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Lettres de Jules Janin

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Archives et Bibliothèque patrimoniale. Abbeville, Somme Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Manuscrits de la bibliothèque municipale d'Abbeville. Troisième supplément
Cote 526 à 981
Titre Manuscrits de la bibliothèque municipale d'Abbeville. Troisième Supplément
Langue français
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque municipale d'Abbeville, Ms X, folio Y

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque municipale d'Abbeville
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Présentation du contenu
Cote Ms 682
Titre Correspondance adressée à Jacques Boucher de Crévecoeur de Perthes (1788-1868).
Date XIXe siècle
Langue français
Support papier
Importance matérielle 1017 lettres
Biographie ou histoire

Jacques Boucher de Perthes, de son vrai nom Jacques Boucher de Crèvecœur, naît à Perthes, près de Rethel (Ardennes), le 10 décembre 1788, dans une ancienne famille de la noblesse champenoise.

En 1791, son père, Jules Armand Guillaume Boucher de Crèvecœur (1757-1844), est nommé Directeur des Douanes à Saint-Valery-sur-Somme et installe sa famille, en 1803, dans l'Hôtel de Chepy, rue des Minimes, à Abbeville. Ce botaniste averti, collectionneur avisé, y accumulera tableaux, estampes, médailles, meubles, bois sculptés et livres rares. Plus tard, Jacques Boucher de Perthes, qui y avait ajouté ces importantes découvertes préhistoriques, léguera l'hôtel et ses collections à la Ville d'Abbeville à condition que les choses « restent pendant 100 ans dans le même état qu'au jour de son décès ». Les bombardement du 20 mai 1940 mettront définitivement fin à ce souhait.

Jacques Boucher de Perthes a quatorze ans, lorsqu'en 1802, son père insatisfait de ses études médiocres, le retire du pensionnat et le fait entrer aux Douanes. De 1804 à 1821, il occupera plusieurs postes à Marseille puis à Gênes, Livourne et Foligno, Boulogne et Paris.

Le séjour en Italie lui permet de parfaire son éducation intellectuelle. Il devient un virtuose du violon, et souhaitant devenir un homme de lettres, se met à écrire des poèmes, nouvelles, romans, chansonnettes, pièces de théâtre.

La chute de Napoléon amène sa disgrâce. Il est envoyé à La Ciotat, puis à Morlaix où il reste neuf ans, écrivant une pièce de théâtre La Marquise de Montalle et des nouvelles autobiographiques.

En 1818, il obtient, par ordonnance royale l'autorisation de reprendre le nom de sa mère « de Perthes », une descendante d'un oncle de Jeanne d'Arc.

En 1825, après vingt ans d'absence et de multiples démarches, il obtient de reprendre la place de son père à la Direction des Douanes d'Abbeville.

Redevenu Abbevillois, sa vie et son activité littéraire prennent une nouvelle orientation. Il publie divers ouvrages : Romances, ballades et légendes en 1829, Opinion de M. Christophe sur les prohibitions et la liberté du commerce en 1830, Nouvelles en 1832, Discours aux ouvriers en 1833, Satires, contes et chansonnettes en 1833, De la probité en 1835, Du courage, de la bravoure, du courage civil en 1836. Il écrit également un petit chef-d'œuvre d'ironie, Petit glossaire de quelques mots financiers, esquisses de mœurs administratives, en 1835. Auteur prolixe, il ne publiera pas moins de 49 livres en 69 volumes entre 1811 et 1868.

Il prend l'initiative de relancer l'activité de la Société d'Emulation d'Abbeville, sur le déclin, que son père, Jules Armand Guillaume Boucher de Crèvecoeur, avait contribué à fonder en 1797. En 1830, il en devient le Président. Il sera réélu tous les ans, pendant 36 ans.

Après sa mise en retraite de l'administration des Douanes, en 1853, Boucher de Perthes, décide de voyager pour son plaisir et pour faire connaître ses théories sur l'homme antédiluvien.

De 65 ans à 72 ans, il parcourt donc l'Europe et fait des excursions en Afrique du Nord et en Asie. Malgré l'inconfort des transports, l'homme reste d'une vitalité surprenante, chose qu'il attribue à ses bains froids quotidiens dans la Somme. Il publiera le récit de ses voyages dans sept volumes.

Boucher de Perthes s'intéresse aux découvertes de son ami le préhistorien Casimir Picard dans la vallée de la Somme, auxquelles il participe lui-même financièrement en tant que président de la Société d'Emulation d'Abbeville. A la mort de ce dernier en 1841, il décide de reprendre son travail. Dès 1840, il découvre différents objets (ossements d'animaux disparus, hache polie, biface) dans divers sites abbevillois comme à Menchecourt.

En 1844, dans la vallée de la Somme, lors de l'exploitation d'une gravière derrière l'hôpital d'Abbeville, des outils en silex sont découverts à côté d'os de grands mammifères disparus que Boucher de Perthes date du Pléistocène (entre 1,87 million et 10 000 ans avant notre ère). Il en conclut alors que l'homme existait déjà à cette période et qu'il a été le contemporain de certains grands animaux disparus, comme le mammouth (contrairement à l'idée jusque-là généralement admise que la création de la Terre et de l'homme remonte à 4 004 ans av. J.-C., et ce, sur la base d'estimations extrapolées du récit biblique).

En 1849, Boucher de Perthes publie le premier volume des Antiquités celtiques et antédiluviennes, reconnu aujourd'hui comme l'un des textes fondateurs de la préhistoire. D'abord en butte au scepticisme de l'Académie des Sciences, les théories développées par Boucher de Perthes vont recevoir, à partir de 1857 (date de publication du 2e volume) le soutien croissant de scientifiques d'importance, comme Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, un des pères de l'évolutionnisme, Edouard Lartet, pionnier de la paléontologie, puis par le paléontologue Hugh Falconer qui encourage ses amis anglais à venir examiner les découvertes de Boucher de Perthes.

Ainsi, en 1859, plus de dix ans après la publication des Antiquités antédiluviennes, une commission anglaise composée des géologues John Evans et Joseph Prestwich se rend dans la Somme pour vérifier les affirmations exposées dans l'ouvrage ; ils présentent à leur retour leur conviction de la haute antiquité de l'homme, conviction partagée par le chef de file de la géologie anglaise du moment, Charles Lyell. Ces théories gagnent en popularité, et le début des années 1860 est marqué par l'essor des fouilles préhistoriques en France et en Europe.

En 1863, Boucher de Perthes découvre sur le site de Moulin-Quignon, à Abbeville, des restes humains et notamment une mâchoire dans une couche géologique contenant des silex taillés et des ossements d'espèces éteintes. Cette trouvaille suscitant la polémique, il s'ensuit le « procès de la mâchoire ». Il s'avère que cette mâchoire est un faux. Mais cette fraude, réalisée par des carriers à qui Boucher de Perthes offre 200 francs pour la découverte de vestiges humains, permet la réunion d'une commission franco-britannique de savants déterminante pour la préhistoire en tant que science : cette commission pose des critères d'authenticité, de méthodes de fouilles et son retentissement médiatique diffuse les idées de la science préhistorique dans le public. Ces découvertes, malgré la vive controverse qu'elles déclenchent, font de Boucher de Perthes un champion de la science française et il est décoré de la Légion d'Honneur en août 1863. Il meurt cinq ans plus tard.

Présentation du contenu

Quelques lettres émanant de l'administration des douanes sont adressées à son père Boucher de Crévecoeur.

Pour une nomenclature détaillée cf. "supplément au catalogue des manuscrits de la Bibliothèque d'Abbeville index du ms 682" 1957 multigraphié

Fonds composé de 8 liasses nommées de A à H

Modalités d’acquisition Don Boucher de Perthes 1868
Description du contenu
Titre Liasse C
Catalogue général des manuscrits
Cote :  C.13 Importance matérielle :  15 lettres
Cote C.13
Titre Lettres de Jules Janin
Date 1834-1865
Importance matérielle 15 lettres
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