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2ème projet d'une église paroissiale pour la ville de Paris par Lusson : plan du rez-de-chaussée

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Médiathèque Louis Aragon. Le Mans, Sarthe Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Médiathèque Louis Aragon du Mans
Sous-titre Inventaire du fonds Adrien-Louis Lusson
Cote 1Aa1 – 11N6
Titre Fonds Adrien-Louis Lusson (1788-1864)
Origine Adrien-Louis Lusson
Date 1806-1864
Langue français
Support Papier différents grammages, calques
Importance matérielle volumes reliés, dossiers
Biographie ou histoire Adrien-Louis Lusson est natif de La Flèche (4 août 1788), où il effectue ses études secondaires. Il est issu d'une famille modeste, fléchoise depuis au moins trois générations. Installé à Paris vers 1806, il y poursuit des études d'architecture. Admis en 1809 à l'école des Beaux-Arts (matricule 126), il travaille sous la direction d'Abel Lahure, Charles Percier et Pierre François Léonard Fontaine. Il obtient 3 médailles, dont 2 d'argent en projets rendus, l'une décernée à l'école d'architecture (1812), l'autre par l'Académie d'architecture (1814), mais participe sans succès au concours du prix de Rome (vers 1812).
Attaché essentiellement à l'administration de la ville de Paris, Lusson y est tour à tour : sous-inspecteur puis inspecteur des Travaux publics (à partir de 1818) ; commissaire-voyer, architecte du service de l'Octroi (1822 à 1830) ; puis architecte des travaux publics (dès 1835). La construction du marché Saint-Germain (exécuté de 1813 à 1818) est le premier projet sur lequel il travaille. Nouvellement nommé sous-inspecteur des travaux publics, il est l'assistant de l'architecte Jean-Baptiste Blondel, qui l'associe en 1816 à la publicationPlan, coupe élévation et détails du nouveau marché St-Germain
A partir de 1825, il participe de près ou de loin à tous les grands programmes parisiens auxquels les architectes prennent part : restauration de monuments médiévaux, embellissement et aménagement de la ville, constructions économiques et rapides…
De ses projets parisiens, la construction de la Halle et des bureaux de l'Octroi rue Chauchat (9e arrondissement) sont les plus connus et cités. Lusson qui vient d'être nommé commissaire-voyer de première classe de Paris et architecte du service de l'octroi est désigné pour ce projet. La première pierre est posée le 3 mai 1822 et l'édifice achevé en 1825. Après sa fermeture, la halle est en partie transformée en église luthérienne de la Rédemption (1841) par l'architecte Gau qui ne conserve de Lusson que le gros œuvre. Le grand porche de la halle (encore visible aujourd'hui) est cependant salué comme l'un des plus typiques et des plus intéressants spécimens de l'architecture administrative parisienne sous la Restauration. 
Les travaux de transformation et d'aménagement de l'hôtel Vindé entre 1822 et 1834 (1 rue Grange-Bâtelière, aujourd'hui Drouot), de construction de la Cité Vindé ouverte en 1844 (au 17 actuel du Boulevard de la Madeleine) ainsi que d'immeubles boulevard de la Madeleine à Paris (maison du II, maison de monsieur Hautoy, de monsieur Belboeuf, du Vicomte de Mérinville), témoignent des rapports étroits que Lusson entretient avec le savant agronome et érudit Charles Gilbert Vicomte de Morel-Vindé (1759-1842) pour lequel il travaille. Avant ce projet, véritable opération immobilière, les deux hommes avaient déjà collaboré entre 1819 et 1824 à différents essais de constructions rurales, notamment d'une bergerie à la Celle-Saint-Cloud près de Versailles. Ils publient ensemble un Essai sur les constructions rurales économiques, qui vaut à Morel-Vindé d'être reçu à l'Académie des Sciences en 1824. L'apport de Lusson est important dans ce projet puisqu'il en exécute les détails de construction et établit les devis.
En 1861, dans le cadre du projet de construction de dix nouvelles églises lancé par l'administration municipale de Paris (1859), Lusson débute les travaux de l'église Saint-François-Xavier. C'est l'un des grands ouvrages parisiens conçu par lui qui subsiste encore aujourd'hui, bien que peu d'éléments du projet original soient encore visibles. Lusson entend mettre à profit les connaissances novatrices acquises durant sa formation combinant économie et rapidité d'exécution. Il publie un programme complet de tous les accessoires nécessaires à une église paroissiale réclamés par les usages et mœurs du XIXe. Mais, le bâtiment est achevé par l'architecte Joseph Uchard après la mort de Lusson en 1864. Uchard modifie les plans, notamment le projet novateur de circulation intérieure. 
D'autres projets parisiens de Lusson ne seront pas réalisés, mais nous sont connus à travers ses publications ou dessins originaux. Lusson participe ainsi au projet de restauration de deux chapelles latérales de la cathédrale Notre-Dame, dans le cadre plus vaste de restauration de l'édifice lancée par la Ville de Paris en 1825. Si la révolution de 1830 ajourne le projet, Lusson expose au salon des artistes français de 1827 ses dessins sous le titre Décoration d'une chapelle gothique, dédiée à Ste Clothilde, Reine de France.
En 1828, il s'investit sur le projet d'embellissement de la place Louis XVI (aujourd'hui place de la Concorde). Nommé architecte de la place en 1829, il remporte en 1830 le premier prix au concours ouvert pour la construction des fontaines qui doivent y prendre place. Différents plans sont réalisés : ceux de 1829 pour l'ouverture du concours et ceux sanctionnés par le Conseil Municipal de Paris en 1830. L'exécution du projet, inscrit dans une plus vaste réflexion sur le développement de la distribution de l'eau à Paris, est bloquée par la Révolution de juillet et annulée en 1834. Lusson expose ses dessins au Salon de 1831, Plan en relief des embellissements de la place […] et Modèle de fontaine […] ; et en prolongement propose au Salon de 1833 un Projet de trente fontaines pour l'embellissement de la ville de Paris. Il publie l'ensemble en 1835.
En 1846, il travaille au projet d'opéra pour la ville de Paris et publie articles et planches. Lusson réalise trois projets d'implantation différents dont un définitif qu'il publie en 1846 et 1847. Mais, la construction n'est mise au concours par décret qu'en 1860. Lusson alors âgé de 72 ans ne finit pas à temps son nouveau projet pour être exposé et donc jugé. Il réalise en 1861 un tirage de l'ensemble de ses dessins.
L'un des grands regrets de Lusson reste la non exécution de son projet de construction de l'église Saint-Eugène boulevard Poissonnière (9e arrondissement). En 1853, il est engagé par l'archevêque de Paris afin de construire une église provisoire au meilleur coût et en moins d'un an. Lusson entend mettre à profit le nouveau système de construction en fer, matériau encore peu utilisé à l'époque. Mais, les modifications envisagées sur ses plans d'origine par une nouvelle tutelle ecclésiastique, suivies d'une vive polémique, contraignent Lusson à se retirer du projet au profit de l'architecte Louis-Auguste Boileau en 1855. La même année Lusson justifie son travail dans une publication Plan, coupes, élévations et détails […] de l'église Saint-Eugène tels qu'ils avaient été adoptés, et dont l'exécution a été commencée en avril 1854. Deux ans plus tard, il demande dans son testament, à la ville de La Flèche, de construire une église sur les plans de Saint-Eugène, dernière volonté qui n'aboutira pas. 
Lusson travaille aussi en province sur des projets de maisons d'habitation, châteaux et autres édifices. C'est le cas du premier édifice qu'il conçoit et réalise à partir de 1818, la Halle ronde du Mans, dont la première pierre est posée en 1822. Le bâtiment qui ne répond plus aux besoins du commerce de la ville est détruit en 1883. Il réalise également la décoration de la salle et de la coupole du Théâtre à l'italienne de La Flèche (1839). Bien que résidant à Paris, Lusson garde des liens avec sa ville natale. Il se présente d'ailleurs sans succès aux élections législatives dans la circonscription de La Flèche en 1837 et 1842. Citons aussi le château de Voisin, de monsieur de Mérinville (famille de Morel-Vindé), la Chapelle du château de Conflans, le petit hôpital de Néris (Allier), des tombeaux au cimetière de l'Est, une fontaine à Nevers et d'autres encore. Certaines constructions restent néanmoins difficiles à attribuer avec certitude. 
Très attentif à faire connaître ses œuvres, à une époque ou l'édition d'architecture devient importante et permet de participer aux débats, Lusson publie tout au long de sa carrière la plupart de ses projets réalisés ou non. Certaines publications sont purement théoriques, d'autres très complètes attirent l'attention sur des projets pour lesquels Lusson souhaite donner son avis : projet decollège (1834), d'archevêché pour la ville de Paris (1837),de réunion du Louvre aux Tuileries en introduisant dans les plans de Percier et Fontaine la Bibliothèque royale et des galeries pour l'exposition des produits de l'industrie (1838). Le projet de construction d'une ligne de chemin-de-fer de Paris à l'Océan (1842) montre l'inscription de Lusson dans les projets novateurs de son temps, la première ligne française de chemin de fer n'a vu le jour qu'en 1837.
Lusson voyage aussi à travers l'Europe : Italie (1817-1818) où il rencontre le peintre Jean-Victor Schnetz qui réalise son portrait ; Angleterre (1826) ; Espagne (1833) ; Allemagne-Autriche (1841) ; Hollande et Belgique. Il en rapporte quantités de dessins, notes et plans d'édifices, réunis par lui dans des albums thématiques. Certaines études et projets sont remarqués aux Salons des artistes français à Paris : Monuments de la Sicile, palais et édifices de Naples (1827), Vue intérieure d'un couvent à Palerme (1831), Porte de Tolède et Bains arabes de Valence, (1834). Ces voyages donnent aussi lieux à des publications comme la Descriptionpittoresque de la Sicile, ou recueil des vues lithographiées d'après les dessins pris sur les lieux (1820) ouSouvenirs d'un voyage à Munich (1843), ville modèle en terme d'urbanisme, dont l'église néo-renaissance pourrait avoir inspiré Lusson pour Saint-François Xavier.
Il meurt à Rome en février 1864. Marié à Rose-Désirée Goulet (1819) il était père d'une fille, Victoire-Amélia décédée avant lui (1825-1854). Par testament, il lègue ses biens à la ville de La Flèche qui renonce au legs et l'ensemble de ses documents de travail à la bibliothèque de la ville du Mans « livres, manuscrits et tableaux », un ensemble d'une grande diversité transmis ainsi par lui à la postérité. Il était entre autres Membre fondateur de la Société centrale des architectes (1840).
Présentation du contenu Le fonds est constitué des dessins d’étude (plans d’architecture, relevés, vues de monuments et éléments de décors), réalisés par Adrien-Louis Lusson durant sa carrière ainsi que les travaux de divers auteurs (architectes ou ingénieurs des Ponts-et-Chaussées), réunis par Lusson à titre de documentation. 
S’y ajoutent la bibliothèque personnelle d'Adrien-Louis Lusson composée de ses publications et d’ouvrages de différents auteurs acquis par lui, une partie de sa correspondance et quelques éléments de mobilier et médailles. 
L’intérêt du fonds tient en partie à la diversité des pièces, que ce soit au plan des techniques (encre, crayon, gouache, fusain…), des supports utilisés (calques, canson…) ou des formats, depuis la simple esquisse jusqu'aux imposants dessins techniques.
- La partie « Projets » (346 entrées) comporte les dessins de travail réalisés par Lusson (vues de monuments, élévations, coupes, plans, détails et dessins ornementaux) qui témoignent de projets architecturaux (constructions ou restauration) réalisés par Lusson, à Paris comme en province, ou bien restés à l’état de projet, voire inachevés.
- La partie « Etudes » (140 entrées), pour partie conditionnée dans des albums par Lusson lui-même, comporte des dessins d’ornements (mosaïques, parquets, pavements), des plans ou vues de monuments (châteaux, maisons, église), des croquis, relatifs à l’architecture de France et de différents pays comme la Chine, l’Afrique, l’Italie et la Turquie, mais aussi des modèles d’architecture gothique ou romaine. 
- La partie « Voyages» (742 entrées) est composée de croquis de paysages, scènes de la vie quotidienne ou personnages, plans, vues de monuments, bas-reliefs, peintures. Elle témoigne des voyages de Lusson à travers l’Europe, que ce soit en Italie, partie la plus importante (204 entrées dont Naples, Rome, Pompéi), la Sicile (9 entrées), l’Angleterre (12 entrées) ou l’Espagne (166 entrées). Elle comporte également quelques albums constitués par Lusson lui-même « Voyage en Italie et en Sicile, Pompéi », « Voyage en Italie et en Sicile, Rome ».
- La partie « Documentation», comporte les dessins d’étude, sujets d’école, relevés, qui ne sont pas de la main de Lusson. Une partie comporte des travaux d’architectes (1145 entrées) qui concernent des édifices religieux, châteaux, palais, hôtels, immeubles, villas, maisons en France. Certains non localisés sont regroupés par type de bâtiment (boutiques, collège, commun, donjon, fontaine, halle, mairie, monuments commémoratifs, pavillon, jardins…), par type d’élément architectural décoratif et mobilier (applique, autel, cheminées, encadrement, porte, plafond….). L’autre partie concerne des travaux d’ingénieurs des Ponts-et-Chaussées, qu’ils soient sur terre (106 entrées : bornes et poteaux indicateurs, cantonniers, cartes et plans géographiques, fortifications, machines et instruments..), ou rattachés à l’hydrographie (205 entrées : aqueducs, arsenal, barrage, bonde, canaux, citerne, digue, écluse, phare, pont, puits, réservoir), ainsi que d'autres auteurs.
- La partie «Bibliothèque » (180 titres) correspond aux publications léguées par Lusson ainsi que des albums de dessins, qui ont été intégrés au fonds de la bibliothèque du Mans. On y trouve des ouvrages d'art, de voyage, de littérature, de sciences, de droit... Ils éclairent les centres d'intérêt et l'oeuvre de Lusson.
- La partie « Documents de provenance incertaine» (289 entrées) comporte des documents retrouvés après l'inventaire. Elle est constituée de dessins (plans, coupes, élévations) sur canson ou calques, et de gravures. Deux chemises concernent le théâtre de Dijon, avec 37 dessins du théâtre et 117 de théâtres de Paris ou de province ainsi que des gravures. Un deuxième ensemble (85 entrées) est composé de dessins et de quelques gravures qui concernent des théâtres parisiens (salle de l'opéra, théâtre de Vaudeville, des variétés, de Louvois…) et de province (Dijon, Marseille, Strasbourg, Epinal, Lyon). S'y ajoute un ensemble de gravures anciennes sur divers sujets (paysages, ornements, sujets religieux...).
- La partie « Enrichissements » (6 lettres manuscrites), comporte des documents acquis ultérieurement, qui ne font donc pas partie du legs Lusson, mais qui le complètent. C'est le cas de la correspondance de Lusson avec le Comte de La Bouillerie.
Classement

Les dessins originaux, pour la plupart entassés dans le plus grand désordre dans les magasins de la bibliothèque, ont été reclassés et reconditionnés en chemises et sous-chemises thématiques dans un meuble spécifique, lors de l'inventaire papier du fonds réalisé par Anne-Bénédicte Martineau (Mémoire de Maîtrise, 1981). L'ordre des pièces, sauf numérotation ou tout autre signe distinctif, n'est pas forcément celui d'origine. L'ordre chronologique des projets et des voyages de Lusson a été respecté.

Lors de ce travail les dessins de Lusson ont été séparés de ceux d'autres architectes ou ingénieurs.

Chaque pièce, sauf celles repérées ultérieurement, possède un numéro d'inventaire inscrit au verso (cote commençant par inv.). Certaines pièces (albums, dessins isolés, cartons à dessins) dispersées dans le fonds général après le legs portent plusieurs cotes : celui du fonds d'intégration, celui de l'inventaire et parfois une cote plus ancienne non identifiée, qui pourrait correspondre à la classification de la bibliothèque de Lusson.

Des chemises ou sous-chemises cartonnées d'origine, réalisées par Lusson et reconnaissables aux inscriptions de sa main, ont été conservées. Sauf documents numérotés ou reliés, l'ordre des pièces à l'intérieur n'est pas forcément celui d'origine. Des documents ont pu être ajoutés ou d'autres enlevés.

Un travail de repérage des ouvrages de la bibliothèque Lusson a été mené en 2019, à partir de l'état estimatif du legs Lusson réalisé en 1865 par le conservateur de la bibliothèque, ainsi qu'à l'aide du registre des entrées de la bibliothèque du Mans. Ces ouvrages qui étaient dispersés dans les collections générales de la médiathèque depuis le legs portent une cote qui correspond au fonds d'intégration (1er, 2e et 3e supplément, Maine ou fonds ancien), ainsi que le numéro d'ordre de l'état estimatif du legs de 1865.

Une note de provenance a été introduite dans le catalogue informatique de la bibliothèque pour chaque ouvrage repéré avec la mention "Legs Lusson, 1864".

Modalités d'acquisition Don de Adrien-Louis Lusson en 1864.
Lègue par testament olographe en date du 22 décembre 1857. Le 8 août 1864, le Conseil Municipal autorise le Maire à accepter, au nom de la Ville, le legs qui est déposé à la bibliothèque du Mans par Mme Veuve Lusson. Le 23 septembre 1865 le préfet de la Sarthe autorise la ville du Mans à accepter le legs.
Informations sur l'évaluation Pour des raisons de conservation, certains supports (chemises cartonnées ou cartons acides sur lesquels étaient collés des dessins) qui ne comportaient aucune indication de la main de A.-L. Lusson ont été éliminés.
Documents séparés

Une partie du fonds Lusson est conservé au Musée de Tessé (Le Mans) : 48 aquarelles et dessins, un portrait peint de Lusson par Victor Schnetz à Rome en 1817, ainsi que 5 médailles.

Des sources complémentaires liées au fonds sont conservées aux Archives municipales du Mans, ainsi qu'aux Archives départementales de la Sarthe qui concernent notamment le legs Lusson et son état estimatif, ainsi que le projet de construction de la halle du Mans (voir l'inventaire du fonds réalisé par Anne-Bénédicte Martineau).

Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Médiathèque Louis Aragon du Mans, fonds Adrien-Louis Lusson.

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Médiathèque Louis Aragon du Mans
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2018
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Notes
Présentation du contenu
Titre Projets
Description du contenu
Titre Projets non réalisés
Titre Paris
Cote 3e st GF° 1142
Titre Église Saint-Eugène
Date entre 1853 et 1855
Langue français
Présentation du contenu

Dessins liés au projet de construction de l’église Saint-Eugène, paroisse du faubourg Poissonnière à Paris. L’autorisation impériale d’établissement d’une église sous l’invocation de Saint-Eugène (décret d’érection) est donnée le 6 mars 1854 et l’église est inaugurée le 20 décembre 1855. Elle se situe à la place du bâtiment des Menus-Plaisirs, au croisement de la rue Sainte-Cécile et du boulevard du Conservatoire.  
La commande d’origine visant à construire une église provisoire à moindre coût va évoluer vers la réalisation d’une église dans le style gothique de la fin du 13ème siècle, avec emploi novateur de fonte et de fer pour remplacer piliers et nervures de pierre. Saint-Eugène sera ainsi la première église de France à exploiter de manière visible et affirmée ces deux matériaux, qui marquent l’architecture du 19ème siècle.
La participation de A. L. Lusson sur ce projet ne s’inscrit pas dans le cadre d’un concours ouvert mais plutôt d’engagements successifs : se reporter aux travaux de A. B. Martineau ; au mémoire de Maîtrise de Lucas Bougeneaux «Adrien-Louis Lusson, projet d’église Saint-Eugène de Paris (1854) […] », Le Mans Université, 2019 (Maine F° 7029) ; à l’ouvrage de G. Jubert  «Saint-Eugène au faubourg Poissonnière», Paris, Téqui, 2007.
Si les sources sont rares il ressort des différentes études citées précédemment que A. L. Lusson aurait proposé un projet accepté par l’archevêque Marie-Dominique-Auguste Sibour en janvier 1854, projet remis en question par l’abbé Joseph Coquand, fraîchement nommé curé de la nouvelle paroisse et par là même directeur des travaux d'édification. En désaccord avec les nouvelles demandes de l’abbé, A. L. Lusson aurait décidé d’abandonner le chantier repris en main (en avril 1854) par l’architecte Louis Auguste Boileau qui va réaliser l’édifice sur un nouveau plan. 
Au cœur d’une vive polémique, les deux architectes vont revenir sur les conditions de leur participation et revendiquer la paternité de l’introduction du nouveau système de structure en fer pour la construction de l’église à travers différentes publications : A. L. Lusson dans l’ouvrage «Plans, coupes, élévations de l’église […] de Saint Eugène […]», Paris, A. L. Lusson, 1855 ; L. A. Boileau dans l’ouvrage de Delbrouck J-L «L’église Saint-Eugène à Paris : vues et description», Paris, 1856.

Les dessins conservés dans le fonds du Mans rendent compte des différents projets envisagés par A. L. Lusson : église de style néo-classique en pierre ; édifice de style gothique rayonnant façon 13ème siècle avec plusieurs projets de façade ; édifice adoptant un plan basilical sans transept, élevé sur deux niveaux comportant une tribune ouverte au deuxième se rapprochant de la version finale, présentée dans la publication de 1855. Seul un des dessins (plan général) porte la mention "2ème projet". Nous avons choisi de présenter les dessins dans l'ordre supposé des différents projets de A. L. Lusson, d'abord les dessins correspondant à un premier projet d'édifice de style néo-classique, puis les différentes proposition adoptant le style gothique (dans l'ordre : plan, façade principale, façade latérale, coupe pour chaque partie). Ce classement ne correspond pas à la numérotation ancienne qui figure sur les dessins de A. L. Lusson et que nous avons reporté entre parenthèses à la fin de la cote.

Les dessins de ce dossier ne sont pas datés, mais on peut situer leur réalisation entre le lancement du projet de construction d'églises à Paris (1852) et la publication de A. L. Lusson (1855), donc vers 1853-1854 voir début 1855. 
La chemise dans laquelle sont conditionnés les dessins de A. L. Lusson renferme également des pièces qui ne sont pas de la main de A. L. Lusson et qui sont présents à titre de documentation. Une sous-chemise renferme 4 plans d'églises pour des villes de province réalisés par A. L. Lusson et traités dans la partie "Etudes" de cet inventaire.

Classement

L’ensemble était conditionné dans une chemise cartonnée en papier bleuté (19ème), certainement réalisée par A. L. Lusson. Comme d’autres chemises du fonds Lusson, elle présente sur le plat supérieur, une étiquette cordiforme collée comprenant un titre manuscrit à l’encre «Projet d’une église paroissiale pour la ville de Paris, A. L. Lusson » avec une ancienne cote de la BM du Mans (GF 148) et le numéro de classification que l’on retrouve dans le registre d’entrée du fonds Lusson à la médiathèque (2080). L'ensemble des pièces a été restauré et reconditionné sous pochette mylar en 2020.

Les dessins ne figurent pas dans l’inventaire de A. B. Martineau. Cette chemise cartonnée était en effet isolée du reste du fonds Lusson et rangée dans les fonds anciens sous la cote 3e st GF° 1142. Ceux-ci n’ont donc pas de cote d’inventaire, ils portent néanmoins un numéro d’ordre manuscrit que l’on peut attribuer au bibliothécaire en charge des documents au moment de leur entrée dans les fonds du Mans. Un numéro d'ordre (au crayon) a également été ajouté au moment du présent inventaire pour toutes les pièces non numérotées.

Titre Dessins réalisés par A. L. Lusson
Catalogue général des manuscrits
Cote :  3e st GF° 1142 (2) Support :  Papier fin collé sur carton Importance matérielle :  1 feuille Technique :  Encre noire, lavis rose, crayon de bois Dimensions  544 x 243 mm pour le dessin sur papier fin Particularités :  5 mm pour 1 mètre, soit 1:200 Présentation du contenu : Ce plan avec distribution intérieure présente un édifice bien différent de celui considéré comme définitif et que publie A. L. Lusson en 1855. Contrairement à ce dernier qui offre la forme d'un parallélogramme rectangle imitant les basiliques chrétiennes, le plan ici commenté présente une forme en croix latine au transept peu saillant. L'édifice se termine par un choeur absidial avec une chapelle axiale dédiée à la vierge. Cette chapelle est masquée par l'abside intérieure recevant le choeur liturgique et son maître-autel. Le tout est entouré par un déambulatoire. Sur les bas-côtés de la nef, comme dans le projet publié par A. L. Lusson, se déploie une alternance de chapelles et de confessionnaux. 
Au niveau de l'abside, on distingue des tracés divers au crayon de bois laissés par l'architecte. 
Cote 3e st GF° 1142 (2)
Titre 2ème projet d'une église paroissiale pour la ville de Paris par Lusson : plan du rez-de-chaussée
Date entre 1853 et 1854
Langue français
Support Papier fin collé sur carton
Importance matérielle 1 feuille
Technique Encre noire, lavis rose, crayon de bois
Dimensions 544 x 243 mm pour le dessin sur papier fin
Particularités 5 mm pour 1 mètre, soit 1:200
Présentation du contenu Ce plan avec distribution intérieure présente un édifice bien différent de celui considéré comme définitif et que publie A. L. Lusson en 1855. Contrairement à ce dernier qui offre la forme d'un parallélogramme rectangle imitant les basiliques chrétiennes, le plan ici commenté présente une forme en croix latine au transept peu saillant. L'édifice se termine par un choeur absidial avec une chapelle axiale dédiée à la vierge. Cette chapelle est masquée par l'abside intérieure recevant le choeur liturgique et son maître-autel. Le tout est entouré par un déambulatoire. Sur les bas-côtés de la nef, comme dans le projet publié par A. L. Lusson, se déploie une alternance de chapelles et de confessionnaux. 
Au niveau de l'abside, on distingue des tracés divers au crayon de bois laissés par l'architecte. 
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