Accueil CCFr  >   EADC Paraphrase des Psaumes et des Cantiques, par un moine de Marmoutier qui vivait à la fin du XIe siècle. La paraphrase de la première moitié du Psautier est en vers hexamètres ; l'auteur, d'après les conseils de Renaud du Bellay, trésorier de Saint-Martin de Tours, puis archevêque de Reims (1083-1096), et de Bernard, abbé de Marmoutier (1084-1100), a rédigé en prose la paraphrase de la seconde moitié du Psautier et celle des Cantiques
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Paraphrase des Psaumes et des Cantiques, par un moine de Marmoutier qui vivait à la fin du XIe siècle. La paraphrase de la première moitié du Psautier est en vers hexamètres ; l'auteur, d'après les conseils de Renaud du Bellay, trésorier de Saint-Martin de Tours, puis archevêque de Reims (1083-1096), et de Bernard, abbé de Marmoutier (1084-1100), a rédigé en prose la paraphrase de la seconde moitié du Psautier et celle des Cantiques

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Etablissement de conservation
Bibliothèque municipale. Tours, Indre-et-Loire Voir tous les inventaires
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Intitulé de l'instrument de recherche Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXVII. Tours. Première partie.
Cote 1-905
Titre Manuscrits de la bibliothèque municipale de Tours
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque municipale de Tours, Ms. X, fol. Y.


Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) M. Collon
Commanditaire Ministère chargé de la Culture et Ministère chargé de l'Enseignement supérieur
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de l'édition imprimée 1900
Date de la version électronique 21 novembre 2007
Création Créé par conversion rétrospective de l'édition imprimée : Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXXVII. Tours. Par M. Collon, bibliothécaire. Première partie, Paris, Plon-Nourrit, 1900.
Numérisation et rendu en mode texte réalisés par la société AIS (Paris, France). Encodage effectué selon la DTD EAD-2002 par la société ArchProteus (Vancouver, Canada) le 21 novembre 2007
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Notes
Catalogue général des manuscrits
Présentation du contenu
N° :  90 Support :  Vélin Importance matérielle :  255 feuillets à 2 colonnes Dimensions  321 sur 255 mm Reliure :  Reliure veau Présentation du contenu : 

Il manque au commencement du volume quatre cahiers, c'est-à-dire 32 feuillets, qui renfermaient la paraphrase des douze premiers psaumes ; cette lacune existait déjà au XVIIe siècle, quand le manuscrit fut examiné par D. Anselme Le Michel. Alors, comme aujourd'hui, le premier feuillet commençait par ces vers :


« Nimirum
Christo, salvandorum duce, lucro,
Hinc ab apostrophico cessans afamine scriptor,
Decantabo Deo laudes, ait, accumulando... »


.

La première partie, qui, lorsqu'elle était complète, renfermait environ 17,800 vers, s'arrête au psaume LXXV et se termine (fol. 107 vo) par les vers :


« Per quem dedentum (sic) se vota placentia fiunt,
Quod Deus est vester, si desit amor, grave fiet... »


.

Immédiatement après ces vers, vient un petit poème, intitulé : « De eo quod ait Christus : Qui manducat carnem meam et bibit sanguinem meum in me manet et ego in eo », et commençant par ces vers :


« Cui meus est potus cruor, et caro non minus esus,
Certus in hoc habito, stabilis sibi mansio fio... »


.

Cette pièce a été supprimée par l'auteur, qui a biffé le commencement par des traits rouges, et qui a gratté la fin pour écrire à la place (fol. 108 vo) un avertissement en vers, dans lequel il explique comment il a été amené à terminer en prose un ouvrage commencé en vers. Voici le début de cet avertissement et les vers dans lesquels sont mentionnés Renaud du Bellay et l'abbé Bernard :


« En ego qui finxi quod prebet sceda legenti, Discere nitendo, non tanquam doctor agendo, Cum mediam parfem per metrica verba notassem, Psalmorum, vatis quos sancta peritia finxit.
..............
Auctor cum fuerit suadendi, sive jubendi Torrens eloquii Raginaldus et ingenii vis, Consilii quoque fons incertis omnibus et pons. Tunc in Turonico notissimus agmine clero, Scilicet ac laicis multum precellere, nullis Inficiantibus id, licet invidia stimulatis, Archiclavis ubi ditissimus exstitit aedis Sancti Martini gemmis auroque nitentis.
.............
Bernardus quoque, laus abbatum, miraque forma, In quo plena fuit salvantis gloria Christi .............»


.

L'avertissement finit par ces quatre vers :


« His, inquam, quia sic fore parendum mihi sanxi,
Metricus en istic finem sermo meus haurit.
Amodo prosa reget mea quod scrutatio sumet
De sanctis verbis : cui principium facio sic. »


.

La seconde partie de la paraphrase commence au fol. 109 par les mots : « LXXVI. In finem pro iditun psalmus asaph. Psalmi septuagesimi sexti titulus est : In finem pro yditun psalmus asaph. Asaph interpretatur congregatio... » Elle se termine au fol. 255 vo par la paraphrase du dernier verset du Magnificat : « ...cui ipse promisit et ejus semini, id est generationi future in seculis. » Il y a une lacune dans cette seconde partie, un feuillet ayant été arraché entre les fol. 253 et 254.

Les auteurs de l'Histoire littéraire de la France (t. IX, p. 521 et 522) ont mentionné cette paraphrase des Psaumes et des Cantiques d'après le présent manuscrit qu'ils considéraient comme perdu.

On remarque dans notre manuscrit (fol. 4 vo, 8 vo, 9 vo, 13, 14 vo, 15, 17, 18 vo, 21 vo, etc.) beaucoup de corrections, des vers refaits et substitués à des vers qu'on a soigneusement effacés, des développements intercalés après coup, soit en interligne, soit sur les marges, en un mot tous les caractères qui dénotent un exemplaire original. C'est à coup sûr la copie que l'auteur fit exécuter pour la bibliothèque de Marmoutier, et plusieurs des additions ou corrections qu'on y voit doivent être autographes. Le volume a d'ailleurs été fait avec le plus grand soin ; il est écrit sur du vélin choisi ; les pages sont divisées en deux colonnes, et les lignes tracées à la pointe sèche. L'écriture est une minuscule très nette et très régulière. En tête de chaque psaume ou cantique l'enlumineur a mis une grande lettre peinte. Le texte des versets paraphrasés a été copié en marge. Le manuscrit a donc un double mérite : il nous a conservé le texte d'un ouvrage dont aucun autre exemplaire n'est connu, et nous offre un exemple authentique de l'état de la calligraphie et de l'enluminure à Marmoutier vers l'an 1090. Il a reçu au XVIIe siècle une bonne et solide reliure en veau ; malheureusement l'ouvrier a tellement rogné les feuillets qu'il a très souvent mutilé les textes écrits sur les pages.

Note : Marmoutier, 142.
90
Titre Paraphrase des Psaumes et des Cantiques, par un moine de Marmoutier qui vivait à la fin du XIe siècle. La paraphrase de la première moitié du Psautier est en vers hexamètres ; l'auteur, d'après les conseils de Renaud du Bellay, trésorier de Saint-Martin de Tours, puis archevêque de Reims (1083-1096), et de Bernard, abbé de Marmoutier (1084-1100), a rédigé en prose la paraphrase de la seconde moitié du Psautier et celle des Cantiques
Date XIe siècle
Langue latin
Support Vélin
Importance matérielle 255 feuillets à 2 colonnes
Dimensions 321 sur 255 mm
Reliure Reliure veau
Présentation du contenu

Il manque au commencement du volume quatre cahiers, c'est-à-dire 32 feuillets, qui renfermaient la paraphrase des douze premiers psaumes ; cette lacune existait déjà au XVIIe siècle, quand le manuscrit fut examiné par D. Anselme Le Michel. Alors, comme aujourd'hui, le premier feuillet commençait par ces vers :


« Nimirum
Christo, salvandorum duce, lucro,
Hinc ab apostrophico cessans afamine scriptor,
Decantabo Deo laudes, ait, accumulando... »


.

La première partie, qui, lorsqu'elle était complète, renfermait environ 17,800 vers, s'arrête au psaume LXXV et se termine (fol. 107 vo) par les vers :


« Per quem dedentum (sic) se vota placentia fiunt,
Quod Deus est vester, si desit amor, grave fiet... »


.

Immédiatement après ces vers, vient un petit poème, intitulé : « De eo quod ait Christus : Qui manducat carnem meam et bibit sanguinem meum in me manet et ego in eo », et commençant par ces vers :


« Cui meus est potus cruor, et caro non minus esus,
Certus in hoc habito, stabilis sibi mansio fio... »


.

Cette pièce a été supprimée par l'auteur, qui a biffé le commencement par des traits rouges, et qui a gratté la fin pour écrire à la place (fol. 108 vo) un avertissement en vers, dans lequel il explique comment il a été amené à terminer en prose un ouvrage commencé en vers. Voici le début de cet avertissement et les vers dans lesquels sont mentionnés Renaud du Bellay et l'abbé Bernard :


« En ego qui finxi quod prebet sceda legenti, Discere nitendo, non tanquam doctor agendo, Cum mediam parfem per metrica verba notassem, Psalmorum, vatis quos sancta peritia finxit.
..............
Auctor cum fuerit suadendi, sive jubendi Torrens eloquii Raginaldus et ingenii vis, Consilii quoque fons incertis omnibus et pons. Tunc in Turonico notissimus agmine clero, Scilicet ac laicis multum precellere, nullis Inficiantibus id, licet invidia stimulatis, Archiclavis ubi ditissimus exstitit aedis Sancti Martini gemmis auroque nitentis.
.............
Bernardus quoque, laus abbatum, miraque forma, In quo plena fuit salvantis gloria Christi .............»


.

L'avertissement finit par ces quatre vers :


« His, inquam, quia sic fore parendum mihi sanxi,
Metricus en istic finem sermo meus haurit.
Amodo prosa reget mea quod scrutatio sumet
De sanctis verbis : cui principium facio sic. »


.

La seconde partie de la paraphrase commence au fol. 109 par les mots : « LXXVI. In finem pro iditun psalmus asaph. Psalmi septuagesimi sexti titulus est : In finem pro yditun psalmus asaph. Asaph interpretatur congregatio... » Elle se termine au fol. 255 vo par la paraphrase du dernier verset du Magnificat : « ...cui ipse promisit et ejus semini, id est generationi future in seculis. » Il y a une lacune dans cette seconde partie, un feuillet ayant été arraché entre les fol. 253 et 254.

Les auteurs de l'Histoire littéraire de la France (t. IX, p. 521 et 522) ont mentionné cette paraphrase des Psaumes et des Cantiques d'après le présent manuscrit qu'ils considéraient comme perdu.

On remarque dans notre manuscrit (fol. 4 vo, 8 vo, 9 vo, 13, 14 vo, 15, 17, 18 vo, 21 vo, etc.) beaucoup de corrections, des vers refaits et substitués à des vers qu'on a soigneusement effacés, des développements intercalés après coup, soit en interligne, soit sur les marges, en un mot tous les caractères qui dénotent un exemplaire original. C'est à coup sûr la copie que l'auteur fit exécuter pour la bibliothèque de Marmoutier, et plusieurs des additions ou corrections qu'on y voit doivent être autographes. Le volume a d'ailleurs été fait avec le plus grand soin ; il est écrit sur du vélin choisi ; les pages sont divisées en deux colonnes, et les lignes tracées à la pointe sèche. L'écriture est une minuscule très nette et très régulière. En tête de chaque psaume ou cantique l'enlumineur a mis une grande lettre peinte. Le texte des versets paraphrasés a été copié en marge. Le manuscrit a donc un double mérite : il nous a conservé le texte d'un ouvrage dont aucun autre exemplaire n'est connu, et nous offre un exemple authentique de l'état de la calligraphie et de l'enluminure à Marmoutier vers l'an 1090. Il a reçu au XVIIe siècle une bonne et solide reliure en veau ; malheureusement l'ouvrier a tellement rogné les feuillets qu'il a très souvent mutilé les textes écrits sur les pages.

Mention de provenance

Marmoutier, 142.

Numérisation(s)Des éléments de décor du manuscrit ont été numérisés par l’IRHT. Ils sont consultables dans la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux.

Décors numérisés – BVMM

Index

Bernard, abbé de Marmoutier Bernard, abbé de Marmoutier

Renaud Du Bellay, trésorier de Saint-Martin, puis archevêque de Reims Renaud Du Bellay, trésorier de Saint-Martin, puis archevêque de Reims

Marmoutier (Abbaye de) Marmoutier (Abbaye de)  -  Bibliothèque. Calligraphie et enluminures au XIe siècle Bibliothèque. Calligraphie et enluminures au XIe siècle

Cantique des cantiques  -  Paraphrase latine Paraphrase latine

Poésie  -  Poésies latines, anonymes Poésies latines, anonymes

Psaumes

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