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7 lettres autographes signées

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Cote A à H
Titre Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", de notices de libraires et de catalogues de ventes ainsi que de notices des bases Data Bnf et Wikipédia
Notes
Présentation du contenu
Titre Chéliga, Marya
Biographie ou histoire Marya Cheliga-Loewy, critique, auteur de théâtre et féministe polonaise exilé en France après 1880. Intervient au Congrès français et international du droit des femmes en 1889. Elle souhaite pérenniser les contacts pris en fondant la première association féministe internationale en France l'Union universelle des femmes. Elle participe à différentes associations féministes et pacifistes, crée le Théâtre féministe international, et le journal l'Almanach féministe.
Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
Cote :  Support :  Importance matérielle :  7 lettres Dimensions  Formats divers Présentation du contenu : Lettres à divers correspondants non identifiés et une lettre à M.L. Lacour (18 janvier 1896) : Elle demande un article sur sa pièce dans le Journal par Descaves "La pièce est libertaire, mordante, mais j'ai si peu de relations dans la presse... j'aurai Catulle Mendès sûrement mais c'est Bauër [Henry Bauër, communard, exilé en Nouvelle Calédonie sept ans] que je voudrais tant avoir à la répétition car il me semble que la pièce est selon ses idées". Août 1900 : "Merci chère madame c'est vraiment pas banal de votre part de vouloir rendre justice à une "ancienne" du féminisme. Eh bien oui, certes, bien avant tout le tremblement américain (si j'ose m'exprimer ainsi) j'ai fondé l'Union universelle des femmes, foyer de l'internationalisme s'il en fut, avec un bureau rue Cardinal Lemoine, où les féministes de tous les pays ont passé, ou Léopold Lacour lui -même a trouvé son chemin de Damas, car il est devenu féministe et internationaliste après avoir lu Bebel par moi prêté, ce qu'il confesse dans un article publié il y a huit ou sept ans. L'union marchait fort bien et fut la première société internationale en France. Ses assemblées générales furent aussi brillantes, aussi importantes que des congrès. Clémence Royer présidait, tous les journaux ont fait la première fois en France l'éloge de ce mouvement créé par une pauvre polonaise de bonne volonté et le Bulletin de l'Union universelle des femmes fut un lien entre les féministes de tous les pays. Malheureusement les frais de ce bureau, de ce bulletin illustré de la propagande ont mangé mes économies et je suis tombée malade de fatigue car ce fut un travail gigantesque. Alors, sachant, qu'il y a un conseil américain que Mme Bogelot en fait parti, qu'elle ont de l'argent en Amérique et que Mme Sewall  [Mary Wright Sewall, présidente du CIF, Conseil international des femmes] (qui est venue me rendre visite dans le bureau de l'Union en 1891 organise un Conseil français j'ai cessé les réunions et la publication du Bulletin et j'ai transporté ma propagande internationale dans les journaux et les revues françaises et étrangères. Le numéro de la Revue encyclopédique, les deux années de l'Almanach féministe, ont servi pas mal la cause de l'internationalisme, et puis l'oeuvre de l'Alliance universelle des femmes pour la paix que je sers de toute mon âme continue la propagande internationale de la façon vraiment efficace. Je possède de très curieux documents sur la question que je publierai un jour...". Une autre lettre non datée évoque son travail pour un congrès "A part les rapports des étrangères et la prostitution je ne peux me mêler de rien... L'admission de Mr Dissard dans la commission me dégoûte de tout ce travail. Cet individu qui n'a cessé de se moquer du congrès a été élu avec une unanimité (moins ma voix) si stupéfiante..;" Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : L.A.S. 3465-3471
Cote
Titre 7 lettres autographes signées
Date
Langue français
Support
Importance matérielle 7 lettres
Dimensions Formats divers
Présentation du contenu Lettres à divers correspondants non identifiés et une lettre à M.L. Lacour (18 janvier 1896) : Elle demande un article sur sa pièce dans le Journal par Descaves "La pièce est libertaire, mordante, mais j'ai si peu de relations dans la presse... j'aurai Catulle Mendès sûrement mais c'est Bauër [Henry Bauër, communard, exilé en Nouvelle Calédonie sept ans] que je voudrais tant avoir à la répétition car il me semble que la pièce est selon ses idées". Août 1900 : "Merci chère madame c'est vraiment pas banal de votre part de vouloir rendre justice à une "ancienne" du féminisme. Eh bien oui, certes, bien avant tout le tremblement américain (si j'ose m'exprimer ainsi) j'ai fondé l'Union universelle des femmes, foyer de l'internationalisme s'il en fut, avec un bureau rue Cardinal Lemoine, où les féministes de tous les pays ont passé, ou Léopold Lacour lui -même a trouvé son chemin de Damas, car il est devenu féministe et internationaliste après avoir lu Bebel par moi prêté, ce qu'il confesse dans un article publié il y a huit ou sept ans. L'union marchait fort bien et fut la première société internationale en France. Ses assemblées générales furent aussi brillantes, aussi importantes que des congrès. Clémence Royer présidait, tous les journaux ont fait la première fois en France l'éloge de ce mouvement créé par une pauvre polonaise de bonne volonté et le Bulletin de l'Union universelle des femmes fut un lien entre les féministes de tous les pays. Malheureusement les frais de ce bureau, de ce bulletin illustré de la propagande ont mangé mes économies et je suis tombée malade de fatigue car ce fut un travail gigantesque. Alors, sachant, qu'il y a un conseil américain que Mme Bogelot en fait parti, qu'elle ont de l'argent en Amérique et que Mme Sewall  [Mary Wright Sewall, présidente du CIF, Conseil international des femmes] (qui est venue me rendre visite dans le bureau de l'Union en 1891 organise un Conseil français j'ai cessé les réunions et la publication du Bulletin et j'ai transporté ma propagande internationale dans les journaux et les revues françaises et étrangères. Le numéro de la Revue encyclopédique, les deux années de l'Almanach féministe, ont servi pas mal la cause de l'internationalisme, et puis l'oeuvre de l'Alliance universelle des femmes pour la paix que je sers de toute mon âme continue la propagande internationale de la façon vraiment efficace. Je possède de très curieux documents sur la question que je publierai un jour...". Une autre lettre non datée évoque son travail pour un congrès "A part les rapports des étrangères et la prostitution je ne peux me mêler de rien... L'admission de Mr Dissard dans la commission me dégoûte de tout ce travail. Cet individu qui n'a cessé de se moquer du congrès a été élu avec une unanimité (moins ma voix) si stupéfiante..;"
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition L.A.S. 3465-3471
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