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Lettre autographe signée à Marguerite Moreno [Paris, 14 juin 1926]

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Cote A à H
Titre Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
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Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", de notices de libraires et de catalogues de ventes ainsi que de notices des bases Data Bnf et Wikipédia
Présentation du contenu
Titre Colette
Biographie ou histoire Sidonie-Gabrielle Colette, née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye et morte le 3 août 1954 à Paris, est une femme de lettres française, connue surtout comme romancière, mais qui fut aussi mime, actrice et journaliste
Index

 - Femmes écrivains

 - Willy [Auteur]

Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
Cote :  091 COL Res Support :  Importance matérielle :  6 pages + enveloppe Dimensions  Présentation du contenu : "Ce que je fais ? Je jure tous les jours de t'écrire"... Elle et Maurice Goudeket ont dîné hier avec les Bloch-Levalois : "J'ai communiqué à Bernard mes derniers projets, projets auxquels j'ai difficilement amené Maurice : je veux louer mon hôtel. Ceci n'est pas difficile, le chien, c'est de trouver à me loger". Andrée [Bloch-Levalois, ancienne maîtresse de Goudeket] lui a paru gaie et calmée : "Maurice craignait que je visse un pareil changement avec mélancolie, quelle erreur ! Il ne sait pas combien des créatures telles que nous sommes s'enrichissent chaque fois qu'elles peuvent changer de pays, de maison, de peau pourvu qu'elle emportent avec elles le nécessaire, -leur nécessaire". Elle espère que Marguerite ne passe pas dix heures par jour à travailler : "Je ne te plaindrai jamais assez. C'est une lutte si sombre, celle qui use une griffe sur un papier. Et sans témoins, et sans soigneurs. Et sans passion. Et il y a la source bleue à côté, l'appel des paons, l'odeur de l'air. C'est très triste". Quant à elle, elle n'a travaillé qu'à un sketch pour le couturier Lucien Lelong, "travaillé contre trois vedettes : Boucher, Raimu, Maud". Léo [Léopold Marchand] est "à bout de nerfs à cause de la Châtelaine du Liban qu'on lui refuse... après l'avoir tourmenté de demandes de modifications" ; il est parti à pied de Rouen à Honfleur en 3 ou 4 jours, "sous des averses et du soleil... il revient ravi, détendu, prêt à recommencer. Quel luxe, à présent, que le voyage à pied !"... Elle décrit la fête du couturier Lucien Lelong, qui a été épatante : "Le toit-jardin, son jazz-band perché sur des cheminées, les fontaines lumineuses sur le même toit, les rampes extérieures et les remparts d'hortensias naturels"... tout était étonnant. "Le sketch a très bien marché, et dès que la politesse me permit de quitter une table de souper grand-ducale, - j'ai été me coucher avec une ivresse qui ne devait rien au champagne"... Maurice est d'aplomb, remis d'une longue crise paludéenne. Sa fille est auprès d'elle : hier soir je l'ai présentée à Andrée et Bernard, ainsi que la chatte. "Fille et chatte ont obtenu le succès qu'elles méritent". Jouvenel est rentré à Paris, et abandonne le "travail en Syrie"... Elle doit partir pour Saint-Germain avec sa fille Colette, et elle quitte son amie avec la sensation d'avoir encore tant à lui dire : "C'est une illusion qu'on a avec ceux seulement dont on aime la présence silencieuse autant que la parole.... Je t'embrasse, ma chère âme, autant que je t'aime".. Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : N° d'inventaire 3021, achat Thierry Bodin, Les Autographes en 2020
Cote 091 COL Res
Titre Lettre autographe signée à Marguerite Moreno [Paris, 14 juin 1926]
Date 14 juin 1926
Langue français
Support
Importance matérielle 6 pages + enveloppe
Dimensions
Présentation du contenu "Ce que je fais ? Je jure tous les jours de t'écrire"... Elle et Maurice Goudeket ont dîné hier avec les Bloch-Levalois : "J'ai communiqué à Bernard mes derniers projets, projets auxquels j'ai difficilement amené Maurice : je veux louer mon hôtel. Ceci n'est pas difficile, le chien, c'est de trouver à me loger". Andrée [Bloch-Levalois, ancienne maîtresse de Goudeket] lui a paru gaie et calmée : "Maurice craignait que je visse un pareil changement avec mélancolie, quelle erreur ! Il ne sait pas combien des créatures telles que nous sommes s'enrichissent chaque fois qu'elles peuvent changer de pays, de maison, de peau pourvu qu'elle emportent avec elles le nécessaire, -leur nécessaire". Elle espère que Marguerite ne passe pas dix heures par jour à travailler : "Je ne te plaindrai jamais assez. C'est une lutte si sombre, celle qui use une griffe sur un papier. Et sans témoins, et sans soigneurs. Et sans passion. Et il y a la source bleue à côté, l'appel des paons, l'odeur de l'air. C'est très triste". Quant à elle, elle n'a travaillé qu'à un sketch pour le couturier Lucien Lelong, "travaillé contre trois vedettes : Boucher, Raimu, Maud". Léo [Léopold Marchand] est "à bout de nerfs à cause de la Châtelaine du Liban qu'on lui refuse... après l'avoir tourmenté de demandes de modifications" ; il est parti à pied de Rouen à Honfleur en 3 ou 4 jours, "sous des averses et du soleil... il revient ravi, détendu, prêt à recommencer. Quel luxe, à présent, que le voyage à pied !"... Elle décrit la fête du couturier Lucien Lelong, qui a été épatante : "Le toit-jardin, son jazz-band perché sur des cheminées, les fontaines lumineuses sur le même toit, les rampes extérieures et les remparts d'hortensias naturels"... tout était étonnant. "Le sketch a très bien marché, et dès que la politesse me permit de quitter une table de souper grand-ducale, - j'ai été me coucher avec une ivresse qui ne devait rien au champagne"... Maurice est d'aplomb, remis d'une longue crise paludéenne. Sa fille est auprès d'elle : hier soir je l'ai présentée à Andrée et Bernard, ainsi que la chatte. "Fille et chatte ont obtenu le succès qu'elles méritent". Jouvenel est rentré à Paris, et abandonne le "travail en Syrie"... Elle doit partir pour Saint-Germain avec sa fille Colette, et elle quitte son amie avec la sensation d'avoir encore tant à lui dire : "C'est une illusion qu'on a avec ceux seulement dont on aime la présence silencieuse autant que la parole.... Je t'embrasse, ma chère âme, autant que je t'aime"..
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition N° d'inventaire 3021, achat Thierry Bodin, Les Autographes en 2020
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