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Lettre autographe signée à Chère Madame et amie [Marguerite Durand], Prison de Nancy le 5 décembre 1907

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Cote I à Q
Titre Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", des notices des bases Data Bnf et Wikipédia et de notices de Libraires et de catalogues de ventes
Présentation du contenu
Titre Petit, Gabrielle
Biographie ou histoire 1860-1952. Féministe, militante anticléricale et libertaire. Elle collabore à La Fronde puis fonde le journal La femme affranchie. Dans ses articles et dans lors de nombreuses conférences, elle dénonce le traitement policier de la prostitution, les méfaits du militarisme (ce qui lui vaudra des procès) elle prône la limitation des naissances,défend les revendications ouvrières. Elle rejoint dans les années 30 une communauté libertaire dans le Lot.
Présentation du contenu 43 documents : 17 LAS à Marguerite Durand, 1 à Jules Uhry, 1 LAS, 2 tracts, 1 carte lettre, 3 brouillons, 5 télégrammes et 12 lettres reçues dont 11 de Jules Uhry, avocat
Description du contenu
Titre Lettres de Gabrielle Petit à Marguerite Durand et Jules Uhry
Présentation du contenu La transcription respecte l'orthographe des originaux
Catalogue général des manuscrits
Cote :  091 PET m.f. Support :  Importance matérielle :  3 pages et demie Dimensions  Présentation du contenu : "Grâce à vous je verrai mon fils un mois et demi plutôt, C'est le coeur de la mère qui vous dit mercie. Je ne l'ai pas vu depuis le mois de juin ; et mon inquiétude se double à la pensée qu'il est privé de son linge et de ces habits d'hivers ; j'ai ici sur mon dos le corsage de toile du mois d'août, et je sais que lui n'a pas d'avantage labas ! seulement moi je suis à l'abris de la pluie.. j'ai reçu ce matin une lettre de Mr Uhry me recommandant de rentrer à Paris, j'ai grande hâte d'y rentrer et je n'y resterai qu'un jours prendre le linge de mon fils et aller le voir. J'ai grand besoin de me soigner, mais je ne saurai avoir un instant de repos, tant que je n'aurais pas vu mon fils. Cependant je serai obligée de rester 2 ou 3 jours à Nancy, pour faire imprimer le n° de décembre de la Femme affranchie Les abonnés attendent depuis 4 mois et demi, je ne peu pas me dérober, c'est mon devoirs ; Depuis que Allemane n'a plus son imprimerie, je ne connais pas à Paris d'imprimeur pour me faire crédit, ici l'imprimerie ouvrière me permet de payer par accompte, et consent un prix très modéré, de plus en emportant le journal avec moi j'éviterai des frais de transport. Je ne néglige aucune économie. La majorité des femmes actuelles grâce à l'enseignement clérical, lisent très peu, ou bien ne lisent que des bêtises. Ce qui en fait des pleureuses, des mendiantes et des résignées, c'est perdre son temps que d'espérer faire quelques choses avec ces cerveaux estropiés. Les fillettes de 10 à 12 ans ont un raisonnement plus sage que leur mère de 35 ou 40 ans et les garçonnets du même âge sont dans le même cas avec leur père. Je crois donc plus utile d'écrire pour la jeunesse de 10 à 40 ans. Le n° de janvier sera illustré et commencera la série d'un genre nouveau. J'ai une idée qui me parait facilement réalisable, pour faire très vite et dans les 36 mille communes de France l'éducation des femmes, de celles qui sont capable, d'un peu de bonne volonté je vous l'expliquerai de vive voix à Paris. Cela permetrait même d'occuper des milliers de femmes. Je compte maintenant les jours avec impatience, car je regrette le temps que je perd ici, vous ne perdez pas le votre, chaque journée amène sa bonne action, c'est pourquoi vous avez cette figure sereine image des consciences droites et des âmes nobles qui réconsillie avec l'humanité si non on serai dégoûtés. A bientôt le plaisir de vous remercier de vive voix, et je souhaite à tous ceux qui vous sont chers santé, joie et prospérité..." Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 
Cote 091 PET m.f.
Titre Lettre autographe signée à Chère Madame et amie [Marguerite Durand], Prison de Nancy le 5 décembre 1907
Date 58 décembre 1907
Langue français
Support
Importance matérielle 3 pages et demie
Dimensions
Présentation du contenu "Grâce à vous je verrai mon fils un mois et demi plutôt, C'est le coeur de la mère qui vous dit mercie. Je ne l'ai pas vu depuis le mois de juin ; et mon inquiétude se double à la pensée qu'il est privé de son linge et de ces habits d'hivers ; j'ai ici sur mon dos le corsage de toile du mois d'août, et je sais que lui n'a pas d'avantage labas ! seulement moi je suis à l'abris de la pluie.. j'ai reçu ce matin une lettre de Mr Uhry me recommandant de rentrer à Paris, j'ai grande hâte d'y rentrer et je n'y resterai qu'un jours prendre le linge de mon fils et aller le voir. J'ai grand besoin de me soigner, mais je ne saurai avoir un instant de repos, tant que je n'aurais pas vu mon fils. Cependant je serai obligée de rester 2 ou 3 jours à Nancy, pour faire imprimer le n° de décembre de la Femme affranchie Les abonnés attendent depuis 4 mois et demi, je ne peu pas me dérober, c'est mon devoirs ; Depuis que Allemane n'a plus son imprimerie, je ne connais pas à Paris d'imprimeur pour me faire crédit, ici l'imprimerie ouvrière me permet de payer par accompte, et consent un prix très modéré, de plus en emportant le journal avec moi j'éviterai des frais de transport. Je ne néglige aucune économie. La majorité des femmes actuelles grâce à l'enseignement clérical, lisent très peu, ou bien ne lisent que des bêtises. Ce qui en fait des pleureuses, des mendiantes et des résignées, c'est perdre son temps que d'espérer faire quelques choses avec ces cerveaux estropiés. Les fillettes de 10 à 12 ans ont un raisonnement plus sage que leur mère de 35 ou 40 ans et les garçonnets du même âge sont dans le même cas avec leur père. Je crois donc plus utile d'écrire pour la jeunesse de 10 à 40 ans. Le n° de janvier sera illustré et commencera la série d'un genre nouveau. J'ai une idée qui me parait facilement réalisable, pour faire très vite et dans les 36 mille communes de France l'éducation des femmes, de celles qui sont capable, d'un peu de bonne volonté je vous l'expliquerai de vive voix à Paris. Cela permetrait même d'occuper des milliers de femmes. Je compte maintenant les jours avec impatience, car je regrette le temps que je perd ici, vous ne perdez pas le votre, chaque journée amène sa bonne action, c'est pourquoi vous avez cette figure sereine image des consciences droites et des âmes nobles qui réconsillie avec l'humanité si non on serai dégoûtés. A bientôt le plaisir de vous remercier de vive voix, et je souhaite à tous ceux qui vous sont chers santé, joie et prospérité..."
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