Accueil CCFr  >   EADC Réchard, Marie-Josèphe
Ajouter aux favoris Imprimer cette page (nouvelle fenêtre)

Réchard, Marie-Josèphe

Ajouter au panier ExporterFichier PDF de l'instance

Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Université d'Angers. Service commun de la documentation
Intitulé de l'instrument de recherche Université d'Angers. Service commun de la documentation et des archives. Centre des archives du féminisme
Titre Centre des archives du féminisme
Date 1869-2020
Langue français
Biographie ou histoire Créé en 2000 au sein de la bibliothèque universitaire d'Angers par une convention de partenariat entre l'association Archives du féminisme et l'université d'Angers, le Centre des archives du féminisme (CAF) est l'un des quatre principaux lieux de collecte et de sauvegarde des archives féministes en France, aux côtés de la bibliothèque Marguerite Durand, de La contemporaine et de l'espace audiovisuel Simone de Beauvoir.
Présentation du contenu

Fonds spécialisé

Fonds CollEx

Présentation du contenu

Archives : 300 mètre(s) linéaire(s)

Monographies : 10 000 volume(s)

Périodiques : 200 titre(s)

Présentation du contenu Le CAF a permis de rassembler près de 300 mètres linéaires d'archives privées des XIXe, XXe et XXIe siècles, données ou déposées par des associations militantes d'envergure nationale ou par des personnalités françaises, de tous horizons, connues pour leur combat et leurs prises de position féministes : Benoîte Groult, Yvette Roudy, Les Chiennes de garde... : voir
Modalités d'acquisition Don(s), Dépôt
Accroissements

Fonds ouvert

En complément de ces archives, le bibliothèque universitaire d'Angers développe un fonds documentaire unique sur l'histoire des femmes, le féminisme, l'antiféminisme, la condition féminine et les relations femmes/hommes, constitué de plus de 10 000 ouvrages et plus de 200 titres de revues féministes. Elle acquiert en effet les publications récentes qui sont proposées en accès libre et constitue en parallèle une collection rétrospective de livres, de brochures, de mémoires (notamment ceux qui ont concouru pour le prix Mnémosyne), de thèses, plus anciens, rares, précieux, parfois épuisés et de littérature grise.

Informations sur le traitement

Inventorié

Informations sur le traitement Le Centre des archives du féminisme mène une politique de classement et de conservation des documents concertée avec l'association Archives du féminisme et les filières archivistique et bibliothéconomique de l'université d'Angers.
Autre(s) instrument(s) de recherche

Un état des fonds féministes, des répertoires numériques détaillés pour chaque fonds et des inventaires consultables en ligne via Calames

État des fonds féministes : voir le catalogue

Calames : voir le catalogue

Bibliographie  Site du Centre des archives du féminisme : voir
Conditions d'accès Les archives du Centre des archives du féminisme sont consultables sur rendez-vous au sein de la bibliothèque universitaire d’Angers (Site Belle-Beille) du lundi au samedi, de 9h à 12 h et de 14 h à 17h. L'accès à la salle de consultation se fait sur rendez-vous, 8 jours à l'avance. Attention, dans le cadre d'importants travaux de rénovation de la bibliothèque universitaire de Belle-Beille impactant les réserves dédiées à la conservation des archives, la salle de consultation est fermée du 30 avril à octobre 2022.
Conditions d'utilisation Reproduction : L'utilisation d'un appareil photo sans flash est autorisée après signature d'un engagement à n'utiliser les clichés qu'à titre privé. Les photocopies sont interdites.
Index

Sciences sociales - Femmes - Féminisme

Auzias Claire - Beddoukh Laure - Bonnevial Marie - Brunschvicg Cécile - Céret Josie - Chantran Anne - Charles Anne-Marie - Delavault Huguette - Deudon Catherine - Devaud Marcelle - Franjou Marie-Hélène - Gaspard Françoise - Gérard Raymonde - Gérard Renée - Giffo-Levasseur Anne-Marie - Gonin Marie-Françoise - Grosjean Michèle - Groult Benoîte - Halpern Monique - Henry Natacha - Kepès Suzanne - Kreder Colette - Lagarde Béatrice - Michel Andrée - Montreynaud Florence - Planchais Agnès - Prieur Monique - Réchard Marie-Joseph - Rosenberg-Reiner Sylvie - Roudy Yvette - Saint-Criq Régine - Simon Pierre - Sirkis Luce - Sugier Annie - Tallineau Marie-Madeleine - Trumel Nelly - Viennot Éliane - Wolfrom Jacqueline

Association des femmes journalistesAssociation nationale des études féministes (ANEF)Collectif femmes de Saint-NazaireCollectif interruption volontaire de grossesse (CIVG) TenonConseil national des femmes françaises (CNFF)Coordination du Lobby européen des femmes (La CLEF)D'une rive à l'autreÉcologie-FéminismeEncore féministes !Espace Simone de BeauvoirFemme avenirFemmes libresGroupe information santé (GIS)La Meute contre la publicité sexisteLes Chiennes de gardeMouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC)No pasaran !RupturesTémoigner pour le féminismeUnion féminine civique et sociale (UFCS)Union professionnelle féminine


Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Université d'Angers. Service commun de la documentation et des archives
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de l'édition imprimée 2018/12/04
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Présentation du contenu
Importance matérielle :  Volume total : Volume total : 0.5 mètre(s) linéaire(s) Résumé : archives et documentation - mouvement pacifiste, protection de l'enfance, lutte contre la prostitution, association caritative (années 1920 et 1930) Biographie ou histoire : 

Marie-Josèphe Louise Sigonneau naît le 12 mars 1895 à Cholet (Maine-et-Loire), au domicile de ses parents, Victor Auguste Sigonneau (1850-1920) et Joséphine Louise Vincent, épouse Sigonneau (1850-1931). Son père exerce la profession d’instituteur en tant que directeur de l’école publique de la rue des Bons-Enfants à Cholet et sa mère est femme au foyer. Le couple a cinq enfants, Renée, Louise, Victor, Henri et Marie-Josèphe. Toute la carrière de Victor Auguste Sigonneau s’est effectuée dans l’enseignement : après avoir poursuivi ses études à l’École Normale, il devient instituteur adjoint à Angers, obtient un poste à l’école d’Ingrandes (Maine-et-Loire), puis est nommé directeur d’école à Cholet. Joséphine Vincent, fille de négociant, épouse son mari en 1875. Profondément croyante, elle éduque ses enfants dans la tradition et les valeurs catholiques.

Marie-Josèphe Sigonneau, comme ses deux sœurs, se destine à l’enseignement en suivant le parcours de son père et prépare, au Lycée de Versailles, son entrée aux Écoles normales supérieures de jeunes filles de Sèvres ou de Fontenay-aux-Roses. La fratrie découvre dans sa jeunesse le mouvement de Marc Sangnier, le Sillon, mouvement de tendance catholique sociale.

Marie-Josèphe Sigonneau épouse, le 15 décembre 1919, Camille Joseph Gabriel Marie Réchard, militaire. Blessé à de nombreuses reprises pendant la guerre 1914-1918, Camille Réchard doit être amputé du bras droit en 1914. Récompensé pour ses actes de courage, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur et est décoré de la Military Cross. En 1918, il est affecté comme capitaine à l’État-major du gouverneur de la place de Metz. Après leur union, le couple passe quelques mois à l’École des officiers de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) où Camille Réchard a été reçu en 1914. Suite au traité de Versailles, Marie-Josèphe Réchard accompagne son mari dans la Rhénanie occupée par l’armée française, à Mayence (Allemagne).

Le foyer familial s’agrandit avec les naissances de Josèphe (1920), puis Camille (1922), Louis (1924) et Marc (1926). Marie-Josèphe Réchard élève ses enfants dans la tradition des valeurs chrétiennes, en transmettant sa foi et en attachant une grande importance aux liens familiaux. En Allemagne, Marie-Josèphe Réchard s’intéresse aux questions sociales et internationales, multiplie les rencontres et les discussions, notamment avec des connaissances allemandes. Elle prend le temps d’échanger avec elles et de les comprendre. Ces discussions avec ces femmes détentrices du droit de vote permettent à Marie-Josèphe Réchard de se forger une position suffragiste pour les femmes françaises. Durant son séjour, le couple renforce également ses convictions pacifistes, notamment grâce à leur engagement politique en faveur de Marc Sangnier, partisan de la paix internationale. De cette période de sa vie, Marie-Josèphe Réchard forge ses opinions pacifistes et démocratiques qui expliquent son engagement pour l’obtention du droit de suffrage pour les femmes et pour l’organisation de la paix entre les nations. En 1926, Camille Réchard prend sa retraite de commandant de l’armée et s’installe à Niort dans les Deux-Sèvres comme expert-comptable. Le couple acquiert une maison dans la commune niortaise, à laquelle les époux attribueront le nom de la Gastaudière.

Dès son retour en France, Marie-Josèphe Réchard s’engage dans l’action associative, comme dans la Ligue française pour le relèvement de la moralité publique, où elle participe à la création du groupe de Niort et devient secrétaire de ce groupe jusqu’en 1929. Elle adhère également en 1927 à l’Union française pour le suffrage des femmes (UFSF) et elle devient présidente du groupe niortais en décembre de la même année. Son objectif est alors de fonder des groupes de l’association féministe dans le département, pour multiplier le nombre d’adhérents et augmenter la force de l’association dans les Deux-Sèvres. Ainsi, une fois par mois, sont tenues des conférences ou causeries sur la condition féminine dans les chefs-lieux d’arrondissement ou de canton du département pour rallier l’opinion publique à la nécessité du suffrage féminin. Malgré une vie familiale très remplie avec les naissances de Marie-France en 1929, de Noëlle en 1931 et de ses jumeaux Marie-José et José-Maria en 1933, Marie-Josèphe Réchard a un rôle très actif dans l’association féministe et se déplace régulièrement à Paris, comme en 1929 pour assister aux États généraux du féminisme.

Tout en conservant son statut de déléguée du département des Deux-Sèvres, Marie-Josèphe Réchard devient secrétaire générale de la fédération du centre-ouest, suite au congrès régional de Niort en 1930, puis, lors de la création de la fédération de l’ouest, au congrès de Tours en 1932, elle est élue présidente de cette nouvelle fédération régionale. Par la même occasion, elle devient membre du comité central. Pour Marie-Josèphe Réchard, très attachée aux valeurs familiales, la femme doit acquérir le droit de vote car elle revendique le droit des mères à participer à l’élaboration des lois qui régissent la vie de leurs enfants. Le vote est pensé comme un moyen supplémentaire pour une mère de protéger ses enfants. La mère de famille nombreuse soutient également le fait que les femmes doivent avoir la possibilité et le droit de travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles et augmenter les revenus de leurs foyers.

Parallèlement à ses activités féministes, Marie-Josèphe Réchard soutient les activités de son mari dans les associations des blessés de guerre et dans le mouvement pacifiste de Marc Sangnier. Camille Réchard est pendant un temps le vice-président de l’association des anciens combattants de Niort. Il s’engage auprès de Marc Sangnier, chrétien convaincu et partisan d’un catholicisme social, dans ses campagnes électorales et organise une fois par mois des réunions de la Jeune République, mouvement fondé par Marc Sangnier. Marie-Josèphe Réchard est aussi active dans la défense de la paix. Adhérente du groupe de Niort du Foyer de la paix (autre mouvement fondé par Marc Sangnier), elle est vice-présidente du comité local d’organisation du XIIIe congrès national de la paix organisé à Niort du 25 au 28 mai 1933. L’organisation de la paix entre les nations est une priorité pour cette féministe, soucieuse de l’avenir de ses enfants et de leur prospérité.

Pendant la guerre 1939-1945 et l’Occupation, la maison familiale n’est pas réquisitionnée par les Allemands, mais le couple doit loger un officier allemand et son ordonnance quelque temps. Pendant cette période difficile, Marie-Josèphe Réchard s’occupe activement du ravitaillement pour nourrir sa famille et soutient également les Petites Sœurs des Pauvres.Après la Libération et l’entrée des femmes dans la participation électorale, Marie-Josèphe Réchard s’engage comme militante du MRP, Mouvement Républicain Populaire. Elle soutient activement son époux dans les associations des amputés de guerre et est le chauffeur de son mari lors de ses multiples déplacements pour sa profession. Très présente pour ses enfants, Marie-Josèphe Réchard aime rassembler sa grande famille lors de fêtes à la Gastaudière, entourée de ses 41 petits-enfants. En 1960, un accident cérébral diminue Marie-Josèphe Réchard puis, en 1973, son époux décède d’un œdème au poumon. Elle décède le 7 janvier 1986 à La Châtaigneraie (Vendée).

Présentation du contenu : 

Fonds particulier

Fonds CollEx

Présentation du contenu : 

Archives

Présentation du contenu : 

Le fonds de Marie-Josèphe Réchard comporte de la documentation sur ses nombreux engagements associatifs. Ces archives reflètent l’activité intense de Marie-Josèphe Réchard et ses opinions féministes, pacifistes et politiques. Il est important de préciser que le fonds ne contient pas de documents relevant de l’intimité de la féministe, comme de la correspondance familiale ou des photographies de famille, puisque ses héritiers ont souhaité donner les documents se rapportant uniquement aux activités militantes de leur mère.

En revanche, l’abondante documentation sur les activités de Marie-Josèphe Réchard est très intéressante pour connaître les relations et les échanges qui s’opéraient entre les associations de l’époque. Celles-ci étaient parfois amenées à se réunir dans un groupement pour augmenter leur force ou leur visibilité. Les archives de ce fonds permettent également de se rendre compte de l’important travail que devait fournir Marie-Josèphe Réchard en tant que présidente de groupe local et de fédération régionale. De même, le fonds contient une importante documentation rassemblée par Marie-Josèphe Réchard au sujet de ses préoccupations féministes et de l’actualité vécue par elle et les membres de sa famille (comme la vie politique française, le déclenchement de la guerre, la période d’Occupation du territoire français...).

En plus des archives produites par Marie-Josèphe Réchard, le chercheur pourra trouver des archives produites par la famille de cette féministe, par sa fille, Camille Brugidou et sa petite-fille, Florence Waechter, plus précisément. Les documents en question ont été créés bien après le décès de leur parente. La famille a ainsi réalisé une brochure pour raconter l’histoire des époux Réchard, de leur naissance jusqu’à la fin de leur vie. La rédaction de cette brochure a incité la famille à extraire des documents, présents dans les papiers de Marie-Josèphe Réchard, qui ont été par la suite numérisés pour illustrer la brochure. Ceux-ci sont des documents remarquables par leur support (photographie, carte postale) ou par leur contenu. Ces documents produits et manipulés par la famille, même s'ils n’appartiennent pas au fonds de Marie-Josèphe Réchard, ont été conservés suite à leur don pour leur intérêt précieux comme source d’information complémentaire au fonds.

Accroissements : Fonds clos Informations sur le traitement : 

Catalogué

Informations sur le traitement : Cote 29 AF 15-29 Autre(s) instrument(s) de recherche : Calames : voir le catalogueDocuments en relation : 

Angers - Université d'Angers. Service commun de la documentation - Brunschvicg, Cécile (Fonds lié)

Archives départementales des Deux-Sèvres : Fonds de l’Union Française pour le suffrage des femmes 1 J 461. Ce fonds provient du dépôt de Mme Thézard, secrétaire de l’association du groupe niortais. Le chercheur pourra trouver des informations sur le groupe de Niort à partir de sa création en 1914, jusqu’à la fin des années 1930, à travers des comptes rendus de réunion, affiches, photographies...

Bibliothèque Marguerite Durand Fonds Jane Misme. Ces archives sont celles de la fondatrice puis vice-présidente de l’UFSF de 1909 à 1935.

CEDIAS-Musée social Fonds Marcelle Legrand-Falco. Ce fonds contient les archives de Marcelle Legrand-Falco (1880-1985), fondatrice de l’Union temporaire contre la prostitution réglementée en 1926.

Titre Réchard, Marie-Josèphe
Date 1912-2006
Langue français
Importance matérielle Volume total : Volume total : 0.5 mètre(s) linéaire(s)
Résumé archives et documentation - mouvement pacifiste, protection de l'enfance, lutte contre la prostitution, association caritative (années 1920 et 1930)
Biographie ou histoire

Marie-Josèphe Louise Sigonneau naît le 12 mars 1895 à Cholet (Maine-et-Loire), au domicile de ses parents, Victor Auguste Sigonneau (1850-1920) et Joséphine Louise Vincent, épouse Sigonneau (1850-1931). Son père exerce la profession d’instituteur en tant que directeur de l’école publique de la rue des Bons-Enfants à Cholet et sa mère est femme au foyer. Le couple a cinq enfants, Renée, Louise, Victor, Henri et Marie-Josèphe. Toute la carrière de Victor Auguste Sigonneau s’est effectuée dans l’enseignement : après avoir poursuivi ses études à l’École Normale, il devient instituteur adjoint à Angers, obtient un poste à l’école d’Ingrandes (Maine-et-Loire), puis est nommé directeur d’école à Cholet. Joséphine Vincent, fille de négociant, épouse son mari en 1875. Profondément croyante, elle éduque ses enfants dans la tradition et les valeurs catholiques.

Marie-Josèphe Sigonneau, comme ses deux sœurs, se destine à l’enseignement en suivant le parcours de son père et prépare, au Lycée de Versailles, son entrée aux Écoles normales supérieures de jeunes filles de Sèvres ou de Fontenay-aux-Roses. La fratrie découvre dans sa jeunesse le mouvement de Marc Sangnier, le Sillon, mouvement de tendance catholique sociale.

Marie-Josèphe Sigonneau épouse, le 15 décembre 1919, Camille Joseph Gabriel Marie Réchard, militaire. Blessé à de nombreuses reprises pendant la guerre 1914-1918, Camille Réchard doit être amputé du bras droit en 1914. Récompensé pour ses actes de courage, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur et est décoré de la Military Cross. En 1918, il est affecté comme capitaine à l’État-major du gouverneur de la place de Metz. Après leur union, le couple passe quelques mois à l’École des officiers de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) où Camille Réchard a été reçu en 1914. Suite au traité de Versailles, Marie-Josèphe Réchard accompagne son mari dans la Rhénanie occupée par l’armée française, à Mayence (Allemagne).

Le foyer familial s’agrandit avec les naissances de Josèphe (1920), puis Camille (1922), Louis (1924) et Marc (1926). Marie-Josèphe Réchard élève ses enfants dans la tradition des valeurs chrétiennes, en transmettant sa foi et en attachant une grande importance aux liens familiaux. En Allemagne, Marie-Josèphe Réchard s’intéresse aux questions sociales et internationales, multiplie les rencontres et les discussions, notamment avec des connaissances allemandes. Elle prend le temps d’échanger avec elles et de les comprendre. Ces discussions avec ces femmes détentrices du droit de vote permettent à Marie-Josèphe Réchard de se forger une position suffragiste pour les femmes françaises. Durant son séjour, le couple renforce également ses convictions pacifistes, notamment grâce à leur engagement politique en faveur de Marc Sangnier, partisan de la paix internationale. De cette période de sa vie, Marie-Josèphe Réchard forge ses opinions pacifistes et démocratiques qui expliquent son engagement pour l’obtention du droit de suffrage pour les femmes et pour l’organisation de la paix entre les nations. En 1926, Camille Réchard prend sa retraite de commandant de l’armée et s’installe à Niort dans les Deux-Sèvres comme expert-comptable. Le couple acquiert une maison dans la commune niortaise, à laquelle les époux attribueront le nom de la Gastaudière.

Dès son retour en France, Marie-Josèphe Réchard s’engage dans l’action associative, comme dans la Ligue française pour le relèvement de la moralité publique, où elle participe à la création du groupe de Niort et devient secrétaire de ce groupe jusqu’en 1929. Elle adhère également en 1927 à l’Union française pour le suffrage des femmes (UFSF) et elle devient présidente du groupe niortais en décembre de la même année. Son objectif est alors de fonder des groupes de l’association féministe dans le département, pour multiplier le nombre d’adhérents et augmenter la force de l’association dans les Deux-Sèvres. Ainsi, une fois par mois, sont tenues des conférences ou causeries sur la condition féminine dans les chefs-lieux d’arrondissement ou de canton du département pour rallier l’opinion publique à la nécessité du suffrage féminin. Malgré une vie familiale très remplie avec les naissances de Marie-France en 1929, de Noëlle en 1931 et de ses jumeaux Marie-José et José-Maria en 1933, Marie-Josèphe Réchard a un rôle très actif dans l’association féministe et se déplace régulièrement à Paris, comme en 1929 pour assister aux États généraux du féminisme.

Tout en conservant son statut de déléguée du département des Deux-Sèvres, Marie-Josèphe Réchard devient secrétaire générale de la fédération du centre-ouest, suite au congrès régional de Niort en 1930, puis, lors de la création de la fédération de l’ouest, au congrès de Tours en 1932, elle est élue présidente de cette nouvelle fédération régionale. Par la même occasion, elle devient membre du comité central. Pour Marie-Josèphe Réchard, très attachée aux valeurs familiales, la femme doit acquérir le droit de vote car elle revendique le droit des mères à participer à l’élaboration des lois qui régissent la vie de leurs enfants. Le vote est pensé comme un moyen supplémentaire pour une mère de protéger ses enfants. La mère de famille nombreuse soutient également le fait que les femmes doivent avoir la possibilité et le droit de travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles et augmenter les revenus de leurs foyers.

Parallèlement à ses activités féministes, Marie-Josèphe Réchard soutient les activités de son mari dans les associations des blessés de guerre et dans le mouvement pacifiste de Marc Sangnier. Camille Réchard est pendant un temps le vice-président de l’association des anciens combattants de Niort. Il s’engage auprès de Marc Sangnier, chrétien convaincu et partisan d’un catholicisme social, dans ses campagnes électorales et organise une fois par mois des réunions de la Jeune République, mouvement fondé par Marc Sangnier. Marie-Josèphe Réchard est aussi active dans la défense de la paix. Adhérente du groupe de Niort du Foyer de la paix (autre mouvement fondé par Marc Sangnier), elle est vice-présidente du comité local d’organisation du XIIIe congrès national de la paix organisé à Niort du 25 au 28 mai 1933. L’organisation de la paix entre les nations est une priorité pour cette féministe, soucieuse de l’avenir de ses enfants et de leur prospérité.

Pendant la guerre 1939-1945 et l’Occupation, la maison familiale n’est pas réquisitionnée par les Allemands, mais le couple doit loger un officier allemand et son ordonnance quelque temps. Pendant cette période difficile, Marie-Josèphe Réchard s’occupe activement du ravitaillement pour nourrir sa famille et soutient également les Petites Sœurs des Pauvres.Après la Libération et l’entrée des femmes dans la participation électorale, Marie-Josèphe Réchard s’engage comme militante du MRP, Mouvement Républicain Populaire. Elle soutient activement son époux dans les associations des amputés de guerre et est le chauffeur de son mari lors de ses multiples déplacements pour sa profession. Très présente pour ses enfants, Marie-Josèphe Réchard aime rassembler sa grande famille lors de fêtes à la Gastaudière, entourée de ses 41 petits-enfants. En 1960, un accident cérébral diminue Marie-Josèphe Réchard puis, en 1973, son époux décède d’un œdème au poumon. Elle décède le 7 janvier 1986 à La Châtaigneraie (Vendée).

Présentation du contenu

Fonds particulier

Fonds CollEx

Présentation du contenu

Archives

Présentation du contenu

Le fonds de Marie-Josèphe Réchard comporte de la documentation sur ses nombreux engagements associatifs. Ces archives reflètent l’activité intense de Marie-Josèphe Réchard et ses opinions féministes, pacifistes et politiques. Il est important de préciser que le fonds ne contient pas de documents relevant de l’intimité de la féministe, comme de la correspondance familiale ou des photographies de famille, puisque ses héritiers ont souhaité donner les documents se rapportant uniquement aux activités militantes de leur mère.

En revanche, l’abondante documentation sur les activités de Marie-Josèphe Réchard est très intéressante pour connaître les relations et les échanges qui s’opéraient entre les associations de l’époque. Celles-ci étaient parfois amenées à se réunir dans un groupement pour augmenter leur force ou leur visibilité. Les archives de ce fonds permettent également de se rendre compte de l’important travail que devait fournir Marie-Josèphe Réchard en tant que présidente de groupe local et de fédération régionale. De même, le fonds contient une importante documentation rassemblée par Marie-Josèphe Réchard au sujet de ses préoccupations féministes et de l’actualité vécue par elle et les membres de sa famille (comme la vie politique française, le déclenchement de la guerre, la période d’Occupation du territoire français...).

En plus des archives produites par Marie-Josèphe Réchard, le chercheur pourra trouver des archives produites par la famille de cette féministe, par sa fille, Camille Brugidou et sa petite-fille, Florence Waechter, plus précisément. Les documents en question ont été créés bien après le décès de leur parente. La famille a ainsi réalisé une brochure pour raconter l’histoire des époux Réchard, de leur naissance jusqu’à la fin de leur vie. La rédaction de cette brochure a incité la famille à extraire des documents, présents dans les papiers de Marie-Josèphe Réchard, qui ont été par la suite numérisés pour illustrer la brochure. Ceux-ci sont des documents remarquables par leur support (photographie, carte postale) ou par leur contenu. Ces documents produits et manipulés par la famille, même s'ils n’appartiennent pas au fonds de Marie-Josèphe Réchard, ont été conservés suite à leur don pour leur intérêt précieux comme source d’information complémentaire au fonds.

Accroissements Fonds clos
Informations sur le traitement

Catalogué

Informations sur le traitement Cote 29 AF 15-29
Autre(s) instrument(s) de recherche Calames : voir le catalogue
Documents en relation

Angers - Université d'Angers. Service commun de la documentation - Brunschvicg, Cécile (Fonds lié)

Archives départementales des Deux-Sèvres : Fonds de l’Union Française pour le suffrage des femmes 1 J 461. Ce fonds provient du dépôt de Mme Thézard, secrétaire de l’association du groupe niortais. Le chercheur pourra trouver des informations sur le groupe de Niort à partir de sa création en 1914, jusqu’à la fin des années 1930, à travers des comptes rendus de réunion, affiches, photographies...

Bibliothèque Marguerite Durand Fonds Jane Misme. Ces archives sont celles de la fondatrice puis vice-présidente de l’UFSF de 1909 à 1935.

CEDIAS-Musée social Fonds Marcelle Legrand-Falco. Ce fonds contient les archives de Marcelle Legrand-Falco (1880-1985), fondatrice de l’Union temporaire contre la prostitution réglementée en 1926.

Index

Thème(s) :   - Histoire  - Féminisme  - Pacifisme

Personne(s) liée(s) :   - Marie-Josèphe Réchard Marie-Josèphe Réchard

Retour en haut de page