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Lettre autographe signée à  Jules Uhry, avocat, Paris le 13 février 1908

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Cote I à Q
Titre Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", des notices des bases Data Bnf et Wikipédia et de notices de Libraires et de catalogues de ventes
Présentation du contenu
Titre Petit, Gabrielle
Biographie ou histoire 1860-1952. Féministe, militante anticléricale et libertaire. Elle collabore à La Fronde puis fonde le journal La femme affranchie. Dans ses articles et dans lors de nombreuses conférences, elle dénonce le traitement policier de la prostitution, les méfaits du militarisme (ce qui lui vaudra des procès) elle prône la limitation des naissances,défend les revendications ouvrières. Elle rejoint dans les années 30 une communauté libertaire dans le Lot.
Présentation du contenu 43 documents : 17 LAS à Marguerite Durand, 1 à Jules Uhry, 1 LAS, 2 tracts, 1 carte lettre, 3 brouillons, 5 télégrammes et 12 lettres reçues dont 11 de Jules Uhry, avocat
Description du contenu
Titre Lettres de Gabrielle Petit à Marguerite Durand et Jules Uhry
Présentation du contenu La transcription respecte l'orthographe des originaux
Catalogue général des manuscrits
Cote :  091 PET m.f. Support :  Importance matérielle :  3 pages Dimensions  Présentation du contenu : "Je viens vous prier de demander au Ministre de la justice de m'accorder quelques jours pour faire les deux jours de contrainte pour les 226 de frais de mon procès, car je suis vraiment souffrante, en plus de ma bronchite, je me suis brulée le pied gauche avec de l'eau bouillante, hier. et ne peu pas mettre de chaussures. J'ai déjeuné avec Madame Marguerite Durand mardi, elle est admirable de bonté pour moi, et aussi pour beaucoup d'autres ce qui fait qu'elle est souvent importunée et par conséquent très occupée. Vous me rendriez service d'aller la voir, elle se fera un plaisir d'appuier ma demande. J'en suis réduite à aller coucher à l'hotellerie de l'Armée du salut, 0,50 par nuit, 14 rue fontaine au roy. Mon journal est détruit, plus de domicile, plus rien, et en plus souffrante. Il me semble que c'est sufisant, à moins qu'on ne veuille m'achever. Cet avertissement a été expédié le 13 décembre pourquoi ne me l'a-t-on pas remis en prison, j'aurais fait 2 jours de plus tant que j'y étais. Je vous prie de signaler au Ministre de la justice, les abus de pouvoirs du directeur de la prison de Nancy. Le ministre doit exiger que le directeur de la prison lui remette une lettre de moi adressée à Madame Marguerite Durand, il m'a mis en cellule 34 jours pour cette lettre qui est un résumé de la tyrannie, de la méchanceté de cet homme envers moi, il faut savoir si il à le droit de punir à sa guise. Il a gardé également plusieurs lettres qu'il devait me rendre à ma sortie. Une de Monsieur Chalmendrey, seule celle de Mme Marguerite Durand est très interressante et écrasante pour lui, ce n'est pas moi qui devais aller en cellule mais lui qui méritait un savon. C'est pourquoi il refusera de la donner. Seulement puisqu'il m'a puni. Il faudra qu'il prouve que ma lettre mérité cette punition aussi dure. Je tiens à signaler au Ministre de la justice, que les prisonnières réclament les religieuses tout haut, disant que jamais elles n'ont été aussi durement traitées qu'actuellement. Je suis prête à signale des faits et des noms. Je vous écris au galop et compte sur vous pour cette démarche, si non j'attendrai que l'on vienne de nouveau m'arreter en pleine rue. Aussitôt que je pourrais marcher j'irai vous voir à l'Humanité, Merci et salut fraternel" Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 
Cote 091 PET m.f.
Titre Lettre autographe signée à  Jules Uhry, avocat, Paris le 13 février 1908
Date 13 février 1908
Langue français
Support
Importance matérielle 3 pages
Dimensions
Présentation du contenu "Je viens vous prier de demander au Ministre de la justice de m'accorder quelques jours pour faire les deux jours de contrainte pour les 226 de frais de mon procès, car je suis vraiment souffrante, en plus de ma bronchite, je me suis brulée le pied gauche avec de l'eau bouillante, hier. et ne peu pas mettre de chaussures. J'ai déjeuné avec Madame Marguerite Durand mardi, elle est admirable de bonté pour moi, et aussi pour beaucoup d'autres ce qui fait qu'elle est souvent importunée et par conséquent très occupée. Vous me rendriez service d'aller la voir, elle se fera un plaisir d'appuier ma demande. J'en suis réduite à aller coucher à l'hotellerie de l'Armée du salut, 0,50 par nuit, 14 rue fontaine au roy. Mon journal est détruit, plus de domicile, plus rien, et en plus souffrante. Il me semble que c'est sufisant, à moins qu'on ne veuille m'achever. Cet avertissement a été expédié le 13 décembre pourquoi ne me l'a-t-on pas remis en prison, j'aurais fait 2 jours de plus tant que j'y étais. Je vous prie de signaler au Ministre de la justice, les abus de pouvoirs du directeur de la prison de Nancy. Le ministre doit exiger que le directeur de la prison lui remette une lettre de moi adressée à Madame Marguerite Durand, il m'a mis en cellule 34 jours pour cette lettre qui est un résumé de la tyrannie, de la méchanceté de cet homme envers moi, il faut savoir si il à le droit de punir à sa guise. Il a gardé également plusieurs lettres qu'il devait me rendre à ma sortie. Une de Monsieur Chalmendrey, seule celle de Mme Marguerite Durand est très interressante et écrasante pour lui, ce n'est pas moi qui devais aller en cellule mais lui qui méritait un savon. C'est pourquoi il refusera de la donner. Seulement puisqu'il m'a puni. Il faudra qu'il prouve que ma lettre mérité cette punition aussi dure. Je tiens à signaler au Ministre de la justice, que les prisonnières réclament les religieuses tout haut, disant que jamais elles n'ont été aussi durement traitées qu'actuellement. Je suis prête à signale des faits et des noms. Je vous écris au galop et compte sur vous pour cette démarche, si non j'attendrai que l'on vienne de nouveau m'arreter en pleine rue. Aussitôt que je pourrais marcher j'irai vous voir à l'Humanité, Merci et salut fraternel"
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
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