Accueil CCFr  >   EADC Lettre de Marie Mathieu, Rozérieulles, le 13 novembre [1873]
Ajouter aux favoris Imprimer cette page (nouvelle fenêtre)

Lettre de Marie Mathieu, Rozérieulles, le 13 novembre [1873]

Ajouter au panier ExporterFichier PDF de l'instance

Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Bibliothèque Marguerite Durand. Inventaire du fonds Julie-Victoire Daubié
Cote A.1-B.7
Titre Fonds Julie-Victoire Daubié
Origine Fonds donné en 1992 par Laure Reuchsel, descendante de J.-V. Daubié
Date 1824-1989
Langue français
Support Papier
Importance matérielle 2 boîtes
Biographie ou histoire Née dans une famille modeste des Vosges en 1824, Julie-Victoire Daubié remporte en 1859 un concours proposé par l'Académie Lyonnaise avec un mémoire intitulé La femme pauvre par une femme pauvre. Elle sera la première bachelière de France en 1861 à Lyon,. Elle est licenciée ès lettres en 1871.  Active féministe, elle est en contact avec les militantes anglaises et se préoccupe entre autre de questions d'éducation, des droits des femmes journalistes.. En 1870 elle dépose une pétition au Sénat sur la tolérance de la débauche et la recherche en paternité. Elle demande la même année son inscription sur les registres électoraux . Elle collabore à l'Avenir des femmes de Léon Richer et en 1871 elle fonde avec Arlès-Dufour, industriel saint-simonien "L'Association pour l'émancipation progressive de la femme". Elle sera l’une des premières femmes à collaborer à des journaux économiques. Elle publie différents ouvrages : Du progrès dans l'enseignement primaire ; La femme pauvre au XIXe siècle (primé à l'exposition universelle de 1867)... Elle meurt en 1874 sans avoir pu achever sa thèse de doctorat sur "La condition de la femme dans la société romaine" (source Dictionnaire des féministes / dir. C. Bard et S. Chaperon)
Présentation du contenu Fonds constitué de documents divers (diplômes, brochures...), de coupures de presse et de 102 lettres à elle adressées.
Bibliographie Thiercé, Agnès. - Julie-Victoire Daubié, "femme savante" : de la condition économique, morale et politique de la femme sous le second Empire, Maîtrise d'histoire sous la direction de Michelle Perrot, Université Paris VII, 1990
Bibliographie Bulger, Raymonde Albertine. - Lettres à Julie-Victoire Daubié (1824-1874), la première bachelière de France. - Peter Lang, 1992. - (Writing about women féministe literary studies)
Bibliographie Avant-propos de Michelle Perrot et préface d'Agnès Thiercé dans l'édition 1992 de La femme pauvre au XIXe siècle de J.V. Daubié. - Ed. Côté-femmes
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, Fonds Julie-Victoire Daubié

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Présentation du contenu
Cote boîte B
Titre Correspondance reçue par J.V. Daubié
Date
Langue français
Support
Importance matérielle
Dimensions
Présentation du contenu
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
Description du contenu
Cote B.6
Titre Autres lettres adressées à J.V. Daubié
Date
Langue français
Support
Importance matérielle
Dimensions
Présentation du contenu
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
Index

 - Parents et enfants (droit)

Catalogue général des manuscrits
Cote :  B.6.17 Support :  Importance matérielle :  Dimensions  Présentation du contenu : Remerciement pour l'envoi d'un herbier par une jeune paraplégique. "Avec votre bel herbier, j'ai pu admirer une grande quantité de jolies petites plantes que je n'aurais jamais vues qu'en rêve ; ce qui m'arrive surtout quand je lis George Sand et Elie Berthet...Mon cher Auguste [son frère] en me parlant de sublime corrosif m'avait un peu alarmée ; pas assez cependant pour que mon amour pour la botanique ne l'emporte sur la peur du sublime ; car notre bonne Marie n'était pas à Fontenoy que je visitais un carton, et depuis je n'y pense plus. Ma chère petite belle-soeur nous a dit que vous vous présentiez pour le doctorat ès lettres au printemps prochain. Si nos voeux peuvent quelque chose pour le prompte rétablissement de votre santé, soyez assurée que nous en formerons de bien ardents. Ma mère se figure que si vous vous soigniez à l'aide du manuel de Raspail, vous sauriez mieux vous guérir que tous les docteurs du monde.... J'avais très peur d'une belle-soeur dévote et je ne pense pas qu'on puisse aimer une personne qu'on croit vouée à la damnation éternelle, mais puisque Marie vous aime quoique libre-penseuse, elle m'aime bien sur aussi. Il est vrai que c'est probablement l'admiration qu'elle a pour vous qui l'a conduite à l'amitié. Avec moi, le chemin est différent ; c'est celui de la pitié. Peu m'importe, pourvu que je sois aimée, quel est le sentiment qui y conduit. Quoique libre-penseuse, je sais pratiquer l'humilité chrétienne... Je subis cette vie comme une expiation d'une autre, et quand je la quitterai, j'espère en une meilleure, plus utile et moins bête surtout. Je pourrai alors, quitter une guenille qui ne m'est pas chère du tout et donc, Ah ! sans regret, mon âme partez-vite, en souriant, remontez, remontez vers les cieux et, avec Schubert, la mort est une amie qui rend la liberté..." Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 
Cote B.6.17
Titre Lettre de Marie Mathieu, Rozérieulles, le 13 novembre [1873]
Date 13 novembre [1873]
Langue français
Support
Importance matérielle
Dimensions
Présentation du contenu Remerciement pour l'envoi d'un herbier par une jeune paraplégique. "Avec votre bel herbier, j'ai pu admirer une grande quantité de jolies petites plantes que je n'aurais jamais vues qu'en rêve ; ce qui m'arrive surtout quand je lis George Sand et Elie Berthet...Mon cher Auguste [son frère] en me parlant de sublime corrosif m'avait un peu alarmée ; pas assez cependant pour que mon amour pour la botanique ne l'emporte sur la peur du sublime ; car notre bonne Marie n'était pas à Fontenoy que je visitais un carton, et depuis je n'y pense plus. Ma chère petite belle-soeur nous a dit que vous vous présentiez pour le doctorat ès lettres au printemps prochain. Si nos voeux peuvent quelque chose pour le prompte rétablissement de votre santé, soyez assurée que nous en formerons de bien ardents. Ma mère se figure que si vous vous soigniez à l'aide du manuel de Raspail, vous sauriez mieux vous guérir que tous les docteurs du monde.... J'avais très peur d'une belle-soeur dévote et je ne pense pas qu'on puisse aimer une personne qu'on croit vouée à la damnation éternelle, mais puisque Marie vous aime quoique libre-penseuse, elle m'aime bien sur aussi. Il est vrai que c'est probablement l'admiration qu'elle a pour vous qui l'a conduite à l'amitié. Avec moi, le chemin est différent ; c'est celui de la pitié. Peu m'importe, pourvu que je sois aimée, quel est le sentiment qui y conduit. Quoique libre-penseuse, je sais pratiquer l'humilité chrétienne... Je subis cette vie comme une expiation d'une autre, et quand je la quitterai, j'espère en une meilleure, plus utile et moins bête surtout. Je pourrai alors, quitter une guenille qui ne m'est pas chère du tout et donc, Ah ! sans regret, mon âme partez-vite, en souriant, remontez, remontez vers les cieux et, avec Schubert, la mort est une amie qui rend la liberté..."
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
Retour en haut de page