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Lettres autographes à Suzanne Voilquin, le 29 décembre 1836, 20 avril 1837, 24 novembre 1836

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Cote A à H
Titre Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
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Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", de notices de libraires et de catalogues de ventes ainsi que de notices des bases Data Bnf et Wikipédia
Présentation du contenu
Titre Gauny, Gabriel
Biographie ou histoire 1806-1889. Ecrivain ouvrier saint-simonien, prônant une "sobriété générale" et dénonçant les conséquences écologiques, sanitaires... de l'industrie
Historique de la conservation Voir aussi la correspondance de Suzanne Voilquin. G. Gauny a receuilli le manuscrit "Voyage en Russie" de S. Voilquin et l'a confié, avec probablement leur correspondance à Amélie Hammer, mère d'Harlor. Harlor les donnera ensuite à la Bibliothèque Marguerite Durand. Elle précise dans l'article cité plus haut (Un ouvrier poète), qu'il s'agit pour les lettres de Gauny de brouillons, ou de copies la plupart du temps
Bibliographie Un ouvrier poète : Gabriel Gauny / Harlor
Bibliographie Le philosophe plébeien / textes de Gabriel Gauny publiés par Jacques Rancière
Description du contenu
Titre Correspondance : brouillons de lettres envoyées à Suzanne Voilquin et autres
Catalogue général des manuscrits
Cote :  091 GAU mf Support :  Importance matérielle :  4 pages Dimensions  Présentation du contenu : 29 décembre 1836 : "Ma bonne Suzanne, je ne sais dans quelles dispositions oublieuses j'étais la fois de notre première et délicieuse relation ? mais son entrainante joie négligea de vous demander l'adresse de votre prochain logement. Aujourd'hui, je vous prie de m'en faire part, afin que je me tranquillise encore près de vous en écoutant passer nos silences féconds à travers le flot de nos souvenirs et pour bien regarder nos pensées surgir dans l'âme de nos yeux en nous parlant comme des gens de la vie nouvelle, c'est à dire comme de bons vieux amis ! j'attends de votre tendre obligeance une réponse à ma demande empressée [?] puis quand je me sentirai bien causeur [?] et bien sanctifié j'irai encore me purifier auprès de vous. Adieu ma bonne soeur". 20 avril 1837 : "Suzanne je pense toujours à vous ! Si vous saviez comme je suis profondement fatigué et comme mon esprit désireux et pourtant désillusionné aspire des besoins d'outre-tombe ; vous me pardonneriez ma mort dans la vie. L'orgie de l'abstinence m'a rompu. La contrainte m'a bouleversé dans sa cendre. Vous aviez bien raison, je ne suis pas complet, j'ai été brisé par des désirs sans possession. Les circonstances m'ont séparé bien jeune de moi-même. Moi je crois vos paroles ; mais vous ne me croyez pas. Du matin au soir je sais me ruer sur des membrures et des matrices à grands coup d'outils. Voyez la singulière abstraction ! Eloignons donc tout soupçon mauvais, ou nous en sommes rejettons loin les serpents fallacieux qui se glisseraient dans nos rapports. Pars ! Vous êtes de la société, je suis un peu de la solitude. Eh bien ! acceptons-nous tels que Dieu nous a voulu et surtout ne cessons pas de nous comprendre ou plutôt de mieux nous comprendre. Dites moi l'heure ou j'irai vous voir. Vous serez seule n'est-ce pas ?". 24 novembre 1836 : "Suzanne, pieuse voyageuse, qu'avez-vous rencontré dans les lassitudes de la route, avez-vous bien..[mot illisible] les palpitations de la vie ? Quand Desplanches m'apprit votre retour, le plaisir profond de vous retrouver recréa d'un ton plus vigoureux les somnambules de nos premières affections. Mais c'en est assez de chocs immatériels, maintenant je désire vous connaître dans votre complexité. Ainsi, choisissez un jour où vous sentirez l'appétence intime de réunir face à face deux âmes stygmatisées [sic]. Pour ma part c'est un besoin qui m'envahi [sic], la distance de l'époque n'y fait rien, mon ardente patience attendra sans murmurer le temps fixé pour cette heure qui sera douce aux amis inconnus. Après avoir relu votre lettre écrite de Sorèze je vous envoie le souvenir fidèle de ma lettre qui s'égara. Pour moi elles ont encore toute la virginité de leur première jeunesse. Puissent-elles vous paraîtrent [sic] aussi consolantes que nos pensées en les engendrant y trouvèrent de pures consolations. Les vivants passés me rappellent que mon coeur s'inspirait de votre coeur. Adieux" Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 576
Cote 091 GAU mf
Titre Lettres autographes à Suzanne Voilquin, le 29 décembre 1836, 20 avril 1837, 24 novembre 1836
Date 1836-1837
Langue français
Support
Importance matérielle 4 pages
Dimensions
Présentation du contenu 29 décembre 1836 : "Ma bonne Suzanne, je ne sais dans quelles dispositions oublieuses j'étais la fois de notre première et délicieuse relation ? mais son entrainante joie négligea de vous demander l'adresse de votre prochain logement. Aujourd'hui, je vous prie de m'en faire part, afin que je me tranquillise encore près de vous en écoutant passer nos silences féconds à travers le flot de nos souvenirs et pour bien regarder nos pensées surgir dans l'âme de nos yeux en nous parlant comme des gens de la vie nouvelle, c'est à dire comme de bons vieux amis ! j'attends de votre tendre obligeance une réponse à ma demande empressée [?] puis quand je me sentirai bien causeur [?] et bien sanctifié j'irai encore me purifier auprès de vous. Adieu ma bonne soeur". 20 avril 1837 : "Suzanne je pense toujours à vous ! Si vous saviez comme je suis profondement fatigué et comme mon esprit désireux et pourtant désillusionné aspire des besoins d'outre-tombe ; vous me pardonneriez ma mort dans la vie. L'orgie de l'abstinence m'a rompu. La contrainte m'a bouleversé dans sa cendre. Vous aviez bien raison, je ne suis pas complet, j'ai été brisé par des désirs sans possession. Les circonstances m'ont séparé bien jeune de moi-même. Moi je crois vos paroles ; mais vous ne me croyez pas. Du matin au soir je sais me ruer sur des membrures et des matrices à grands coup d'outils. Voyez la singulière abstraction ! Eloignons donc tout soupçon mauvais, ou nous en sommes rejettons loin les serpents fallacieux qui se glisseraient dans nos rapports. Pars ! Vous êtes de la société, je suis un peu de la solitude. Eh bien ! acceptons-nous tels que Dieu nous a voulu et surtout ne cessons pas de nous comprendre ou plutôt de mieux nous comprendre. Dites moi l'heure ou j'irai vous voir. Vous serez seule n'est-ce pas ?". 24 novembre 1836 : "Suzanne, pieuse voyageuse, qu'avez-vous rencontré dans les lassitudes de la route, avez-vous bien..[mot illisible] les palpitations de la vie ? Quand Desplanches m'apprit votre retour, le plaisir profond de vous retrouver recréa d'un ton plus vigoureux les somnambules de nos premières affections. Mais c'en est assez de chocs immatériels, maintenant je désire vous connaître dans votre complexité. Ainsi, choisissez un jour où vous sentirez l'appétence intime de réunir face à face deux âmes stygmatisées [sic]. Pour ma part c'est un besoin qui m'envahi [sic], la distance de l'époque n'y fait rien, mon ardente patience attendra sans murmurer le temps fixé pour cette heure qui sera douce aux amis inconnus. Après avoir relu votre lettre écrite de Sorèze je vous envoie le souvenir fidèle de ma lettre qui s'égara. Pour moi elles ont encore toute la virginité de leur première jeunesse. Puissent-elles vous paraîtrent [sic] aussi consolantes que nos pensées en les engendrant y trouvèrent de pures consolations. Les vivants passés me rappellent que mon coeur s'inspirait de votre coeur. Adieux"
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition 576
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