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Lettre autographe à Madame Marguerite Durand, Prison de Nancy le 29 septembre 1907

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Cote I à Q
Titre Lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, lettres autographes et manuscrits, 2 : I à Q

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", des notices des bases Data Bnf et Wikipédia et de notices de Libraires et de catalogues de ventes
Présentation du contenu
Titre Petit, Gabrielle
Biographie ou histoire 1860-1952. Féministe, militante anticléricale et libertaire. Elle collabore à La Fronde puis fonde le journal La femme affranchie. Dans ses articles et dans lors de nombreuses conférences, elle dénonce le traitement policier de la prostitution, les méfaits du militarisme (ce qui lui vaudra des procès) elle prône la limitation des naissances,défend les revendications ouvrières. Elle rejoint dans les années 30 une communauté libertaire dans le Lot.
Présentation du contenu 43 documents : 17 LAS à Marguerite Durand, 1 à Jules Uhry, 1 LAS, 2 tracts, 1 carte lettre, 3 brouillons, 5 télégrammes et 12 lettres reçues dont 11 de Jules Uhry, avocat
Description du contenu
Titre Lettres de Gabrielle Petit à Marguerite Durand et Jules Uhry
Présentation du contenu La transcription respecte l'orthographe des originaux
Catalogue général des manuscrits
Cote :  091 PET m.f. Support :  Importance matérielle :  4 pages Dimensions  Présentation du contenu : "Mercie, mille fois mercie, de ce que vous faites pour moi. Je vous connais trop intélligente pour croire que vous ajouterez foi aux absurdités, aux stupidités contenues dans les rapports, qui forment mon dossier. Les policiers de Nancy ne sont pas en retard sur ceux de Paris, ils sont capable de faire des rapports véridiques, comme ceux de Malato. Je tiens à vous dire aujourd'hui parce que ma conscience me le commande n'étant pas sure d'être vivante demain, que Dubois ouvrier mineur de (Neuves-Maisons) emprisonné ici depuis le mois de mai, a été condamné à 6 mois de prison pour des paroles qu'il n'a pas prononcées je le jure.J'assistais du commencement à la fin c'est moi qui aie fait la conférence et les paroles contenues dans le rapport n'ont été prononcées par personne. C'est le commissaire spécial qui les as imaginées. De même que le commissaire spécial du 13 juillet à Nancy me fait dire que j'ai conseillé aux travailleurs qui n'avais pas de chaussures d'aller en chercher 5 ou 6 paires ; c'est idiot !!Qu'il y aurait-il de changé dans la société, si un homme qui est pieds nus avait 5 ou 6 p de chaussures ; si j'étais capable de dire de pareilles imbécilités on ne se dérangerait pas pour m'écouter. A qui ferait-on croire que si je voulais donner de pareil conseils je choisirai le jours ou le commissaire est sous mes yeux, j'en étais certaine puisque les travailleurs avaient chassé les agens des meurs et autres policiers, qui sont allé écouté parait-il de l'autre coté de la rivière , et qui ont entendu 5 ou 6 costumes. Il parait que j'ai été mélée à beaucoup d'incidents. Je demande à ce que l'on m'en cite un seul. La vérité c'est qu'il n'y a jamais eu le plus petit désordre, à aucune de mes conférences, malgré qu'on l'ai éssayé plusieurs fois. A Vireux dans les Ardennes j'ai eu pour contradicteur Mr de Ponthière délégué de l'action libérale pour plusieurs départements, directeur d'un journal, pas une main ne s'est levée pour aprouver ses déclarations, il avait des partisans en commençant, mais à la fin j'avais conquis tout le monde à mes idées. Et le contradicteur ma félécité de mon éloquence. Le 28 juillet j'étais à Aumontzey près de Gérardmer, j'ai fait une conférence éducative comme d'habitude. "J'ai traité du role de la femme dans la famille et la société". J'ai dit un monologue ou deux, chanté 2 chansons, un certain nombre d'auditeurs m'ont accompagnée à la gare en me demandant comme partout, ou prenez vous ce que vous dites, dans mon coeur mes amis, et plus j'en prend plus il y en à c'est comme une source. A qui fera-t-on croire également que j'ai pu dans un wagon ou il y avait 14 soldats, un monsieur et une dame leur conseiller de déserter, lorsqu'ils chantent qu'ils ont 4 jours à faire et les insulter, sans qu'il y en aie un seul qui le signale au chef de train, et au moins un pour m'arretter à la descente du train, on n'avais pas à craindre que l'on me défende. J'étais seule au milieu d'eux. Si la France n'a que des gaillards de cette qualité, qui à 14 se laissent insulter par une femme, il serait préférable de le cacher ; Vous me donnez un exelent conseil que je vais suivre, c'est de prendre un avocat, oui il y a des irrégularités dans mon emprisonnement et il faut que les rapports soient passés au crible. Il y a trop d'acharnement après moi" Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 
Cote 091 PET m.f.
Titre Lettre autographe à Madame Marguerite Durand, Prison de Nancy le 29 septembre 1907
Date 29 septembre 1907
Langue français
Support
Importance matérielle 4 pages
Dimensions
Présentation du contenu "Mercie, mille fois mercie, de ce que vous faites pour moi. Je vous connais trop intélligente pour croire que vous ajouterez foi aux absurdités, aux stupidités contenues dans les rapports, qui forment mon dossier. Les policiers de Nancy ne sont pas en retard sur ceux de Paris, ils sont capable de faire des rapports véridiques, comme ceux de Malato. Je tiens à vous dire aujourd'hui parce que ma conscience me le commande n'étant pas sure d'être vivante demain, que Dubois ouvrier mineur de (Neuves-Maisons) emprisonné ici depuis le mois de mai, a été condamné à 6 mois de prison pour des paroles qu'il n'a pas prononcées je le jure.J'assistais du commencement à la fin c'est moi qui aie fait la conférence et les paroles contenues dans le rapport n'ont été prononcées par personne. C'est le commissaire spécial qui les as imaginées. De même que le commissaire spécial du 13 juillet à Nancy me fait dire que j'ai conseillé aux travailleurs qui n'avais pas de chaussures d'aller en chercher 5 ou 6 paires ; c'est idiot !!Qu'il y aurait-il de changé dans la société, si un homme qui est pieds nus avait 5 ou 6 p de chaussures ; si j'étais capable de dire de pareilles imbécilités on ne se dérangerait pas pour m'écouter. A qui ferait-on croire que si je voulais donner de pareil conseils je choisirai le jours ou le commissaire est sous mes yeux, j'en étais certaine puisque les travailleurs avaient chassé les agens des meurs et autres policiers, qui sont allé écouté parait-il de l'autre coté de la rivière , et qui ont entendu 5 ou 6 costumes. Il parait que j'ai été mélée à beaucoup d'incidents. Je demande à ce que l'on m'en cite un seul. La vérité c'est qu'il n'y a jamais eu le plus petit désordre, à aucune de mes conférences, malgré qu'on l'ai éssayé plusieurs fois. A Vireux dans les Ardennes j'ai eu pour contradicteur Mr de Ponthière délégué de l'action libérale pour plusieurs départements, directeur d'un journal, pas une main ne s'est levée pour aprouver ses déclarations, il avait des partisans en commençant, mais à la fin j'avais conquis tout le monde à mes idées. Et le contradicteur ma félécité de mon éloquence. Le 28 juillet j'étais à Aumontzey près de Gérardmer, j'ai fait une conférence éducative comme d'habitude. "J'ai traité du role de la femme dans la famille et la société". J'ai dit un monologue ou deux, chanté 2 chansons, un certain nombre d'auditeurs m'ont accompagnée à la gare en me demandant comme partout, ou prenez vous ce que vous dites, dans mon coeur mes amis, et plus j'en prend plus il y en à c'est comme une source. A qui fera-t-on croire également que j'ai pu dans un wagon ou il y avait 14 soldats, un monsieur et une dame leur conseiller de déserter, lorsqu'ils chantent qu'ils ont 4 jours à faire et les insulter, sans qu'il y en aie un seul qui le signale au chef de train, et au moins un pour m'arretter à la descente du train, on n'avais pas à craindre que l'on me défende. J'étais seule au milieu d'eux. Si la France n'a que des gaillards de cette qualité, qui à 14 se laissent insulter par une femme, il serait préférable de le cacher ; Vous me donnez un exelent conseil que je vais suivre, c'est de prendre un avocat, oui il y a des irrégularités dans mon emprisonnement et il faut que les rapports soient passés au crible. Il y a trop d'acharnement après moi"
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition
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