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Lettre autographe signée à Chère Madame et amie [Marguerite Durand], Paris, 1 rue du pressoir le 27 avril 1908

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Cote I à Q
Titre Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", des notices des bases Data Bnf et Wikipédia et de notices de Libraires et de catalogues de ventes
Présentation du contenu
Titre Petit, Gabrielle
Biographie ou histoire 1860-1952. Féministe, militante anticléricale et libertaire. Elle collabore à La Fronde puis fonde le journal La femme affranchie. Dans ses articles et dans lors de nombreuses conférences, elle dénonce le traitement policier de la prostitution, les méfaits du militarisme (ce qui lui vaudra des procès) elle prône la limitation des naissances,défend les revendications ouvrières. Elle rejoint dans les années 30 une communauté libertaire dans le Lot.
Présentation du contenu 43 documents : 17 LAS à Marguerite Durand, 1 à Jules Uhry, 1 LAS, 2 tracts, 1 carte lettre, 3 brouillons, 5 télégrammes et 12 lettres reçues dont 11 de Jules Uhry, avocat
Description du contenu
Titre Lettres de Gabrielle Petit à Marguerite Durand et Jules Uhry
Présentation du contenu La transcription respecte l'orthographe des originaux
Catalogue général des manuscrits
Cote :  091 PET m.f. Support :  Importance matérielle :  2 pages Dimensions  Présentation du contenu : "Je ne suis pas venue vous voir depuis mon retour de Rouen car j'ai eu trop de chagrin de trouver, tout mon pauvre petit ménage, linge, habits, tout tout pourri, manger aux vers, livres, brochures, dans des sacs à charbons. C'est honteux et dégoutant de saleté, c'est pire que si j'avais subit un incendi. Ha les coquins, a les bandits ! je l'avais gagné sous, à sous, j'ai vendu le pardessu de mon fils 2 f. pour manger, et lui à passé tout l'hiver sans rien. Le lit et le sommier de mon fils à été tellement abîmé que le marchand n'a pas même voulu en donner 2 sous. J'ai du le donner pour rien, j'ai un domicile j'usqu'au 8 juillet et chaque jours amène son pain. Je n'ai plus rien ! mais il me reste ce qu'on ne me prendra jamais de l'énergie !! et le souvenir que vous avez été bonne. Les hommes sont lâches, lâches, je vais à Alençon vendredi, j'irai peut-être vous voir la semaine prochaine après les élections, parceque j'ai une idée pour le ballotage. Veuillez agréer mes respectueuses salutations et mes bons souvenirs, vous et Léonie Rouzade, vous êtes mes seules et vraies amies." Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 
Cote 091 PET m.f.
Titre Lettre autographe signée à Chère Madame et amie [Marguerite Durand], Paris, 1 rue du pressoir le 27 avril 1908
Date 27 avril 1908
Langue français
Support
Importance matérielle 2 pages
Dimensions
Présentation du contenu "Je ne suis pas venue vous voir depuis mon retour de Rouen car j'ai eu trop de chagrin de trouver, tout mon pauvre petit ménage, linge, habits, tout tout pourri, manger aux vers, livres, brochures, dans des sacs à charbons. C'est honteux et dégoutant de saleté, c'est pire que si j'avais subit un incendi. Ha les coquins, a les bandits ! je l'avais gagné sous, à sous, j'ai vendu le pardessu de mon fils 2 f. pour manger, et lui à passé tout l'hiver sans rien. Le lit et le sommier de mon fils à été tellement abîmé que le marchand n'a pas même voulu en donner 2 sous. J'ai du le donner pour rien, j'ai un domicile j'usqu'au 8 juillet et chaque jours amène son pain. Je n'ai plus rien ! mais il me reste ce qu'on ne me prendra jamais de l'énergie !! et le souvenir que vous avez été bonne. Les hommes sont lâches, lâches, je vais à Alençon vendredi, j'irai peut-être vous voir la semaine prochaine après les élections, parceque j'ai une idée pour le ballotage. Veuillez agréer mes respectueuses salutations et mes bons souvenirs, vous et Léonie Rouzade, vous êtes mes seules et vraies amies."
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
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