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Boucher de Perthes

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Archives et Bibliothèque patrimoniale. Abbeville, Somme
Intitulé de l'instrument de recherche Archives et Bibliothèque patrimoniale. Abbeville, Somme. Fonds ancien
Titre Fonds ancien
Date 0780-1918
Langue français latin grec moderne (après 1453) anglais allemand italien arabe hébreu
Importance matérielle Volume total : 70000 unité(s)
Biographie ou histoire Les fonds anciens proviennent en grande partie de legs et de dons. Durant la Révolution, la bibliothèque s’enrichit également d’ouvrages confisqués aux établissements religieux et aux émigrés. Au cours du XIXe siècle, l’accroissement des collections est considérable, grâce aux legs et dons de plusieurs personnalités. Différents fonds intègrent ainsi la bibliothèque : le legs Felix Cordier fournit essentiellement des ouvrages de droit et de littérature, souvent dans des éditions remarquables. La collection Morel de Campenelle apporte de nombreux ouvrages en langues étrangères et l'ornithologie est présente grâce au don Duchesne de Lamotte. La botanique, la cryptogamie sont traités grâce au don Tillette de Clermont-Tonnerre. Le fonds Charles Lefébure de Cerisy traite essentiellement d'entomologie, et le don du Comte de Riencourt est axé sur l'histoire de la noblesse et de l'art héraldique. Le fonds de la réserve précieuse se distingue aussi par ces 58 incunables dont "La Somme rurale" de Jean Boutillier et la "Cité de Dieu" de Saint Augustin, traduit par Raoul de Praesles, tous deux imprimés à Abbeville par Pierre Gérard. De nombreuses éditions portent la signature d'imprimeur célèbres et sont souvent illustrées de gravures remarquables ou encore enluminés après impression.
Présentation du contenu Fondé principalement par des dons, le fonds traite de sujets très variés tels que les langues, l'histoire, la géographie, la littérature, la religion, le droit, les sciences, les beaux-arts, etc...
Présentation du contenu

Fonds ancien

Présentation du contenu

Monographies

Incunables

Textes manuscrits

Archives

Partitions

Estampes

Photographies

Cartes postales

Peintures

Thèses

Dessins

Cartes et plans

Tous textes imprimés

Présentation du contenu

Affiches : 18 unité(s)

Peintures : 2008 unité(s)

Dessins : 1317 unité(s)

Cartes et plans : 748 unité(s)

Estampes : 1060 unité(s)

Tous textes imprimés : 175 unité(s)

Photographies : 3068 unité(s)

Textes manuscrits : 1070 unité(s)

Toutes images fixes : 200 unité(s)

Monographies : 40109 unité(s)

Incunables : 50 unité(s)

Partitions : 40 unité(s)

Historique de la conservation

François Masclef

Abbaye de Valloires

Abbaye de Saint-Riquier

Couvent des Jacobins Abbeville

Couvent des bénédictins Abbeville

Daniel Formentin

Couvent des minimes d'Abbeville

Alphonse Anvin de Hardenthun

Nicolas Sanson

Charles Auguste Carre de Luzançay

Alphonse Luzançay

J Vayson

Abbaye de Valloires

Abbaye de Saint-Riquier

Couvent des Jacobins Abbeville

Couvent des bénédictins Abbeville

Couvent des minimes d'Abbeville

Modalités d'acquisition Confiscations révolutionnaires, dons et achats successifs
Modalités d'acquisition

François Traullé (Don(s), Legs)

Ernest Prarond

Tillette de Mautort : Environ 150 ouvrages sont offerts en 1960 à la bibliothèque municipale d'Abbeville par les enfants de Paul Tillette de Mautort. Ce fonds comprend en majorité des ouvrages sur les ordres de chevalerie, ainsi qu'un certain nombre de documents concernant l'amiral Courbet.

M. H. van Robais

Oswald Macqueron : Cette collection a été offerte à la Bibliothèque municipale d'Abbeville en 1937 par les filles d'Henri Macqueron qui avait été conservateur de la bibliothèque de 1920 à 1935.

Armand-Charles-André Delignières de Saint-Amand

Jacques-André-Joseph Delignières de Bommy

Robert Mallet

Louis-Charles Lefebure de Cerisy : A sa mort en 1864, accomplissant le vœu émis par M. de Cerisy, sa veuve, fit don à la Ville d'Abbeville des collections de son époux se composant notamment de prestigieuses collections de mollusques et d'insectes. Elle lègue également la bibliothèque de M. de Cerisy riche de 600 volumes de sciences, la plupart ornés de planches fort rares

Rémi Dominique Isidore Dairaine

Antoine-Marius Martin : En 1961, sa veuve, née Jeanne Vallée, légua par testament, une grande partie de la bibliothèque de son époux et un nombre important de ses œuvres aux villes d'Abbeville et de Saint-Rémy-de-Provence

Marie-Mathieu Morel de Campennelle : Monsieur Morel de Campennelle a légué à la ville d'Abbeville près de 1.200 ouvrages de grande valeur provenant de sa riche bibliothèque.

Charles Louandre

Famille Anvin de Ardenthun

Antoine Félix et Antoine François Marie Lennel : Madame Félix Lennel, née Berthe Isabelle Éléonore Chevalier (1853-1941), fit en 1920 un important don au musée et à la bibliothèque d'Abbeville : portraits peints, meubles, objets d'art, livres et manuscrits…

Accroissements

Fonds clos

Possibilité d'achat

Informations sur le traitement

Hélène Cotrelle

Informations sur le traitement

Catalogué

Informations sur le traitement En cours de catalogage. Programme de rétroconversion de la BnF.
Autre(s) instrument(s) de recherche

Base patrimoine : AB2

Catalogue de la bibliothèque communale d'Abbeville [...] / [pr François-César Louandre]. - Abbeville : A. Boulanger, 1834-1837, 2 vol.

Fichiers

Catalogue analytique des manuscrits de la bibliothèque d'Abbeville [...] / par Alcius Ledieu. - Abbeville : impr. E. Caudron, 1885.

En cours... (rétroconversion) : voir le catalogue

Bibliographie La Cité de Dieu Evangéliaire de Saint-Vulfran L'histoire généalogique des comtes de Pontieu et mayeurs d'Abbeville… et leurs armoiries, par le Père Ignace , 1657 :
voir Les angoysses douloureuses qui procedent d'amours: Conten[a]ntz troys parties, Composées par Dame Helisenne : Laquelle exhorte toutes personnes à ne suyvre folle Amour, 1538 :
voir Evangiles de Saint-Riquier :
voir Britannia, ou Recherches de l'antiquité d'Abbeville. Nicolas Sanson 1638 Armoriaux de Waignart :
voir Abbavilla, civitas, Pontivi, metropolis : Abbeville, plan rare de 1653 réalisé par le graveur abbevillois Robert Cordier
Bibliographie Abbeville. Patrimoine des bibliothèques de France. p.18-25 L’imprimerie à Abbeville en 1486 et 1487. Prisca Hazebrouck Deux livres d'heures imprimés appartenant à la bibliothèque municipale d'Abbeville. Prisca Hazebrouck La Bibliothèque d’Abbeville fondée en 1643. Robert Richard Les Reliures artistiques et armoriées de la bibliothèque communale d'Abbeville. Alcius Ledieu
Bibliographie La Plume et le plomb. Trésors des bibliothèques de Picardie
Conditions d'accès Accès : Oui. Sous conditions et sur demande Prêt : Non Prêt inter-bibliothèques : En partie (Sous certaines conditions)
Conditions d'utilisation Reproduction : Oui, sous condition
Citer sous la forme Libellé alternatif du nom : Fonds patrimonial
Index

Droit - Géographie - Histoire - Littérature - Musique - Religion - Sciences - Heraldique - Théologie - Histoire locale


Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Archives et Bibliothèque patrimoniale. Abbeville, Somme
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de l'édition imprimée 2013/02/01
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Présentation du contenu
Importance matérielle :  Volume total : Principale partie de sa correspondance (passive): Ms 682 (1017 lettres) et Ms 913 (19 lettres). On retrouve des lettres écrites par lui à Charles-Joseph Buteux (27 lettres, Ms 415) Résumé : Correspondance Biographie ou histoire : Jacques Boucher de Perthes, de son vrai nom Jacques Boucher de Crèvecœur, naît à Perthes, près de Rethel (Ardennes), le 10 décembre 1788, dans une ancienne famille de la noblesse champenoise. En 1791, son père, Jules Armand Guillaume Boucher de Crèvecœur (1757-1844), est nommé Directeur des Douanes à Saint-Valery-sur-Somme et installe sa famille, en 1803, dans l'Hôtel de Chepy, rue des Minimes, à Abbeville. Ce botaniste averti, collectionneur avisé, y accumulera tableaux, estampes, médailles, meubles, bois sculptés et livres rares. Plus tard, Jacques Boucher de Perthes, qui y avait ajouté ces importantes découvertes préhistoriques, léguera l'hôtel et ses collections à la Ville d'Abbeville à condition que les choses « restent pendant 100 ans dans le même état qu'au jour de son décès ». Les bombardements du 20 mai 1940 mettront définitivement fin à ce souhait. Jacques Boucher de Perthes a quatorze ans, lorsqu'en 1802, son père insatisfait de ses études médiocres, le retire du pensionnat et le fait entrer aux Douanes. De 1804 à 1821, il occupera plusieurs postes à Marseille puis à Gênes, Livourne et Foligno, Boulogne et Paris. Le séjour en Italie lui permet de parfaire son éducation intellectuelle. Il devient un virtuose du violon, et souhaitant devenir un homme de lettres, se met à écrire des poèmes, nouvelles, romans, chansonnettes, pièces de théâtre. La chute de Napoléon amène sa disgrâce. Il est envoyé à La Ciotat, puis à Morlaix où il reste neuf ans, écrivant une pièce de théâtre La Marquise de Montalle et des nouvelles autobiographiques. En 1818, il obtient, par ordonnance royale l’autorisation de reprendre le nom de sa mère « de Perthes », une descendante d’un oncle de Jeanne d'Arc. En 1825, après vingt ans d'absence et de multiples démarches, il obtient de reprendre la place de son père à la Direction des Douanes d'Abbeville. Redevenu Abbevillois, sa vie et son activité littéraire prennent une nouvelle orientation. Il publie divers ouvrages : Romances, ballades et légendes en 1829, Opinion de M. Christophe sur les prohibitions et la liberté du commerce en 1830, Nouvelles en 1832, Discours aux ouvriers en 1833, Satires, contes et chansonnettes en 1833, De la probité en 1835, Du courage, de la bravoure, du courage civil en 1836. Il écrit également un petit chef-d'œuvre d'ironie, Petit glossaire de quelques mots financiers, esquisses de mœurs administratives, en 1835. Auteur prolixe, il ne publiera pas moins de 49 livres en 69 volumes entre 1811 et 1868. Il prend l'initiative de relancer l'activité de la Société d'Emulation d'Abbeville, sur le déclin, que son père, Jules Armand Guillaume Boucher de Crèvecoeur, avait contribué à fonder en 1797. En 1830, il en devient le Président. Il sera réélu tous les ans, pendant 36 ans. Après sa mise en retraite de l'administration des Douanes, en 1853, Boucher de Perthes, décide de voyager pour son plaisir et pour faire connaître ses théories sur l'homme antédiluvien. De 65 ans à 72 ans, il parcourt donc l'Europe et fait des excursions en Afrique du Nord et en Asie. Malgré l'inconfort des transports, l'homme reste d'une vitalité surprenante, chose qu'il attribue à ses bains froids quotidiens dans la Somme. Il publiera le récit de ses voyages dans sept volumes. Boucher de Perthes s’intéresse aux découvertes de son ami le préhistorien Casimir Picard dans la vallée de la Somme, auxquelles il participe lui-même financièrement en tant que président de la Société d’Emulation d'Abbeville. A la mort de ce dernier en 1841, il décide de reprendre son travail. Dès 1840, il découvre différents objets (ossements d’animaux disparus, hache polie, biface) dans divers sites abbevillois comme à Menchecourt. En 1844, dans la vallée de la Somme, lors de l’exploitation d’une gravière derrière l’hôpital d’Abbeville, des outils en silex sont découverts à côté d’os de grands mammifères disparus que Boucher de Perthes date du Pléistocène (entre 1,87 million et 10 000 ans avant notre ère). Il en conclut alors que l’homme existait déjà à cette période et qu’il a été le contemporain de certains grands animaux disparus, comme le mammouth (contrairement à l'idée jusque-là généralement admise que la création de la Terre et de l'homme remonte à 4 004 ans av. J.-C., et ce, sur la base d'estimations extrapolées du récit biblique). En 1849, Boucher de Perthes publie le premier volume des Antiquités celtiques et antédiluviennes, reconnu aujourd'hui comme l'un des textes fondateurs de la préhistoire. D'abord en butte au scepticisme de l’Académie des Sciences, les théories développées par Boucher de Perthes vont recevoir, à partir de 1857 (date de publication du 2e volume) le soutien croissant de scientifiques d’importance, comme Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, un des pères de l’évolutionnisme, Edouard Lartet, pionnier de la paléontologie, puis par le paléontologue Hugh Falconer qui encourage ses amis anglais à venir examiner les découvertes de Boucher de Perthes. Ainsi, en 1859, plus de dix ans après la publication des Antiquités antédiluviennes, une commission anglaise composée des géologues John Evans et Joseph Prestwich se rend dans la Somme pour vérifier les affirmations exposées dans l’ouvrage ; ils présentent à leur retour leur conviction de la haute antiquité de l’homme, conviction partagée par le chef de file de la géologie anglaise du moment, Charles Lyell. Ces théories gagnent en popularité, et le début des années 1860 est marqué par l’essor des fouilles préhistoriques en France et en Europe. En 1863, Boucher de Perthes découvre sur le site de Moulin-Quignon, à Abbeville, des restes humains et notamment une mâchoire dans une couche géologique contenant des silex taillés et des ossements d'espèces éteintes. Cette trouvaille suscitant la polémique, il s'ensuit le « procès de la mâchoire ». Il s'avère que cette mâchoire est un faux. Mais cette fraude, réalisée par des carriers à qui Boucher de Perthes offre 200 francs pour la découverte de vestiges humains, permet la réunion d'une commission franco-britannique de savants déterminante pour la préhistoire en tant que science : cette commission pose des critères d'authenticité, de méthodes de fouilles et son retentissement médiatique diffuse les idées de la science préhistorique dans le public. Ces découvertes, malgré la vive controverse qu’elles déclenchent, font de Boucher de Perthes un champion de la science française et il est décoré de la Légion d’Honneur en août 1863. Il meurt cinq ans plus tard. Présentation du contenu : C’est principalement sa correspondance qui est conservé aux archives et bibliothèque patrimoine d’Abbeville. Il y a de la correspondance professionnelle concernant son métier de directeur des douanes mais la grande majorité de sa correspondance se fait avec ses pairs scientifiques qu’ils soient botanistes, paléontologues, historiens, érudits de sociétés savantes, qu’ils soient français ou étrangers. Son aura scientifique est très impressionnante. Présentation du contenu : 

Fonds particulier

Présentation du contenu : 

Archives

Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : Don de Boucher de Perthes en 1868 Modalités d’acquisition : 

Boucher de Perthes (Don(s))

Accroissements : Fonds ouvert Informations sur le traitement : 

Eric Berriahi

Informations sur le traitement : 

Inventorié

Autre(s) instrument(s) de recherche : https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/004b1856828Documents en relation : Musée Boucher du Perthes, Abbeville Correspondances avec des personnalités éminentes de son temps, aussi bien des hommes politiques comme Adolphe Thiers et Lamartine que des scientifiques de renommée comme le géologue britannique Charles Lyell ou encore Edouard Lartet, préhistorien et paléontologue pour n’en citer que deux parmi tant d’autres.Conditions d'accès : Accès : Consultation sur place Prêt : Non Prêt inter-bibliothèques : Non
Titre Boucher de Perthes
Date 1801-1900
Importance matérielle Volume total : Principale partie de sa correspondance (passive): Ms 682 (1017 lettres) et Ms 913 (19 lettres). On retrouve des lettres écrites par lui à Charles-Joseph Buteux (27 lettres, Ms 415)
Résumé Correspondance
Biographie ou histoire Jacques Boucher de Perthes, de son vrai nom Jacques Boucher de Crèvecœur, naît à Perthes, près de Rethel (Ardennes), le 10 décembre 1788, dans une ancienne famille de la noblesse champenoise. En 1791, son père, Jules Armand Guillaume Boucher de Crèvecœur (1757-1844), est nommé Directeur des Douanes à Saint-Valery-sur-Somme et installe sa famille, en 1803, dans l'Hôtel de Chepy, rue des Minimes, à Abbeville. Ce botaniste averti, collectionneur avisé, y accumulera tableaux, estampes, médailles, meubles, bois sculptés et livres rares. Plus tard, Jacques Boucher de Perthes, qui y avait ajouté ces importantes découvertes préhistoriques, léguera l'hôtel et ses collections à la Ville d'Abbeville à condition que les choses « restent pendant 100 ans dans le même état qu'au jour de son décès ». Les bombardements du 20 mai 1940 mettront définitivement fin à ce souhait. Jacques Boucher de Perthes a quatorze ans, lorsqu'en 1802, son père insatisfait de ses études médiocres, le retire du pensionnat et le fait entrer aux Douanes. De 1804 à 1821, il occupera plusieurs postes à Marseille puis à Gênes, Livourne et Foligno, Boulogne et Paris. Le séjour en Italie lui permet de parfaire son éducation intellectuelle. Il devient un virtuose du violon, et souhaitant devenir un homme de lettres, se met à écrire des poèmes, nouvelles, romans, chansonnettes, pièces de théâtre. La chute de Napoléon amène sa disgrâce. Il est envoyé à La Ciotat, puis à Morlaix où il reste neuf ans, écrivant une pièce de théâtre La Marquise de Montalle et des nouvelles autobiographiques. En 1818, il obtient, par ordonnance royale l’autorisation de reprendre le nom de sa mère « de Perthes », une descendante d’un oncle de Jeanne d'Arc. En 1825, après vingt ans d'absence et de multiples démarches, il obtient de reprendre la place de son père à la Direction des Douanes d'Abbeville. Redevenu Abbevillois, sa vie et son activité littéraire prennent une nouvelle orientation. Il publie divers ouvrages : Romances, ballades et légendes en 1829, Opinion de M. Christophe sur les prohibitions et la liberté du commerce en 1830, Nouvelles en 1832, Discours aux ouvriers en 1833, Satires, contes et chansonnettes en 1833, De la probité en 1835, Du courage, de la bravoure, du courage civil en 1836. Il écrit également un petit chef-d'œuvre d'ironie, Petit glossaire de quelques mots financiers, esquisses de mœurs administratives, en 1835. Auteur prolixe, il ne publiera pas moins de 49 livres en 69 volumes entre 1811 et 1868. Il prend l'initiative de relancer l'activité de la Société d'Emulation d'Abbeville, sur le déclin, que son père, Jules Armand Guillaume Boucher de Crèvecoeur, avait contribué à fonder en 1797. En 1830, il en devient le Président. Il sera réélu tous les ans, pendant 36 ans. Après sa mise en retraite de l'administration des Douanes, en 1853, Boucher de Perthes, décide de voyager pour son plaisir et pour faire connaître ses théories sur l'homme antédiluvien. De 65 ans à 72 ans, il parcourt donc l'Europe et fait des excursions en Afrique du Nord et en Asie. Malgré l'inconfort des transports, l'homme reste d'une vitalité surprenante, chose qu'il attribue à ses bains froids quotidiens dans la Somme. Il publiera le récit de ses voyages dans sept volumes. Boucher de Perthes s’intéresse aux découvertes de son ami le préhistorien Casimir Picard dans la vallée de la Somme, auxquelles il participe lui-même financièrement en tant que président de la Société d’Emulation d'Abbeville. A la mort de ce dernier en 1841, il décide de reprendre son travail. Dès 1840, il découvre différents objets (ossements d’animaux disparus, hache polie, biface) dans divers sites abbevillois comme à Menchecourt. En 1844, dans la vallée de la Somme, lors de l’exploitation d’une gravière derrière l’hôpital d’Abbeville, des outils en silex sont découverts à côté d’os de grands mammifères disparus que Boucher de Perthes date du Pléistocène (entre 1,87 million et 10 000 ans avant notre ère). Il en conclut alors que l’homme existait déjà à cette période et qu’il a été le contemporain de certains grands animaux disparus, comme le mammouth (contrairement à l'idée jusque-là généralement admise que la création de la Terre et de l'homme remonte à 4 004 ans av. J.-C., et ce, sur la base d'estimations extrapolées du récit biblique). En 1849, Boucher de Perthes publie le premier volume des Antiquités celtiques et antédiluviennes, reconnu aujourd'hui comme l'un des textes fondateurs de la préhistoire. D'abord en butte au scepticisme de l’Académie des Sciences, les théories développées par Boucher de Perthes vont recevoir, à partir de 1857 (date de publication du 2e volume) le soutien croissant de scientifiques d’importance, comme Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, un des pères de l’évolutionnisme, Edouard Lartet, pionnier de la paléontologie, puis par le paléontologue Hugh Falconer qui encourage ses amis anglais à venir examiner les découvertes de Boucher de Perthes. Ainsi, en 1859, plus de dix ans après la publication des Antiquités antédiluviennes, une commission anglaise composée des géologues John Evans et Joseph Prestwich se rend dans la Somme pour vérifier les affirmations exposées dans l’ouvrage ; ils présentent à leur retour leur conviction de la haute antiquité de l’homme, conviction partagée par le chef de file de la géologie anglaise du moment, Charles Lyell. Ces théories gagnent en popularité, et le début des années 1860 est marqué par l’essor des fouilles préhistoriques en France et en Europe. En 1863, Boucher de Perthes découvre sur le site de Moulin-Quignon, à Abbeville, des restes humains et notamment une mâchoire dans une couche géologique contenant des silex taillés et des ossements d'espèces éteintes. Cette trouvaille suscitant la polémique, il s'ensuit le « procès de la mâchoire ». Il s'avère que cette mâchoire est un faux. Mais cette fraude, réalisée par des carriers à qui Boucher de Perthes offre 200 francs pour la découverte de vestiges humains, permet la réunion d'une commission franco-britannique de savants déterminante pour la préhistoire en tant que science : cette commission pose des critères d'authenticité, de méthodes de fouilles et son retentissement médiatique diffuse les idées de la science préhistorique dans le public. Ces découvertes, malgré la vive controverse qu’elles déclenchent, font de Boucher de Perthes un champion de la science française et il est décoré de la Légion d’Honneur en août 1863. Il meurt cinq ans plus tard.
Présentation du contenu C’est principalement sa correspondance qui est conservé aux archives et bibliothèque patrimoine d’Abbeville. Il y a de la correspondance professionnelle concernant son métier de directeur des douanes mais la grande majorité de sa correspondance se fait avec ses pairs scientifiques qu’ils soient botanistes, paléontologues, historiens, érudits de sociétés savantes, qu’ils soient français ou étrangers. Son aura scientifique est très impressionnante.
Présentation du contenu

Fonds particulier

Présentation du contenu

Archives

Historique de la conservation Boucher de Perthes Boucher de Perthes [Propriétaire précédent] [Propriétaire précédent]
Modalités d’acquisition Don de Boucher de Perthes en 1868
Modalités d’acquisition

Boucher de Perthes (Don(s))

Accroissements Fonds ouvert
Informations sur le traitement

Eric Berriahi

Informations sur le traitement

Inventorié

Autre(s) instrument(s) de recherche https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/004b1856828
Documents en relation Musée Boucher du Perthes, Abbeville
Bibliographie Correspondances avec des personnalités éminentes de son temps, aussi bien des hommes politiques comme Adolphe Thiers et Lamartine que des scientifiques de renommée comme le géologue britannique Charles Lyell ou encore Edouard Lartet, préhistorien et paléontologue pour n’en citer que deux parmi tant d’autres.
Conditions d'accès Accès : Consultation sur place Prêt : Non Prêt inter-bibliothèques : Non
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