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21 lettres et 1 carte de visite d'Arlès-Dufour

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Bibliothèque Marguerite Durand. Inventaire du fonds Julie-Victoire Daubié
Cote A.1-B.7
Titre Fonds Julie-Victoire Daubié
Origine Fonds donné en 1992 par Laure Reuchsel, descendante de J.-V. Daubié
Date 1824-1989
Langue français
Support Papier
Importance matérielle 2 boîtes
Biographie ou histoire Née dans une famille modeste des Vosges en 1824, Julie-Victoire Daubié remporte en 1859 un concours proposé par l'Académie Lyonnaise avec un mémoire intitulé La femme pauvre par une femme pauvre. Elle sera la première bachelière de France en 1861 à Lyon,. Elle est licenciée ès lettres en 1871.  Active féministe, elle est en contact avec les militantes anglaises et se préoccupe entre autre de questions d'éducation, des droits des femmes journalistes.. En 1870 elle dépose une pétition au Sénat sur la tolérance de la débauche et la recherche en paternité. Elle demande la même année son inscription sur les registres électoraux . Elle collabore à l'Avenir des femmes de Léon Richer et en 1871 elle fonde avec Arlès-Dufour, industriel saint-simonien "L'Association pour l'émancipation progressive de la femme". Elle sera l’une des premières femmes à collaborer à des journaux économiques. Elle publie différents ouvrages : Du progrès dans l'enseignement primaire ; La femme pauvre au XIXe siècle (primé à l'exposition universelle de 1867)... Elle meurt en 1874 sans avoir pu achever sa thèse de doctorat sur "La condition de la femme dans la société romaine" (source Dictionnaire des féministes / dir. C. Bard et S. Chaperon)
Présentation du contenu Fonds constitué de documents divers (diplômes, brochures...), de coupures de presse et de 102 lettres à elle adressées.
Bibliographie Thiercé, Agnès. - Julie-Victoire Daubié, "femme savante" : de la condition économique, morale et politique de la femme sous le second Empire, Maîtrise d'histoire sous la direction de Michelle Perrot, Université Paris VII, 1990
Bibliographie Bulger, Raymonde Albertine. - Lettres à Julie-Victoire Daubié (1824-1874), la première bachelière de France. - Peter Lang, 1992. - (Writing about women féministe literary studies)
Bibliographie Avant-propos de Michelle Perrot et préface d'Agnès Thiercé dans l'édition 1992 de La femme pauvre au XIXe siècle de J.V. Daubié. - Ed. Côté-femmes
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, Fonds Julie-Victoire Daubié

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Présentation du contenu
Cote boîte B
Titre Correspondance reçue par J.V. Daubié
Date
Langue français
Support
Importance matérielle
Dimensions
Présentation du contenu
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
Description du contenu
Cote B.6
Titre Autres lettres adressées à J.V. Daubié
Date
Langue français
Support
Importance matérielle
Dimensions
Présentation du contenu
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
Index

 - Parents et enfants (droit)

Catalogue général des manuscrits
Cote :  B.6.3 Support :  Importance matérielle :  Dimensions  Biographie ou histoire : Négociant lyonnais, saint-simonien. Membre de l'Académie impériale de Lyon qui met au concours la question sur les moyens pour élever le salaire des femmes à l'égal des hommes et ouvrir aux femmes de nouvelles carrières. Concours remporté par J.V. Daubié avec son mémoire La femme pauvre par une femme pauvre, le 21 juin 1859 Présentation du contenu : 

Non daté : "Si vous avez encore mon petit rapport, demi-page, sur le concours, veuillez m'en remettre quelques exemplaires. J'entends celui signé de moi et non le grand rapport de Mr Morin"

Paris, 20 avril 60 : "Mes soirées sont tellement prises et surtout dans un quartier éloigné du faub. St. Germain que je ne puis fixer ni jour, ni heure, mais j'éprouve un trop vif désir de connaître Madame de Charnacé pour ne pas tenter la fortune lorsque j'aurai un moment de liberté..."

Lyon, 14 mai [1863 ?] : "Depuis le 21 mars je suis sans nouvelles de vous et du projet de rédaction d'une nouvelle question sociale, touchant le sort des femmes que je voudrais faire proposer par l'Académie de Lyon. J'ai bien, moi, homme seul, rédigé la première question, mais je tiens à ce que la seconde et la suivante le soient par des femmes sans le concours d'hommes. J'ai dans le temps, écrit à mon ami Cobden relativement à Miss Garrett, mais j'ignore s'il aura pu quelque chose pour elle ou plutôt, pour le principe pour lequel elle combat si vaillamment. J'ai lu ces jours-ci, un bien bel article dans Le Temps de Madame d'Agoult. Veuillez me rappeler à son bon souvenir ainsi qu'à celui de Madame de Charnacé..."

Plombières, 27 juin 63 : "...J'aimerais savoir si Madame d'Agout, qui a eu la bonté de m'envoyer son dernier ouvrage sera à Paris, je désire non seulement la recevoir, mais aussi la consulter sur ce qu'elle croit le plus pratique à faire dans la question de l'émancipation pratique des femmes. Le brave Sauvestre, avec qui je trouve une autre bonne chose, nous aidera pour celle là.

Montrose, le 6 juin 64 : "Je pense que vous n'avez pas encore pu réaliser votre rêve de retraite dans les Vosges et que vous êtes à Paris, souffrant de la chaleur et des leçons. Dans ce cas, je vous prie d'envoyer votre travail imprimé ainsi que ce qui a pu l'être sur l'enseignement des femmes, Ecole Lemonnier à Leipsie, à Madame Emma Marwedel qui s'occupe d'organiser pour les jeunes filles, un enseignement plus pratique même que celui qui fonctionne déjà à Lyon depuis longtemps. Je crois qu'on peut affranchir à peu de frais les livres et imprimer, dans le cas contraire, vous remettriez le tout 11 rue du Conservatoire avec prière d'expédier à mes frais. Ayant passé tout l'hiver en Italie, je suis peu au courant de la grande question de l'émancipation des femmes, mais je sais et vois que cela avance, surtout depuis que les femmes elles-mêmes ont pris sérieusement leur cause en main. Quoi qu'il arrive, vous aurez la satisfaction d'avoir contribué à ce religieux mouvement. Je vous salue bien cordialement... Je vous engage à lire et à faire lire Le théisme chrétien, librairie Cherbulliez. Cela ne plaira pas à ma bonne et brave amie Aubry. Madame Emma Marwedel est une amie du fameux philanthrope Schülze-Delish"

Oullins (Rhône), 11 nov. 64 : "Je compte aller en décembre m'établir au Grand Hôtel pour quelques semaines, afin d'exécuter la volonté du Père à l'égard de la propagation Saint-simonienne. Avant cela, je compte organiser la Société d'Instruction professionnelle du Rhône, vous voyez qu'il me serait de toute impossibilité de m'occuper d'autre chose. Je comprends qu'en hiver, les douces Vosges vous pèsent et que Paris, où j'espère bien vous voir, vous attire". (Prosper Enfantin, le Père, est décédé le 31 août 1864)

Plombières le 31 juillet 1865 : "Madame Cosson, son fils et moi, avons vivement regretté que votre santé vous empêche de venir nous serrer la main. La bonne vieille est partie samedi matin, contente. Son fils partira après-demain et moi, très probablement le 6 août. Si Dieu nous garde vie, nous nous verrons à Paris où je compte aller passer février et mars. Je vous conterai alors comme quoi j'ai parlé de vous à l'impératrice, à propos de l'égalité des salaires pour l'homme et la femme lorsqu'il y a égalité de service. Cette question l'intéresse vivement et elle a nommé Rosa Bonheur presque malgré l'empereur. Allez, allez, la terre tourne, les Dieux marchent et heureux ceux qui comme vous, pourront se dire qu'ils ont donné leur petit coup d'épaule à la tour du Progrès. Croyez que Dieu les bénira de préférence à ceux qui s'efforcent d'en être le tribut. .. Vous recevrez le premier volume des oeuvres de Saint-Simon et d'Enfantin". (Rosa Bonheur recut la légion d'honneur en juin 1865)

Montrose près Lyon, 4 juin 1866 : "Chère Mademoiselle, pourquoi quelques femmes de coeur ne se joindraient-elles pas ensemble pour adresser une requête aux Sénateurs et aux députés dont toute la substance, tout le résumé serait, égalité de salaire pour l'homme et la femme lorsqu'il y a égalité de travail ou de service ? Je suis sûr que l'Impératrice vous appuyerait. La loi qui méconnaît ce principe est inique, sacrilège, impie et je doute qu'on trouve un Sénateur assez sauvage pour combattre votre prétention. Que cette requête soit brève - tout développement serait inutile ou invisible. Des phrases énumératives et non arrondies, comme les demandait Saint-Simon. Un nom aussi naturellement, celui de Jules Simon qui, bien certainement, apprécierait la requête. Allons, brave femme, ayons du courage - Dieu est trop grand pour ne pas être juste enfin envers la moitié de ses créatures"

23 mars 69 : "Chère mademoiselle et bonne amie, quoique je doive aller bientôt à Paris pour y passer un mois, je veux vous accuser réception de votre lettre du 7, surtout pour vous recommander encore la briéveté dans vos publications si vous tenez à ce qu'elle soient beaucoup lues et par conséquent qu'elles soient plus utiles pour tous et mieux rémunérées pour vous. N'oubliez pas l'influence de la télégraphie électrique et aussi de l'immense développement de la lecture des journaux quotidiens qui absorbe une grande partie du temps que le travail ou la fonction nous laissent de libre.."

Golfe-Juan, 3 avril 1871. "Je suis venu ici me reposer des émotions et des douloureuses nouvelles de ce cruel hiver qui ont ébranlé et continuent d'ébranler ma santé à tel point que je me vois forcé de renoncer à l'action. Il est vrai que j'ai peu à me plaindre puisque dans deux mois, j'aurai 72 ans ! La plume me devient fatigante et encore plus la pensée qui la guide ; c'est pourquoi il ne faut pas compter sur moi pour la propagande. Et doublement quand je vois où nous ont conduit nos publications, prédications, conférences, prodiguées par nous, pendant quarante ans. J'y renonce et laisse à de plus jeunes à les reprendre. Il s'en faut que je désespère du progrès de l'humanité, mais je désespère de notre peuple latin-catholique qui, pendant les quatre-vingts années n'a rien appris, ni rien oublié. Il avait trois provinces, l'Alsace, la Lorraine et les Vosges dont le sang un peu germain, contenait le sien ; il va lui manquer. Il ne mourra pas, mais il pourrira comme l'Espagne, le Portugal, la Pologne et l'Irlande catholiques. Si ma santé et les événements le permettent, j'irai passer le mois de mai en Angleterre pour y dire un dernier adieu à mes vieux amis que je suis loin de comprendre avec leur égoïste et imprudent gouvernement ! Là aussi le malheur, soit pour la Russie unie à la Prusse à l'extérieur, soit pour l'Internationale à l'intérieur, le malheur, dis-je, frappera bientôt à la porte. Alors on pensera à l'allié qu'on aura laissé écrouler et on pleurera. Vous devez souffrir plus que d'autres des malheurs qui touchent plus particulièrement vos souvenirs. Et cependant, ce que fait en ce moment le peuple français est encore plus navrant pour qui pense, que ce que nous ont fait les maudits prussiens"

Paris, 30 août 1871 : "Si je ne vous ai pas écrit dès mon arrivée, c'est que j'ai pensé vous voir à la réunion qui a eu lieu chez Léon Richer.."

Non datée : "Mon bon ami Vinçard se charge de vous exprimer le regret que j 'éprouve de partir sans avoir eu le plaisir de vous voir mais je me dédommagerai en décembre et janvier. Mr Martin, qui a lu le programme de votre brochure pacifique, vous engage à l'aller voir dans quelques jours et à continuer votre travail que la Ligue de la paix fera, je crois, bien volontiers imprimer"

Non datée : "Je crois être assuré que M. Sural [?] avec qui, par le plus grand des hasards, j'ai déjeuné hier, prendra votre jeune homme. Vous pouvez vous présenter à M. Nefftzer du Temps et lui conter les révisions manuscrites étranges de M. de Girardin. Vous me direz le résultat de cette nouvelle visite"

Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 
Cote B.6.3
Titre 21 lettres et 1 carte de visite d'Arlès-Dufour
Langue français
Support
Importance matérielle
Dimensions
Biographie ou histoire Négociant lyonnais, saint-simonien. Membre de l'Académie impériale de Lyon qui met au concours la question sur les moyens pour élever le salaire des femmes à l'égal des hommes et ouvrir aux femmes de nouvelles carrières. Concours remporté par J.V. Daubié avec son mémoire La femme pauvre par une femme pauvre, le 21 juin 1859
Présentation du contenu

Non daté : "Si vous avez encore mon petit rapport, demi-page, sur le concours, veuillez m'en remettre quelques exemplaires. J'entends celui signé de moi et non le grand rapport de Mr Morin"

Paris, 20 avril 60 : "Mes soirées sont tellement prises et surtout dans un quartier éloigné du faub. St. Germain que je ne puis fixer ni jour, ni heure, mais j'éprouve un trop vif désir de connaître Madame de Charnacé pour ne pas tenter la fortune lorsque j'aurai un moment de liberté..."

Lyon, 14 mai [1863 ?] : "Depuis le 21 mars je suis sans nouvelles de vous et du projet de rédaction d'une nouvelle question sociale, touchant le sort des femmes que je voudrais faire proposer par l'Académie de Lyon. J'ai bien, moi, homme seul, rédigé la première question, mais je tiens à ce que la seconde et la suivante le soient par des femmes sans le concours d'hommes. J'ai dans le temps, écrit à mon ami Cobden relativement à Miss Garrett, mais j'ignore s'il aura pu quelque chose pour elle ou plutôt, pour le principe pour lequel elle combat si vaillamment. J'ai lu ces jours-ci, un bien bel article dans Le Temps de Madame d'Agoult. Veuillez me rappeler à son bon souvenir ainsi qu'à celui de Madame de Charnacé..."

Plombières, 27 juin 63 : "...J'aimerais savoir si Madame d'Agout, qui a eu la bonté de m'envoyer son dernier ouvrage sera à Paris, je désire non seulement la recevoir, mais aussi la consulter sur ce qu'elle croit le plus pratique à faire dans la question de l'émancipation pratique des femmes. Le brave Sauvestre, avec qui je trouve une autre bonne chose, nous aidera pour celle là.

Montrose, le 6 juin 64 : "Je pense que vous n'avez pas encore pu réaliser votre rêve de retraite dans les Vosges et que vous êtes à Paris, souffrant de la chaleur et des leçons. Dans ce cas, je vous prie d'envoyer votre travail imprimé ainsi que ce qui a pu l'être sur l'enseignement des femmes, Ecole Lemonnier à Leipsie, à Madame Emma Marwedel qui s'occupe d'organiser pour les jeunes filles, un enseignement plus pratique même que celui qui fonctionne déjà à Lyon depuis longtemps. Je crois qu'on peut affranchir à peu de frais les livres et imprimer, dans le cas contraire, vous remettriez le tout 11 rue du Conservatoire avec prière d'expédier à mes frais. Ayant passé tout l'hiver en Italie, je suis peu au courant de la grande question de l'émancipation des femmes, mais je sais et vois que cela avance, surtout depuis que les femmes elles-mêmes ont pris sérieusement leur cause en main. Quoi qu'il arrive, vous aurez la satisfaction d'avoir contribué à ce religieux mouvement. Je vous salue bien cordialement... Je vous engage à lire et à faire lire Le théisme chrétien, librairie Cherbulliez. Cela ne plaira pas à ma bonne et brave amie Aubry. Madame Emma Marwedel est une amie du fameux philanthrope Schülze-Delish"

Oullins (Rhône), 11 nov. 64 : "Je compte aller en décembre m'établir au Grand Hôtel pour quelques semaines, afin d'exécuter la volonté du Père à l'égard de la propagation Saint-simonienne. Avant cela, je compte organiser la Société d'Instruction professionnelle du Rhône, vous voyez qu'il me serait de toute impossibilité de m'occuper d'autre chose. Je comprends qu'en hiver, les douces Vosges vous pèsent et que Paris, où j'espère bien vous voir, vous attire". (Prosper Enfantin, le Père, est décédé le 31 août 1864)

Plombières le 31 juillet 1865 : "Madame Cosson, son fils et moi, avons vivement regretté que votre santé vous empêche de venir nous serrer la main. La bonne vieille est partie samedi matin, contente. Son fils partira après-demain et moi, très probablement le 6 août. Si Dieu nous garde vie, nous nous verrons à Paris où je compte aller passer février et mars. Je vous conterai alors comme quoi j'ai parlé de vous à l'impératrice, à propos de l'égalité des salaires pour l'homme et la femme lorsqu'il y a égalité de service. Cette question l'intéresse vivement et elle a nommé Rosa Bonheur presque malgré l'empereur. Allez, allez, la terre tourne, les Dieux marchent et heureux ceux qui comme vous, pourront se dire qu'ils ont donné leur petit coup d'épaule à la tour du Progrès. Croyez que Dieu les bénira de préférence à ceux qui s'efforcent d'en être le tribut. .. Vous recevrez le premier volume des oeuvres de Saint-Simon et d'Enfantin". (Rosa Bonheur recut la légion d'honneur en juin 1865)

Montrose près Lyon, 4 juin 1866 : "Chère Mademoiselle, pourquoi quelques femmes de coeur ne se joindraient-elles pas ensemble pour adresser une requête aux Sénateurs et aux députés dont toute la substance, tout le résumé serait, égalité de salaire pour l'homme et la femme lorsqu'il y a égalité de travail ou de service ? Je suis sûr que l'Impératrice vous appuyerait. La loi qui méconnaît ce principe est inique, sacrilège, impie et je doute qu'on trouve un Sénateur assez sauvage pour combattre votre prétention. Que cette requête soit brève - tout développement serait inutile ou invisible. Des phrases énumératives et non arrondies, comme les demandait Saint-Simon. Un nom aussi naturellement, celui de Jules Simon qui, bien certainement, apprécierait la requête. Allons, brave femme, ayons du courage - Dieu est trop grand pour ne pas être juste enfin envers la moitié de ses créatures"

23 mars 69 : "Chère mademoiselle et bonne amie, quoique je doive aller bientôt à Paris pour y passer un mois, je veux vous accuser réception de votre lettre du 7, surtout pour vous recommander encore la briéveté dans vos publications si vous tenez à ce qu'elle soient beaucoup lues et par conséquent qu'elles soient plus utiles pour tous et mieux rémunérées pour vous. N'oubliez pas l'influence de la télégraphie électrique et aussi de l'immense développement de la lecture des journaux quotidiens qui absorbe une grande partie du temps que le travail ou la fonction nous laissent de libre.."

Golfe-Juan, 3 avril 1871. "Je suis venu ici me reposer des émotions et des douloureuses nouvelles de ce cruel hiver qui ont ébranlé et continuent d'ébranler ma santé à tel point que je me vois forcé de renoncer à l'action. Il est vrai que j'ai peu à me plaindre puisque dans deux mois, j'aurai 72 ans ! La plume me devient fatigante et encore plus la pensée qui la guide ; c'est pourquoi il ne faut pas compter sur moi pour la propagande. Et doublement quand je vois où nous ont conduit nos publications, prédications, conférences, prodiguées par nous, pendant quarante ans. J'y renonce et laisse à de plus jeunes à les reprendre. Il s'en faut que je désespère du progrès de l'humanité, mais je désespère de notre peuple latin-catholique qui, pendant les quatre-vingts années n'a rien appris, ni rien oublié. Il avait trois provinces, l'Alsace, la Lorraine et les Vosges dont le sang un peu germain, contenait le sien ; il va lui manquer. Il ne mourra pas, mais il pourrira comme l'Espagne, le Portugal, la Pologne et l'Irlande catholiques. Si ma santé et les événements le permettent, j'irai passer le mois de mai en Angleterre pour y dire un dernier adieu à mes vieux amis que je suis loin de comprendre avec leur égoïste et imprudent gouvernement ! Là aussi le malheur, soit pour la Russie unie à la Prusse à l'extérieur, soit pour l'Internationale à l'intérieur, le malheur, dis-je, frappera bientôt à la porte. Alors on pensera à l'allié qu'on aura laissé écrouler et on pleurera. Vous devez souffrir plus que d'autres des malheurs qui touchent plus particulièrement vos souvenirs. Et cependant, ce que fait en ce moment le peuple français est encore plus navrant pour qui pense, que ce que nous ont fait les maudits prussiens"

Paris, 30 août 1871 : "Si je ne vous ai pas écrit dès mon arrivée, c'est que j'ai pensé vous voir à la réunion qui a eu lieu chez Léon Richer.."

Non datée : "Mon bon ami Vinçard se charge de vous exprimer le regret que j 'éprouve de partir sans avoir eu le plaisir de vous voir mais je me dédommagerai en décembre et janvier. Mr Martin, qui a lu le programme de votre brochure pacifique, vous engage à l'aller voir dans quelques jours et à continuer votre travail que la Ligue de la paix fera, je crois, bien volontiers imprimer"

Non datée : "Je crois être assuré que M. Sural [?] avec qui, par le plus grand des hasards, j'ai déjeuné hier, prendra votre jeune homme. Vous pouvez vous présenter à M. Nefftzer du Temps et lui conter les révisions manuscrites étranges de M. de Girardin. Vous me direz le résultat de cette nouvelle visite"

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