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Lettre autographe signée à Madame Marguerite Durand, Prison de Nancy le 7 octobre 1907

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Cote I à Q
Titre Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", des notices des bases Data Bnf et Wikipédia et de notices de Libraires et de catalogues de ventes
Présentation du contenu
Titre Petit, Gabrielle
Biographie ou histoire 1860-1952. Féministe, militante anticléricale et libertaire. Elle collabore à La Fronde puis fonde le journal La femme affranchie. Dans ses articles et dans lors de nombreuses conférences, elle dénonce le traitement policier de la prostitution, les méfaits du militarisme (ce qui lui vaudra des procès) elle prône la limitation des naissances,défend les revendications ouvrières. Elle rejoint dans les années 30 une communauté libertaire dans le Lot.
Présentation du contenu 43 documents : 17 LAS à Marguerite Durand, 1 à Jules Uhry, 1 LAS, 2 tracts, 1 carte lettre, 3 brouillons, 5 télégrammes et 12 lettres reçues dont 11 de Jules Uhry, avocat
Description du contenu
Titre Lettres de Gabrielle Petit à Marguerite Durand et Jules Uhry
Présentation du contenu La transcription respecte l'orthographe des originaux
Catalogue général des manuscrits
Cote :  091 PET m.f. Support :  Importance matérielle :  4 pages Dimensions  Présentation du contenu : "Chère Madame et amie, le juge d'instruction a refusé de me mettre en liberté provisoire sous prétexte que je pourrais partir à l'étranger ; il n'y a pas une seule personne qui me connaissent qui ferait une pareille suposition et j'ai la prétention de posséder une nature trop droite pour vous faire l'injure de me dérober, allors que je vous aie écrit je crois, ou à Mr de Meritens que vous pouvez répondre de moi, comme de vous même. Nancy n'est pas une ville comme une autre et les habitants ont la mentalité du pays. Le parquet qui lis mes lettres depuis 2 mois à vue le congé que ma donné le propiétaire, les lettres que j'ai écrites à des amis leurs disant ma peine en songeant que mon fils à tous ces habits d'hiver chez moi son linge, ces tricots etc. etc. que je l'ai fait partir avec 15 f dans sa poche et le costume de toile qu'il avait sur le dos. Ils savent que je n'ai pas de famille pour s'occuper de mes affaires, je devais aller au mois de septembre à Charleroi faire des conférences et j'aurais apporté le linge à mon fils. Ils savent que je n'ai personne pour expédier mon journal aux nouveaux abonnés. Ce petit journal écris plus avec des larmes qu'avec de l'encre ils me le tue, cela m'assurait le pain quotidien de l'indépendance . Mais ! que peut faire à des gens qui ont tout ce qu'il leur faut, de réduire à l'extrème misère, et de jeter dans la rue une femme de mon âge, en plein hiver, 2 mois ne pouvais leur suffire !! . On comprend l'acharnement de quelcun a qui on à fait quelques choses. Mais où est le fait qui justifie mon emprisonnement sans être jugée, j'ai écris à Mr Chauvelon, 63 rue Claude Bernard, c'est un intellectuel qui as une conscience et de l'honnêteté car il m'écrit régulièrement depuis que je suis en prison, je lui ai écrit pour le prier de demander aux députés socialistes qui me connaissent d'écrire une lettre collective au juge d'instruction qu'ils répondent de moi, que je me présenterai devant les juges de Nancy loyalement et fiérement, on se dérobe quand on a quelque chose à ce reprocher, ce n'est pas mon cas. J'ai écris en même temps à Mr Natan Larrie avocat, 7 rue de la Boétie. Si vous ne pouvez obtenir ma liberté, veuillez je vous prie lui dire de venir immédiatement, s'il ne peut pas absolument, je vous suplie de m'envoyez un de ceux que vous connaissez, le plutôt possible, l'instruction est finie il y a 2 mois que je suis en prison et je n'ai jamais vu d'avocat on aurait du m'en donner un d'office je supose. Mr de Méritens à bien voulu se charger de mon déménagement je l'ai prié de déposer au garde meuble les choses indispensables. J'ai reçu votre télégramme à 5 heures et les autres avec 2 jours de retard. Cela ne fait rien j'ai une provision d'énergie inépuisable. Mercie, mille fois mercie et croyez à ma profonde reconnaissance. Gabrielle Petit. Si votre santé vous le permet, je vous serai infiniment reconnaissante de venir comme témoin de moralité" Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 
Cote 091 PET m.f.
Titre Lettre autographe signée à Madame Marguerite Durand, Prison de Nancy le 7 octobre 1907
Date 7 octobre 1907
Langue français
Support
Importance matérielle 4 pages
Dimensions
Présentation du contenu "Chère Madame et amie, le juge d'instruction a refusé de me mettre en liberté provisoire sous prétexte que je pourrais partir à l'étranger ; il n'y a pas une seule personne qui me connaissent qui ferait une pareille suposition et j'ai la prétention de posséder une nature trop droite pour vous faire l'injure de me dérober, allors que je vous aie écrit je crois, ou à Mr de Meritens que vous pouvez répondre de moi, comme de vous même. Nancy n'est pas une ville comme une autre et les habitants ont la mentalité du pays. Le parquet qui lis mes lettres depuis 2 mois à vue le congé que ma donné le propiétaire, les lettres que j'ai écrites à des amis leurs disant ma peine en songeant que mon fils à tous ces habits d'hiver chez moi son linge, ces tricots etc. etc. que je l'ai fait partir avec 15 f dans sa poche et le costume de toile qu'il avait sur le dos. Ils savent que je n'ai pas de famille pour s'occuper de mes affaires, je devais aller au mois de septembre à Charleroi faire des conférences et j'aurais apporté le linge à mon fils. Ils savent que je n'ai personne pour expédier mon journal aux nouveaux abonnés. Ce petit journal écris plus avec des larmes qu'avec de l'encre ils me le tue, cela m'assurait le pain quotidien de l'indépendance . Mais ! que peut faire à des gens qui ont tout ce qu'il leur faut, de réduire à l'extrème misère, et de jeter dans la rue une femme de mon âge, en plein hiver, 2 mois ne pouvais leur suffire !! . On comprend l'acharnement de quelcun a qui on à fait quelques choses. Mais où est le fait qui justifie mon emprisonnement sans être jugée, j'ai écris à Mr Chauvelon, 63 rue Claude Bernard, c'est un intellectuel qui as une conscience et de l'honnêteté car il m'écrit régulièrement depuis que je suis en prison, je lui ai écrit pour le prier de demander aux députés socialistes qui me connaissent d'écrire une lettre collective au juge d'instruction qu'ils répondent de moi, que je me présenterai devant les juges de Nancy loyalement et fiérement, on se dérobe quand on a quelque chose à ce reprocher, ce n'est pas mon cas. J'ai écris en même temps à Mr Natan Larrie avocat, 7 rue de la Boétie. Si vous ne pouvez obtenir ma liberté, veuillez je vous prie lui dire de venir immédiatement, s'il ne peut pas absolument, je vous suplie de m'envoyez un de ceux que vous connaissez, le plutôt possible, l'instruction est finie il y a 2 mois que je suis en prison et je n'ai jamais vu d'avocat on aurait du m'en donner un d'office je supose. Mr de Méritens à bien voulu se charger de mon déménagement je l'ai prié de déposer au garde meuble les choses indispensables. J'ai reçu votre télégramme à 5 heures et les autres avec 2 jours de retard. Cela ne fait rien j'ai une provision d'énergie inépuisable. Mercie, mille fois mercie et croyez à ma profonde reconnaissance. Gabrielle Petit. Si votre santé vous le permet, je vous serai infiniment reconnaissante de venir comme témoin de moralité"
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
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