Accueil CCFr  >   EADC Succession de lettres publiées dans le numéro 35 du 17 mai 1835 de l’Indicateur
Ajouter aux favoris Imprimer cette page (nouvelle fenêtre)

Succession de lettres publiées dans le numéro 35 du 17 mai 1835 de l’Indicateur

Ajouter au panier ExporterFichier PDF de l'instance
Modifié le : 27/06/2022 10:27:44

Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque municipale. Lyon, Rhône Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Inventaire du fonds Fernand Rude
Sous-titre Papiers Pierre Charnier
Cote Mss RUDE 375-380
Titre Fonds Fernand Rude : papiers Pierre Charnier
Origine Charnier, Pierre (1795-1857). Producteur du fonds
Date fin XVIIIe-XXe siècles
Langue français
Importance matérielle 0.65 mètre linéaire
Biographie ou histoire

Pierre Charnier, né à Lyon en 1795, a été l’un des principaux chefs ouvriers lyonnais de la période 1825-1857 et l’un des fondateurs du mutuellisme à Lyon. Placé à 12 ans comme apprenti chez le chef d’atelier François Blanc « l’un des plus riches tisseurs de Lyon », son apprentissage est « prospère et joyeux ». Il acquiert son premier métier en 1817, puis monte son atelier rue Saint-Marcel en 1818 et emploie deux compagnons. En 1821, il possède 5 Jacquards et emploie 5 ouvriers. Il subit la crise de surproduction de 1825-1826, obligé de licencier 4 de ses ouvriers. Il retrouve approximativement son niveau d’activité l’année suivante.

C’est dans cette période de crise que Pierre Charnier commence à méditer sur « la réforme des abus ». Il conçoit alors une association de chefs d’atelier, le mutuellisme. Comme le dit Fernand Rude : Si le but avoué de l’association est de maintenir l’ordre dans l’atelier, le but caché, le but principal, c’est la résistance contre les fabricants, la lutte contre la bourgeoisie. Les Lyonnais ont suivi avec espoir la révolution de 1830, cru à l’augmentation des tarifs par les fabricants, dont le refus déclenche la révolte du 21 novembre 1831. Le rôle qu’a tenu Pierre Charnier dans l’insurrection de 1831 est éclairé par les « papiers » recueillis par Fernand Rude. Il s’agit de 2 540 feuillets, mémoires, notes, lettres, comptes rendus de réunions mutuellistes et de manifestations… qui décrivent de manière extrêmement précise la condition ouvrière et ses revendications.

Présentation du contenu

Mémoires, notes, lettres, factures, livres de comptes, brochures, exemplaires de journaux, faire-part, comptes rendus de réunions mutuellistes, de séances de conseils de prud'hommes et de manifestations…

Fernand Rude a annoté les archives de Pierre Charnier et réalisé des copies de documents originaux présents ou non dans le fonds.

Classement L'inventaire respecte le classement de Fernand Rude.
Historique de la conservation Fernand Rude a acquis les archives de Pierre Charnier auprès d'une librairie lyonnaise en 1931.
Modalités d'acquisition Don des héritiers de Fernand Rude, 1991.
Informations sur le traitement

Papiers Pierre Charnier décrits par Violaine Boutet de Monvel (travail achevé en 2009).

Bibliographie

Ouvrages de Fernand Rude sur le monde ouvrier lyonnais et sur Pierre Charnier

L'insurrection ouvrière de Lyon de 1831, [livre publié sous le pseudonyme de Pierre Froment], Paris, Bureau d'éditions, 1931, 96 p.

Le mouvement ouvrier à Lyon de 1827 à 1832, Paris, Domat Montchrestien, 1944, 761 p. (« Collection d'histoire sociale »).

L'insurrection lyonnaise de novembre 1831. Le mouvement ouvrier à Lyon de 1827-1832, Paris, Anthropos, 1969, 785 p.

L'Echo de la fabrique : journal des chefs d'ateliers et des ouvriers en soie de Lyon : 1831-1834, Paris, EDHIS, 21 p.

Doléances des maitres-ouvriers fabricants en étoffes d'or, d'argent et de soie de la ville de Lyon adressées au roi et à la nation assemblée, textes réunis et présentés par Fernand Rude, Lyon, Fédérop, 1976, 31, 110 p.

Le mouvement ouvrier à Lyon, Lyon, Fédérop, 1977, 68 p. (« Histoire populaire régionale »)

C'est nous les canuts..., Paris, François Maspero, 1977 (« Actes du peuple »).

Les révoltes des Canuts : novembre 1831-avril 1834, Paris, Maspero, 1982, 207 p. (« Petite collection Maspero, Histoires », 269).

Les révoltes des canuts : 1831-1834, 2e éd., Paris, La Découverte, 2007, 220 p. (« La Découverte-poche. Sciences humaines et sociales », 260)

Autres références bibliographiques sur Pierre Charnier et ses archives

C'est nous les canuts : association, résistance, courage novembre 1831-avril 1834. Exposition présentée à la bibliothèque de la ville de Lyon, 28 mars-26 mai 1984, catalogue établi par Fernand Rude et Yvette Weber, Lyon, Bibliothèque municipale, 1984.

Ludovic Frobert, « Sur les traces de Pierre Charnier », Gryphe, no 23, 2013, p. 27-32. Consultable en ligne sur le site internet de la bibliothèque municipale de Lyon.

Violaine Boutet de Monvel, « Les papiers Charnier : un témoignage en forme de puzzle », Gryphe, no 23, 2013, p. 33-35. Consultable en ligne sur le site internet de la bibliothèque municipale de Lyon.

Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation La publication de documents est soumise à l'autorisation des ayant-droits et à celle de la Bibliothèque municipale de Lyon.
Citer sous la forme Bibliothèque municipale de Lyon, ms Rude X, f. Y.

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Violaine Boutet de Monvel
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique juin 2022
Création Instrument de recherche encodé conformément à la DTD EAD 2002 par Violaine Boutet de Monvel sous la direction d'Anne Meyer, conservateur responsable de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes
Langue(s) de l'instrument de recherche Inventaire rédigé en français
Description des révisions
  • mai-juin 2022
    • Révision de l'encodage par Anne-Cécile Faure et Jérôme Sirdey en vue de la publication de l'instrument de recherche dans le CGM
Notes
Présentation du contenu
Division MS RUDE 376 f.102-113
Titre La polémique de 1835
Présentation du contenu

Archives de Pierre Charnier.

Dossier créé par Fernand Rude, contenant différents documents concernant la polémique qui éclata entre Falconnet et Pierre Charnier, puis entre ce dernier et Daverède, au sujet de la revendication de Pierre Charnier d'être à l'origine de la fondation de la première société industrielle mutuelliste. Cette querelle fut relayée dans deux organes de presse divisés : l'Indicateur qui soutient Daverède et la Tribune Prolétaire qui soutient Pierre Charnier. Pour ces deux organes de presse, la polémique s'étend alors à la prétention d'être le relai authentique de la parole des ouvriers de la Fabrique.

Note introductive de l'éditeur de la Tribune Prolétaire : En cet automne 1834, alors que dans un contexte nettement répressif s'annonçait le « Procès monstre », la petite presse ouvrière lyonnaise réussissait à resurgir. Alors que l'Indicateur, organe des mutuellistes, prolongeait l'entreprise de L'Echo de la fabrique, de son côté, la Tribune prolétaire, pilotée de main ferme par Marius Chastaing, s'inscrivait dans la ligne dissidente ouverte une année auparavant par L'Echo de travailleurs.

Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
Division :  MS RUDE 376 f.109-111 Importance matérielle :  3 feuillets Genre et caractéristiques physiques :  copie manuscrite Présentation du contenu : 

La première lettre, datée du 15 mai 1835 est adressée au rédacteur de l’Indicateur , qui se trouve être vraisemblablement Favier, d'après la note de Fernand Rude. Dans cette lettre, Daverède revient sur le communiqué qu'il avait fait parvenir au journal, signant Le Solitaire de la Montagne, dans lequel il remettait en cause la revendication de Pierre Charnier d'être le premier fondateur du mutuellisme, ainsi que sur la réponse de ce dernier dans la Tribune Prolétaire. Daverède demande à ce que soit publiée la lettre qu'il a fait parvenir à Pierre Charnier, datant du 11 mai 1835.

Pour signer cette lettre, Daverède n'a pas employé son pseudonyme et s'étonne de ne pas avoir reçu de réponse de la part de Pierre Charnier avant son départ pour Paris, appelé comme témoin dans l'affaire des inculpés d'avril 1834.

Ces deux lettres sont suivies d'un insert non signé mais attribué à Favier par Fernand Rude, dans lequel il surenchérit accusant Pierre Charnier d'être plutôt le démolisseur que le fondateur de la société mutuelliste. Il l'accuse également d'emcombrer les journeaux de ses polémiques, et d'avoir trompé le public en affirmant que la la Tribune Prolétaire était le seul organe des ouvriers. De là, il l'accuse également d'avoir contribué à évincer Marius Chastaing de la rédaction de l'Echo de la Fabrique. Ce dernier créa ensuite l'Echo des travailleurs puis la Tribune Prolétaire, que Favier taxe de chercher à jeter la division parmi le personnel de la Fabrique Lyonnaise.

Article recopié par Fernand Rude.

Division MS RUDE 376 f.109-111
Titre Succession de lettres publiées dans le numéro 35 du 17 mai 1835 de l’Indicateur
Importance matérielle 3 feuillets
Genre et caractéristiques physiques copie manuscrite
Présentation du contenu

La première lettre, datée du 15 mai 1835 est adressée au rédacteur de l’Indicateur , qui se trouve être vraisemblablement Favier, d'après la note de Fernand Rude. Dans cette lettre, Daverède revient sur le communiqué qu'il avait fait parvenir au journal, signant Le Solitaire de la Montagne, dans lequel il remettait en cause la revendication de Pierre Charnier d'être le premier fondateur du mutuellisme, ainsi que sur la réponse de ce dernier dans la Tribune Prolétaire. Daverède demande à ce que soit publiée la lettre qu'il a fait parvenir à Pierre Charnier, datant du 11 mai 1835.

Pour signer cette lettre, Daverède n'a pas employé son pseudonyme et s'étonne de ne pas avoir reçu de réponse de la part de Pierre Charnier avant son départ pour Paris, appelé comme témoin dans l'affaire des inculpés d'avril 1834.

Ces deux lettres sont suivies d'un insert non signé mais attribué à Favier par Fernand Rude, dans lequel il surenchérit accusant Pierre Charnier d'être plutôt le démolisseur que le fondateur de la société mutuelliste. Il l'accuse également d'emcombrer les journeaux de ses polémiques, et d'avoir trompé le public en affirmant que la la Tribune Prolétaire était le seul organe des ouvriers. De là, il l'accuse également d'avoir contribué à évincer Marius Chastaing de la rédaction de l'Echo de la Fabrique. Ce dernier créa ensuite l'Echo des travailleurs puis la Tribune Prolétaire, que Favier taxe de chercher à jeter la division parmi le personnel de la Fabrique Lyonnaise.

Article recopié par Fernand Rude.

Index

 - Querelles

 - Soierie, Fabrique

 - Société d'Indication Mutuelle

 - Mutuellisme

 - Règlement intérieur

 - Injures

 - Communiqués de presse

 - Articles de périodiques

 - Journalisme

 - Presse

 - Droit de réponse

 - Hostilité (psychologie)

 - Lyon (Rhône, France) -- 1834 (Révolte des Canuts)

 - Daverède Daverède [Auteur] [Auteur]

 - Favier Favier [Destinataire de lettres] [Destinataire de lettres]

 - Marius Chastaing (1800-1870?) Marius Chastaing (1800-1870?) [Sujet] [Sujet]

 - Fernand Rude (1910-1990) Fernand Rude (1910-1990) [Copiste] [Copiste]

Retour en haut de page