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Lettres autographes à Monsieur, le 1er février 1877, à Louise Bloy et à Madame, le 7 février 1877

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Cote A à H
Titre Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", de notices de libraires et de catalogues de ventes ainsi que de notices des bases Data Bnf et Wikipédia
Présentation du contenu
Titre Gauny, Gabriel
Biographie ou histoire 1806-1889. Ecrivain ouvrier saint-simonien, prônant une "sobriété générale" et dénonçant les conséquences écologiques, sanitaires... de l'industrie
Historique de la conservation Voir aussi la correspondance de Suzanne Voilquin. G. Gauny a receuilli le manuscrit "Voyage en Russie" de S. Voilquin et l'a confié, avec probablement leur correspondance à Amélie Hammer, mère d'Harlor. Harlor les donnera ensuite à la Bibliothèque Marguerite Durand. Elle précise dans l'article cité plus haut (Un ouvrier poète), qu'il s'agit pour les lettres de Gauny de brouillons, ou de copies la plupart du temps
Bibliographie Un ouvrier poète : Gabriel Gauny / Harlor
Bibliographie Le philosophe plébeien / textes de Gabriel Gauny publiés par Jacques Rancière
Description du contenu
Titre Correspondance : brouillons de lettres envoyées à Suzanne Voilquin et autres
Catalogue général des manuscrits
Cote :  091 GAU mf Support :  Importance matérielle :  2 pages Dimensions  Présentation du contenu : 

Au dos d'un prospectus commercial. Brouillons ou copies de lettres. Textes tête-bêche.

1 février 1877. Monsieur, chargé par Mme Louise Bloy de la Nouvelle Orléans de vous remettre une malle d'effets, legs de Mme Suzanne Voilquin pour en effectuer le transport dans la dite ville, j'ai l'honneur de vous prier, Monsieur le Capitaine, de me donner vos instructions pour cet envoi, s'il vous plaisait d'en être le dépositaire jusqu'à la destination. Mme Louise Bloy m'a instruit de votre arrivée prochaine à St Nazaire. C'est sur ses indications que je prends la liberté de m'adresser à vous. Ayez donc l'obligeance de me transmettre vos intentions sur cette affaire. Mal renseigné sur votre adresse c'est depuis longtemps que je m'inquiéte du dépot que je dois vous remettre de la part de Madame Suz. V. Enfin aujourd'hui j'ai une lettre de M. votre frère qui m'instruit exactement de votre demeure. Veuillez donc dimanche au soir jusqu'à lundi 3 fev. venir R. des Gobelins, 3, ou mieux donnez moi vos instructions, j'irai vers vous m'acquitter de ma dette sacrée. Je me suis engagé étourdiment pour le banquet du 3 février. Le soir de ce jour pour faire droit aux volontés de M. Voilquin je dois remettre à M. Cliquet, médecin attaché au Val de Grâce un lettre d'outre-tombe et un legs La vente d'un titre me rentrera le 8 février et il est convenu avec le docteur qu'il n'est pas libre à toutes ses heures de me trouver à mon domicile afin de satisfaire à la transformée et à l'incarné [?]. De là je me rendrai prier une malade pour l'encourager à souffrir ou plutôt pour la distraire par l'audition d'une bluette de ma façon. Si cependant je trouve un joins à m'échapper je m'empresserai d'accourir au banquet car j'ai besoin de communier et de communiquer"

A Louise Bloy, 7 février 1877 "A l'heure où Madame Voilquin s'est transformé, j'étais à la campagne, 6 lieux de Paris où j'ai séjourné 5 jours. Trois jours avant mon départ pour ce lieu je rendis visite à Mme Voilquin qui quoiqu'étant très malade, n'annonçait pas une fin aussi prochaine. Arrivé trop tard pour ses funérailles, Mad. de Boismons, la maîtresse de Maison de santé s'est chargé des derniers devoirs de l'enterrement et je suis venu juste pour suivre le convoi. Mme Voilquin est morte comme a vécu, sans ostentation et sans faiblesse. Sa grande âme est retournée accomplir et parfaire son stoïcisme dans le mystère de l'intelligence absolue. Mme Voilquin était très dépourvue de toutes choses. Cependant les quelques effets qu'elle a laissé on été recueillis soigneusement, ainsi je tiens à la disposition de M. Chs Dupont, Capitaine de la barque Comtesse Duchatel, une malle, désirant qu'il ait la responsabilité de cet envoi. Le 1 février j'ai écrit à M. Chs Dupont à St Nazaire, le croyant, selon nos indications à ce port. Ma lettre est restée sans réponse, j'attends son arrivée et ses instructions pour vous envoyer la caisse. Reclamez les boucles d'oreilles à Mr Pluche naturaliste au Havre ; seul il en a été dépositaire, c'est donc à lui de vous les remettre. Ci joint un chek de 280,37 dollars à votre ordre payable en or, ayez la bonté de m'accuser reception de cette somme par une lettre sous enveloppe...".

7 février 1877. "Madame, les quelques détails sur la mort de Madame Suzanne Voilquin sont insérés dans une lettre que j'envoie à Mme Louise Bloy. Madame Voilquin s'est rendue responsable de votre dette contractée avec M. Bailly [?], désireuse avant tout d'éteindre cette créance peu à peu elle est parvenue à satisfaire l'ayant droit. Je vous envoie la facture acquittée , ayez l'obligeance de prier Mademoiselle Louise Bloy de m'acquitter réception de cette quittance"

Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 576
Cote 091 GAU mf
Titre Lettres autographes à Monsieur, le 1er février 1877, à Louise Bloy et à Madame, le 7 février 1877
Date février 1877
Langue français
Support
Importance matérielle 2 pages
Dimensions
Présentation du contenu

Au dos d'un prospectus commercial. Brouillons ou copies de lettres. Textes tête-bêche.

1 février 1877. Monsieur, chargé par Mme Louise Bloy de la Nouvelle Orléans de vous remettre une malle d'effets, legs de Mme Suzanne Voilquin pour en effectuer le transport dans la dite ville, j'ai l'honneur de vous prier, Monsieur le Capitaine, de me donner vos instructions pour cet envoi, s'il vous plaisait d'en être le dépositaire jusqu'à la destination. Mme Louise Bloy m'a instruit de votre arrivée prochaine à St Nazaire. C'est sur ses indications que je prends la liberté de m'adresser à vous. Ayez donc l'obligeance de me transmettre vos intentions sur cette affaire. Mal renseigné sur votre adresse c'est depuis longtemps que je m'inquiéte du dépot que je dois vous remettre de la part de Madame Suz. V. Enfin aujourd'hui j'ai une lettre de M. votre frère qui m'instruit exactement de votre demeure. Veuillez donc dimanche au soir jusqu'à lundi 3 fev. venir R. des Gobelins, 3, ou mieux donnez moi vos instructions, j'irai vers vous m'acquitter de ma dette sacrée. Je me suis engagé étourdiment pour le banquet du 3 février. Le soir de ce jour pour faire droit aux volontés de M. Voilquin je dois remettre à M. Cliquet, médecin attaché au Val de Grâce un lettre d'outre-tombe et un legs La vente d'un titre me rentrera le 8 février et il est convenu avec le docteur qu'il n'est pas libre à toutes ses heures de me trouver à mon domicile afin de satisfaire à la transformée et à l'incarné [?]. De là je me rendrai prier une malade pour l'encourager à souffrir ou plutôt pour la distraire par l'audition d'une bluette de ma façon. Si cependant je trouve un joins à m'échapper je m'empresserai d'accourir au banquet car j'ai besoin de communier et de communiquer"

A Louise Bloy, 7 février 1877 "A l'heure où Madame Voilquin s'est transformé, j'étais à la campagne, 6 lieux de Paris où j'ai séjourné 5 jours. Trois jours avant mon départ pour ce lieu je rendis visite à Mme Voilquin qui quoiqu'étant très malade, n'annonçait pas une fin aussi prochaine. Arrivé trop tard pour ses funérailles, Mad. de Boismons, la maîtresse de Maison de santé s'est chargé des derniers devoirs de l'enterrement et je suis venu juste pour suivre le convoi. Mme Voilquin est morte comme a vécu, sans ostentation et sans faiblesse. Sa grande âme est retournée accomplir et parfaire son stoïcisme dans le mystère de l'intelligence absolue. Mme Voilquin était très dépourvue de toutes choses. Cependant les quelques effets qu'elle a laissé on été recueillis soigneusement, ainsi je tiens à la disposition de M. Chs Dupont, Capitaine de la barque Comtesse Duchatel, une malle, désirant qu'il ait la responsabilité de cet envoi. Le 1 février j'ai écrit à M. Chs Dupont à St Nazaire, le croyant, selon nos indications à ce port. Ma lettre est restée sans réponse, j'attends son arrivée et ses instructions pour vous envoyer la caisse. Reclamez les boucles d'oreilles à Mr Pluche naturaliste au Havre ; seul il en a été dépositaire, c'est donc à lui de vous les remettre. Ci joint un chek de 280,37 dollars à votre ordre payable en or, ayez la bonté de m'accuser reception de cette somme par une lettre sous enveloppe...".

7 février 1877. "Madame, les quelques détails sur la mort de Madame Suzanne Voilquin sont insérés dans une lettre que j'envoie à Mme Louise Bloy. Madame Voilquin s'est rendue responsable de votre dette contractée avec M. Bailly [?], désireuse avant tout d'éteindre cette créance peu à peu elle est parvenue à satisfaire l'ayant droit. Je vous envoie la facture acquittée , ayez l'obligeance de prier Mademoiselle Louise Bloy de m'acquitter réception de cette quittance"

Historique de la conservation
Modalités d’acquisition 576
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