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Ensemble de 11 lettres autographes signées, adressées à son mari Alexandre Blanc, en 1894

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Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
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Intitulé de l'instrument de recherche Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Cote A à H
Titre Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", de notices de libraires et de catalogues de ventes ainsi que de notices des bases Data Bnf et Wikipédia
Présentation du contenu
Titre Bentzon, Thérèse
Biographie ou histoire Thérèse Bentzon, pseudonyme de Marie-Thérèse de Solms Blanc, journaliste, romancière et traductrice.
Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
Cote :  091 BEN Support :  Papier fragile Importance matérielle :  11 lettres (53 p.) Dimensions  Formats divers Présentation du contenu : 

Lettres écrites durant son voyage en Amérique.

5 janvier 1894 : "Votre lettre est arrivée, mon cher ami, mais à moins qu'ils ne soient fait en retour, les chocolats seront restés en route.[...] Vous me faites plaisir en voyant mes amis qui deviendront les vôtres. Le dernier anglais que vous avez rencontré chez les Delzant doit être M. Henry Standish dont la mère était française (Mlle de Noailles) et qui a épousé Mlle de Cars, nièce du Mal Mac Mahon [...]"

25 janvier, Washington : "Mon cher ami, les chocolats sont décidément perdus, mais les journaux sont arrivés. Je vous en remercie. [...] J'ai vu à Baltimore le Cardinal Gibbon qui a été charmant et j'ai entendu la messe dans le banc des Bonaparte. Le seul survivant des fils de Mlle Paterson est très corse d'aspect, sans ressembler aux Napoléon."

Sans date [Alexandre a précisé "Nlle Orléans, rép. 5 février] : "Hélas, mon cher ami, voilà, j'en ai peur, les chocolats qui arrivent. On m'annonce l'arrivée par la Gascogne d'un paquet qui coûte 8 dollars d'entrée plus un dollar de port ! [...] Les enfants ont dû se décider pour l'appartement de la rue de la Pompe qui va me faire trouver la rue de Grenelle bien lointaine. J'aurai voulu être dans votre voisinage à tous. Il faudra songer à cela [...]"

1er février, New York : "Mon cher ami. Il ne m'est rien arrivé. Dieu merci. J'ai passé le temps d'une effroyable tourmente de neige à travailler en mangeant vos délicieux chocolats auxquels je faisais tout le temps le reproche de coûter trop cher, 40 frs d'entrée ! [...]Si plus tard vous vous logez moins somptueusement, je pourrai trouver un petit appartement dans votre maison peut-être. [...]Nous causerons de tout cela quand je serai de retour. [...] Avez-vous enfin Jacqueline [roman de Bentzon]?"

19 février, Clover Bend Arkansas : "Mon cher ami, c'est la première fois qu'une lettre de vous m'apporte la confidence bien nette de vos projets et je suis heureuse d'être autorisée ainsi à vous répondre sur le même ton. Oui je déménagerai sans sacrifier trop grand, sauf celui du voisinage des Delzant, si je peux trouver un très petit appartement dans vos environs. [...] Mon domicile serait donc chez vous, chez nous, de la façon la plus correcte [...]" Sur une autre feuille, elle continue : "[...] J'ai gagné l'argent qu'il me fallait avec des petits articles qui me sont payés couramment 500 frs dans les magazines : un article sur George Sand, un autre sur Joseph Michaud, un autre sur la conversation en France, un quatrième sur les femmes françaises. [...] Je suis contente que vous aimiez Jacqueline. [...]"

5 mars, Galesburg : "Mon cher ami, vous aurez eu de mes nouvelles par les enfants ; je n'ai pas voulu vous écrire tant que j'ai été souffrante : un peu de malaria et de rhumatisme pris sur le bateau du Mississipi et dans l'humidité de l'Arkansas. [...] Ne dites rien à personne (quelques questions qu'on vous fasse) de la date exacte de mon retour. Vous savez que je veux rester quelque temps invisible à travailler et à réparer mes nippes qui sont dans un état d'indescriptible délabrement. Recommandez bien le silence à Louis. j'espère qu'il sera encore à Paris quand j'y arriverai. [...]"

10 mars, [New York] : "Mon cher ami. Je viens vous dire en deux mots que je suis arrivée sans encombre à New York après avoir reçu votre triste petit mot dans une situation qui elle même n'avait rien de gai. J'avoue que pendant 24h je me suis rappelée vos pressentiments et votre prophétie que je laisserais, comme l'avait fait mon père, mes os en Amérique. [...] Mon projet, si la mer est bonne, est de partir le samedi après Pâques, mais que personne ne le sache surtout ! [...]"

13 mars, (page d'adresse à Monsieur A. Blanc Avenue de l'Alma 65 bis, sans affranchissement, cette lettre a donc été portée) : "Mon cher ami. Louis vous dira que j'ai eu un petit rhume ou plutôt une suite de la maladie à laquelle je n'attachais pas assez d'importance. Je vais presque bien maintenant, mais le médecin me défend la traversée avant un temps favorable et un complet rétablissement. [...]"

22 mars, New York : "J'ai reçu votre dépèche mon cher ami, et je vous remercie du fond du coeur de la sollicitude que vous me témoigniez, mais ne m'en envoyez plus que dans des cas graves, parce que le télégraphe de si loin effraye toujours et il ne me faut aucune émotion. [...] Vous serrez informé de mon arrivée à temps.[...]"

30 mars, New York : "Mon cher ami. [...] Mac Clare l'éditeur d'un grand magazine d'ici, qui a été si serviable envers moi (lui, sa femme, sa mère et tous les siens), vient de partir pour Paris. Je lui ai donné l'adresse d'Edouard. Si vous pouviez l'inviter une fois à déjeuner, cela le ferait plaisir.[...]"

14 avril, Boston : "Je serais inquiète de votre silence, mon cher ami, si Jeanne ne m'avait écrit que vous alliez mieux. [...] J'ai dit à Madame Delzant que je me préparais à revenir et que je comptais sur elle pour m'aider à pouvoir travailler sans aucun dérangement. [...]"

Modalités d’acquisition : L.A.S 2803, ensemble acheté en 2016 à Yannick Lefebvre
Cote 091 BEN
Titre Ensemble de 11 lettres autographes signées, adressées à son mari Alexandre Blanc, en 1894
Date 1894
Langue français
Support Papier fragile
Importance matérielle 11 lettres (53 p.)
Dimensions Formats divers
Présentation du contenu

Lettres écrites durant son voyage en Amérique.

5 janvier 1894 : "Votre lettre est arrivée, mon cher ami, mais à moins qu'ils ne soient fait en retour, les chocolats seront restés en route.[...] Vous me faites plaisir en voyant mes amis qui deviendront les vôtres. Le dernier anglais que vous avez rencontré chez les Delzant doit être M. Henry Standish dont la mère était française (Mlle de Noailles) et qui a épousé Mlle de Cars, nièce du Mal Mac Mahon [...]"

25 janvier, Washington : "Mon cher ami, les chocolats sont décidément perdus, mais les journaux sont arrivés. Je vous en remercie. [...] J'ai vu à Baltimore le Cardinal Gibbon qui a été charmant et j'ai entendu la messe dans le banc des Bonaparte. Le seul survivant des fils de Mlle Paterson est très corse d'aspect, sans ressembler aux Napoléon."

Sans date [Alexandre a précisé "Nlle Orléans, rép. 5 février] : "Hélas, mon cher ami, voilà, j'en ai peur, les chocolats qui arrivent. On m'annonce l'arrivée par la Gascogne d'un paquet qui coûte 8 dollars d'entrée plus un dollar de port ! [...] Les enfants ont dû se décider pour l'appartement de la rue de la Pompe qui va me faire trouver la rue de Grenelle bien lointaine. J'aurai voulu être dans votre voisinage à tous. Il faudra songer à cela [...]"

1er février, New York : "Mon cher ami. Il ne m'est rien arrivé. Dieu merci. J'ai passé le temps d'une effroyable tourmente de neige à travailler en mangeant vos délicieux chocolats auxquels je faisais tout le temps le reproche de coûter trop cher, 40 frs d'entrée ! [...]Si plus tard vous vous logez moins somptueusement, je pourrai trouver un petit appartement dans votre maison peut-être. [...]Nous causerons de tout cela quand je serai de retour. [...] Avez-vous enfin Jacqueline [roman de Bentzon]?"

19 février, Clover Bend Arkansas : "Mon cher ami, c'est la première fois qu'une lettre de vous m'apporte la confidence bien nette de vos projets et je suis heureuse d'être autorisée ainsi à vous répondre sur le même ton. Oui je déménagerai sans sacrifier trop grand, sauf celui du voisinage des Delzant, si je peux trouver un très petit appartement dans vos environs. [...] Mon domicile serait donc chez vous, chez nous, de la façon la plus correcte [...]" Sur une autre feuille, elle continue : "[...] J'ai gagné l'argent qu'il me fallait avec des petits articles qui me sont payés couramment 500 frs dans les magazines : un article sur George Sand, un autre sur Joseph Michaud, un autre sur la conversation en France, un quatrième sur les femmes françaises. [...] Je suis contente que vous aimiez Jacqueline. [...]"

5 mars, Galesburg : "Mon cher ami, vous aurez eu de mes nouvelles par les enfants ; je n'ai pas voulu vous écrire tant que j'ai été souffrante : un peu de malaria et de rhumatisme pris sur le bateau du Mississipi et dans l'humidité de l'Arkansas. [...] Ne dites rien à personne (quelques questions qu'on vous fasse) de la date exacte de mon retour. Vous savez que je veux rester quelque temps invisible à travailler et à réparer mes nippes qui sont dans un état d'indescriptible délabrement. Recommandez bien le silence à Louis. j'espère qu'il sera encore à Paris quand j'y arriverai. [...]"

10 mars, [New York] : "Mon cher ami. Je viens vous dire en deux mots que je suis arrivée sans encombre à New York après avoir reçu votre triste petit mot dans une situation qui elle même n'avait rien de gai. J'avoue que pendant 24h je me suis rappelée vos pressentiments et votre prophétie que je laisserais, comme l'avait fait mon père, mes os en Amérique. [...] Mon projet, si la mer est bonne, est de partir le samedi après Pâques, mais que personne ne le sache surtout ! [...]"

13 mars, (page d'adresse à Monsieur A. Blanc Avenue de l'Alma 65 bis, sans affranchissement, cette lettre a donc été portée) : "Mon cher ami. Louis vous dira que j'ai eu un petit rhume ou plutôt une suite de la maladie à laquelle je n'attachais pas assez d'importance. Je vais presque bien maintenant, mais le médecin me défend la traversée avant un temps favorable et un complet rétablissement. [...]"

22 mars, New York : "J'ai reçu votre dépèche mon cher ami, et je vous remercie du fond du coeur de la sollicitude que vous me témoigniez, mais ne m'en envoyez plus que dans des cas graves, parce que le télégraphe de si loin effraye toujours et il ne me faut aucune émotion. [...] Vous serrez informé de mon arrivée à temps.[...]"

30 mars, New York : "Mon cher ami. [...] Mac Clare l'éditeur d'un grand magazine d'ici, qui a été si serviable envers moi (lui, sa femme, sa mère et tous les siens), vient de partir pour Paris. Je lui ai donné l'adresse d'Edouard. Si vous pouviez l'inviter une fois à déjeuner, cela le ferait plaisir.[...]"

14 avril, Boston : "Je serais inquiète de votre silence, mon cher ami, si Jeanne ne m'avait écrit que vous alliez mieux. [...] J'ai dit à Madame Delzant que je me préparais à revenir et que je comptais sur elle pour m'aider à pouvoir travailler sans aucun dérangement. [...]"

Modalités d’acquisition L.A.S 2803, ensemble acheté en 2016 à Yannick Lefebvre
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