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Notice concernant J.-B. MARCHAL, curé de Ludres, à deux lieues de Nancy, condamné à être étranglé et brûlé par la cour souveraine de Nancy en 1757, et qui fut exécuté.

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque municipale. Nancy, Meurthe-et-Moselle Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Inventaire de la Collection J.B. Thiéry-Solet
Cote Ms. 1253-1419
Titre Collection J.B. Thiéry-Solet.
Date 859-1883
Langue français
Importance matérielle 166 unités
Biographie ou histoire

Jean-Baptiste Thiéry (1803-1889) est à l'origine un entrepreneur en bâtiment. Il cesse son activité en 1849 pour se consacrer à sa passion pour les livres et les objets d'art sur la Lorraine. Sa collection est la plus riche et la plus célèbre de l'époque. On y compte des manuscrits, des monnaies, des cuivres de Callot, des plans, des tableaux, des statuettes, des dessins, et bien sûr des livres, le tout rassemblé jusqu'à l'obsession de l'exhaustivité.

Cette œuvre de toute une vie, à laquelle a participé son épouse Marguerite Solet, est léguée à la ville de Nancy en 1921 par leurs petits-enfants, M. et Mlle Renauld, selon le vœu de leurs grands-parents.

Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque municipale de Nancy, Ms. X.

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque municipale de Nancy
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Présentation du contenu
Cote Ms. 1390
Titre Manuscrits de M. Mory d'Elvange. – Matière ecclésiastique et historique.
Date 859-XVIIIe siècle
Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
Ancienne cote :  Catalogue du fonds Thiéry-Solet 168. Division :  Ms. 1390/Catalogue NOËL 3704 Support :  Sur papier bleuté. Importance matérielle :  9 pages. Dimensions  Format in-quarto. Présentation du contenu : 

"L'opinion publique a toujours considéré MARCHAL comme une victime sacrifiée à la calomnie, et, depuis son supplice jusqu'à présent, on n'a pas discontinué, des diverses contrées de la Lorraine, devenir en pèlerinage et d'ériger de petites croix sur le lieu où il fut mis à mort, qui est à côté de la grande route de Nancy à Charmes et à un quart de lieue du village de Ludres." Ce qui précède est une note autographe de M. GRÉGOIRE.

Sur cette cause célèbre, nous observons qu'on a publié l'arrêt de la cour confirmatif de la sentence de condamnation ; mais on aurait dû aussi publier cette sentence et faire remarquer que, accusé de pédérastie, ses complices ne sont ni nommés ni admonestés, qu'une partie de la procédure est restée secrète, ce qui peut faire supposer la partialité. Mon grand-père et mon grand-oncle, peu de temps après la condamnation, ont fait partie du bailliage ; ils ont pu recueillir l'opinion des premiers juges. Ils étaient convaincus que MARCHAL était coupable d'une immoralité qui était loin de mériter la peine de mort ; mais cette condamnation fut prononcée dans la conviction que STANISLAS commuerait cette peine en celle de la prison, comme le demandait l'évêque de Toul. On croyait que c'était le P. MENOUX, Jésuite, confesseur de STANISLAS, M. de VIRAY et surtout une haute et puissante dame qui avaient intérêt dans cette cause comme partie plaignante qui avaient déterminé le roi à laisser exécuter l'arrêt. C'est une erreur de croire que la sentence ait été brûlée avec le coupable ; il n'y eut de brûlé que les dossiers des parties, ce qu'on appelait alors le sac ; mais la minute de la sentence resta au greffe. Ceci était l'opinion de mon père, qui était greffier en chef du bailliage ; il devait le savoir avec certitude, puisque cette sentence était confiée à sa garde : probablement les pièces secrètes ne furent pas brûlées. Nous croyons donc qu'en recherchant dans les minutes provenant du bailliage de Nancy, on pourra trouver des documents jusqu'alors inconnus et qui pourront jetter un nouveau jour sur cette importante affaire et faire connaître l'influence de la grande dame dont je tais le nom, pas à cause d'elle, mais par égard pour la respectable famille à laquelle elle était alliée. Cette notice est en fait la copie d'une lettre adressée à monseigneur DROUAS, évêque et comte de Toul par M. FRANÇOIS, vicaire de Saint-Epvre. Elle est accompagnée d'un extrait d'une autre lettre de 1790 au même.

Historique de la conservation : Documents en relation : Cf. aussi ms. (1734).
Ancienne cote Catalogue du fonds Thiéry-Solet 168.
Division Ms. 1390/Catalogue NOËL 3704
Titre Notice concernant J.-B. MARCHAL, curé de Ludres, à deux lieues de Nancy, condamné à être étranglé et brûlé par la cour souveraine de Nancy en 1757, et qui fut exécuté.
Date XVIIIe siècle
Support Sur papier bleuté.
Importance matérielle 9 pages.
Dimensions Format in-quarto.
Présentation du contenu

"L'opinion publique a toujours considéré MARCHAL comme une victime sacrifiée à la calomnie, et, depuis son supplice jusqu'à présent, on n'a pas discontinué, des diverses contrées de la Lorraine, devenir en pèlerinage et d'ériger de petites croix sur le lieu où il fut mis à mort, qui est à côté de la grande route de Nancy à Charmes et à un quart de lieue du village de Ludres." Ce qui précède est une note autographe de M. GRÉGOIRE.

Sur cette cause célèbre, nous observons qu'on a publié l'arrêt de la cour confirmatif de la sentence de condamnation ; mais on aurait dû aussi publier cette sentence et faire remarquer que, accusé de pédérastie, ses complices ne sont ni nommés ni admonestés, qu'une partie de la procédure est restée secrète, ce qui peut faire supposer la partialité. Mon grand-père et mon grand-oncle, peu de temps après la condamnation, ont fait partie du bailliage ; ils ont pu recueillir l'opinion des premiers juges. Ils étaient convaincus que MARCHAL était coupable d'une immoralité qui était loin de mériter la peine de mort ; mais cette condamnation fut prononcée dans la conviction que STANISLAS commuerait cette peine en celle de la prison, comme le demandait l'évêque de Toul. On croyait que c'était le P. MENOUX, Jésuite, confesseur de STANISLAS, M. de VIRAY et surtout une haute et puissante dame qui avaient intérêt dans cette cause comme partie plaignante qui avaient déterminé le roi à laisser exécuter l'arrêt. C'est une erreur de croire que la sentence ait été brûlée avec le coupable ; il n'y eut de brûlé que les dossiers des parties, ce qu'on appelait alors le sac ; mais la minute de la sentence resta au greffe. Ceci était l'opinion de mon père, qui était greffier en chef du bailliage ; il devait le savoir avec certitude, puisque cette sentence était confiée à sa garde : probablement les pièces secrètes ne furent pas brûlées. Nous croyons donc qu'en recherchant dans les minutes provenant du bailliage de Nancy, on pourra trouver des documents jusqu'alors inconnus et qui pourront jetter un nouveau jour sur cette importante affaire et faire connaître l'influence de la grande dame dont je tais le nom, pas à cause d'elle, mais par égard pour la respectable famille à laquelle elle était alliée. Cette notice est en fait la copie d'une lettre adressée à monseigneur DROUAS, évêque et comte de Toul par M. FRANÇOIS, vicaire de Saint-Epvre. Elle est accompagnée d'un extrait d'une autre lettre de 1790 au même.

Historique de la conservation Venant de M. GRÉGOIRE.
Documents en relation Cf. aussi ms. (1734).
Index

Marchal, Jean-Baptiste Marchal, Jean-Baptiste  - Menoux, le P. de Menoux, le P. de  - Viray, M. de Viray, M. de  - Drouas (monseigneur) Drouas (monseigneur)  - Stanislas Leszczynski Stanislas Leszczynski  - François (vicaire de Saint-Epvre) François (vicaire de Saint-Epvre) [Auteur] [Auteur]

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