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Lettre autographe à Jules Vinçard, Paris le 8 mai 73

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Lettres autographes et manuscrits, 3 : R à Z
Cote R à Z
Titre Lettres autographes et manuscrits, 3 : R à Z
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand, lettres autographes et manuscrits, 3 : R à Z

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940" et de notices de libraires, de catalogues de ventes, des bases Data Bnf et Wikipédia également
Présentation du contenu
Titre Voilquin, Suzanne
Biographie ou histoire 1801-1876. Journaliste et écrivaine féministe d'origine ouvrière. Proche des saint-simoniens elle dirige, le journal La Femme libre qui deviendra La Tribune des femmes. Voir aussi à Gauny pour la correspondance.
Historique de la conservation Le manuscrit "Voyage en Russie" et probablement la correspondance ont été confiés à Amélie Hammer, mère d'Harlor par Gabriel Gauny autre saint-simonien et donnés ensuite par Harlor à la Bibliothèque Marguerite Durand
Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
Cote :  091 VOI mf Support :  Importance matérielle :  3 pages et demie Dimensions  Présentation du contenu : Lettre à Jules Vinçard (1796-1882), artisan chansonnier saint-simonien, animateur du journal ouvrier "La ruche populaire". "Je viens à vous, mon cher Vinçard, poussée par un jeu de bascule assez désagréable jugez-en : il y a un mois, Suzanne me fait puiser à pleines mains dans la boîte de Pandore, aujourd’hui répondant à une lettre de deux mois de date, M. et Mme Jules Bloy viennent ajourner indéfiniment cet espoir. Entre divers renseignements sur la banque des citoyens je leur demandais s’il me serait possible de vendre ces 25 actions ? Ils me répondent que les affaires vont si mal dans ce moment dans leur ville que je perdrais au moins 17500F. C’est dur hein? Aussi me conseillent d’attendre quelques mois avant de prendre ce parti. Ce ballotage, cher Vinçard a pesé sur moi toute ma vie, dans chaque pays où j’ai résidé, mon travail m’a réussi parfaitement, il me donna une aisance relative qui me permit d’aider mon vieux père et ma Suzanne et sa mère. Cela ne pouvait durer car maintenant que je suis vieille, isolée et malade je crois grignoter en paix mon morceau de pain, erreur, le vent des révolutions de 48 et plus tard la Cescession[sic] vient détruire ce pauvre édifice élevé à si grandes peines. J’envoie cette lettre d’Amérique reçue hier à l’ami Laudy qui doit vous la porter. C’est vous dire mon bon Vinçard que me voilà forcée de revenir sur ma détermination et d’accepter avec reconnaissance la pension que la Société m’a offerte. Je désire qu’elle date du 1er mai afin que mêlée à la petite somme qui me reste, je puisse payer mon terme de juillet, et attendre une couple de mois pour correspondre avec la nouvelle ...[mot illisible] et prendre le parti de vendre avec un peu moins de perte que dans ce moment. Je termine vivement pour ne pas envisager les conséquences de ce parti (que je crois nécessaire) car il anéantira ce doux espoir que je caressais de laisser à ma fille adoptive cette rente d’Amérique qui sauvait de la misère cette âme douce, faible et tendre. Au revoir ami, quand le temps voudra s’adoucir j’irai vous voir si vous êtes encore en ville. Mes amitiés sincères à Mme Vinçard. Laudy vous fera un reçu en mon nom". (Non signée). Suzanne est sa nièce et fille adoptive à qui elle dédie ses <i>Souvenirs d'une fille du peuple, ou la Saint-simonienne en exil</i> paru en 1866.  Historique de la conservation :  Modalités d’acquisition : 575
Cote 091 VOI mf
Titre Lettre autographe à Jules Vinçard, Paris le 8 mai 73
Date 8 mai 73
Langue français
Support
Importance matérielle 3 pages et demie
Dimensions
Présentation du contenu Lettre à Jules Vinçard (1796-1882), artisan chansonnier saint-simonien, animateur du journal ouvrier "La ruche populaire". "Je viens à vous, mon cher Vinçard, poussée par un jeu de bascule assez désagréable jugez-en : il y a un mois, Suzanne me fait puiser à pleines mains dans la boîte de Pandore, aujourd’hui répondant à une lettre de deux mois de date, M. et Mme Jules Bloy viennent ajourner indéfiniment cet espoir. Entre divers renseignements sur la banque des citoyens je leur demandais s’il me serait possible de vendre ces 25 actions ? Ils me répondent que les affaires vont si mal dans ce moment dans leur ville que je perdrais au moins 17500F. C’est dur hein? Aussi me conseillent d’attendre quelques mois avant de prendre ce parti. Ce ballotage, cher Vinçard a pesé sur moi toute ma vie, dans chaque pays où j’ai résidé, mon travail m’a réussi parfaitement, il me donna une aisance relative qui me permit d’aider mon vieux père et ma Suzanne et sa mère. Cela ne pouvait durer car maintenant que je suis vieille, isolée et malade je crois grignoter en paix mon morceau de pain, erreur, le vent des révolutions de 48 et plus tard la Cescession[sic] vient détruire ce pauvre édifice élevé à si grandes peines. J’envoie cette lettre d’Amérique reçue hier à l’ami Laudy qui doit vous la porter. C’est vous dire mon bon Vinçard que me voilà forcée de revenir sur ma détermination et d’accepter avec reconnaissance la pension que la Société m’a offerte. Je désire qu’elle date du 1er mai afin que mêlée à la petite somme qui me reste, je puisse payer mon terme de juillet, et attendre une couple de mois pour correspondre avec la nouvelle ...[mot illisible] et prendre le parti de vendre avec un peu moins de perte que dans ce moment. Je termine vivement pour ne pas envisager les conséquences de ce parti (que je crois nécessaire) car il anéantira ce doux espoir que je caressais de laisser à ma fille adoptive cette rente d’Amérique qui sauvait de la misère cette âme douce, faible et tendre. Au revoir ami, quand le temps voudra s’adoucir j’irai vous voir si vous êtes encore en ville. Mes amitiés sincères à Mme Vinçard. Laudy vous fera un reçu en mon nom". (Non signée). Suzanne est sa nièce et fille adoptive à qui elle dédie ses <i>Souvenirs d'une fille du peuple, ou la Saint-simonienne en exil</i> paru en 1866. 
Historique de la conservation
Modalités d’acquisition 575
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