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Lettre autographe signée à Chère et amie  [Marguerite Durand], Nancy à l'imprimerie ouvrière 68 rue de la hache 3 février 1908

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Cote I à Q
Titre Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", des notices des bases Data Bnf et Wikipédia et de notices de Libraires et de catalogues de ventes
Présentation du contenu
Titre Petit, Gabrielle
Biographie ou histoire 1860-1952. Féministe, militante anticléricale et libertaire. Elle collabore à La Fronde puis fonde le journal La femme affranchie. Dans ses articles et dans lors de nombreuses conférences, elle dénonce le traitement policier de la prostitution, les méfaits du militarisme (ce qui lui vaudra des procès) elle prône la limitation des naissances,défend les revendications ouvrières. Elle rejoint dans les années 30 une communauté libertaire dans le Lot.
Présentation du contenu 43 documents : 17 LAS à Marguerite Durand, 1 à Jules Uhry, 1 LAS, 2 tracts, 1 carte lettre, 3 brouillons, 5 télégrammes et 12 lettres reçues dont 11 de Jules Uhry, avocat
Description du contenu
Titre Lettres de Gabrielle Petit à Marguerite Durand et Jules Uhry
Présentation du contenu La transcription respecte l'orthographe des originaux
Catalogue général des manuscrits
Cote :  091 PET m.f. Support :  Importance matérielle :  2 pages Dimensions  Présentation du contenu : "Je connais trop votre bonté et votre dévouement pour songer que vous n'avez pas fait l'impossible pour m'arracher à la meute que je cravache depuis quelques années , comme ils le méritent. Si je suis vivante ce n'est pas que le directeur de la prison n'aie fait tout son possible pour m'achever quand je vous dirai sa conduite envers moi vous serez édifier. Il a gardé une lettre qui vous était destinée dans laquelle je vous disais en résumé quelques uns de ces procédés ((et depuis que je suis sortie j'en aie appris d'autres)). Mais il faudra absolument qu'il montre cette lettre afin que je sache s'il a le droit de s'ériger en juge et de me mettre 34 jours dans une cellule infect et mortelle de fraicheur. J'ai dormis plus de 10 nuits avec 3 degrés au desus de zéro. Cet homme est indigne d'avoir une figure humaine. Je suis sortie sans le sous avec des habits du mois d'août des chaussures trouées. Je n'ai pas de domicile. pas d'emplois. Je ne peu donc que faire des conférences, j'en ai fait une hier pour leur montrer que je ne suis pas de celles qu'on effraie et que ce n'est pas en me martyrisant que l'on me calmera bien au contraire. Je vais faire trois ou 4 conférences cette semaine et ensuite j'espère avoir de quoi rentrer à Paris, labas j'en ferais quelques unes pour me procurer de quoi aller voir mon fils, lui apporter des couvertures et ses habits d'hiver, il a été malade aussi, ensuite j'irai droit devant moi, faire des conférences tous les jours, jusqu'à ma mort parce que l'ignorance des femmes françaises et un mal social effrayant, honteux. Dérangée plusieurs fois, je ne sais plus ce que j'écris, j'ai eu froid hier après ma conférence et ce matin j'ai mal à la gorge et ne peu plus causer. Dans ce pays les femmes sont malheureuses, très résignées il faudrait une propagande suivie. A bientôt le plaisir de vous voir et de vous remercier..." Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 
Cote 091 PET m.f.
Titre Lettre autographe signée à Chère et amie  [Marguerite Durand], Nancy à l'imprimerie ouvrière 68 rue de la hache 3 février 1908
Date 3 février 1908
Langue français
Support
Importance matérielle 2 pages
Dimensions
Présentation du contenu "Je connais trop votre bonté et votre dévouement pour songer que vous n'avez pas fait l'impossible pour m'arracher à la meute que je cravache depuis quelques années , comme ils le méritent. Si je suis vivante ce n'est pas que le directeur de la prison n'aie fait tout son possible pour m'achever quand je vous dirai sa conduite envers moi vous serez édifier. Il a gardé une lettre qui vous était destinée dans laquelle je vous disais en résumé quelques uns de ces procédés ((et depuis que je suis sortie j'en aie appris d'autres)). Mais il faudra absolument qu'il montre cette lettre afin que je sache s'il a le droit de s'ériger en juge et de me mettre 34 jours dans une cellule infect et mortelle de fraicheur. J'ai dormis plus de 10 nuits avec 3 degrés au desus de zéro. Cet homme est indigne d'avoir une figure humaine. Je suis sortie sans le sous avec des habits du mois d'août des chaussures trouées. Je n'ai pas de domicile. pas d'emplois. Je ne peu donc que faire des conférences, j'en ai fait une hier pour leur montrer que je ne suis pas de celles qu'on effraie et que ce n'est pas en me martyrisant que l'on me calmera bien au contraire. Je vais faire trois ou 4 conférences cette semaine et ensuite j'espère avoir de quoi rentrer à Paris, labas j'en ferais quelques unes pour me procurer de quoi aller voir mon fils, lui apporter des couvertures et ses habits d'hiver, il a été malade aussi, ensuite j'irai droit devant moi, faire des conférences tous les jours, jusqu'à ma mort parce que l'ignorance des femmes françaises et un mal social effrayant, honteux. Dérangée plusieurs fois, je ne sais plus ce que j'écris, j'ai eu froid hier après ma conférence et ce matin j'ai mal à la gorge et ne peu plus causer. Dans ce pays les femmes sont malheureuses, très résignées il faudrait une propagande suivie. A bientôt le plaisir de vous voir et de vous remercier..."
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
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