Qualité de la vie.

Accroissements Fonds clos
Informations sur le traitement

Catalogué

Informations sur le traitement Cote 33 AF
Autre(s) instrument(s) de recherche Calames : voir le catalogue
Documents en relation

À la bibliothèque universitaire d'Angers :Fonds d'archives Jean Cussat-Blanc : cote R 820 000, et précisément la cote R 820 089

Fonds d'archives Françoise d'Eaubonne à l'IMEC (Institut mémoires de l'édition contemporaine) : cote ABN (47 boîtes d'archives ; 115 imprimés)

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Thème(s) :   - Écoféminisme  - Féminisme

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