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(Serlonis poemata)

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Etablissement de conservation
Bibliothèque Suzanne Martinet. Laon, Aisne Voir tous les inventaires
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Intitulé de l'instrument de recherche Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements. Série in-quarto — Tome I. Laon
Cote 1-477
Titre Manuscrits de la bibliothèque municipale Suzanne Martinet de Laon
Conditions d'accès L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable.
Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque municipale Suzanne Martinet de Laon, Ms. X, fol. Y.


Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Félix Ravaisson
Commanditaire Ministère chargé de la Culture et Ministère chargé de l'Enseignement supérieur
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de l'édition imprimée 1849
Date de la version électronique 25 avril 2008
Création Créé par conversion rétrospective de l'édition imprimée : [Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Série in-quarto]. Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des départements. Publié sous les auspices du Ministre de l'Instruction publique — Tome premier. Paris, Imprimerie nationale, MDCCCXLIX.
Numérisation et rendu en mode texte réalisés par la société AIS (Paris, France). Encodage effectué selon la DTD EAD-2002 par la société ArchProteus (Vancouver, Canada) le 25 avril 2008
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Notes
Présentation du contenu
57
Titre Recueil
Date XIIe-XIIIe siècle
Langue latin
Support Vélin
Dimensions In-4o
Autres caractéristiques matérielles Ce manuscrit est de diverses écritures de la fin du XIIe siècle et du commencement du XIIIe
Mention de provenance

Provient de Vauclair

Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
Division :  3o Présentation du contenu : 

Le no 3 est d'une autre écriture plus grosse ; l'auteur se fait connaître, au septième vers du premier de ces poëmes, en se nommant lui-même Serlon. Le premier de ces poëmes, commençant par « Dactile, quid latitas, » se trouve aussi dans un manuscrit du Vatican et dans un manuscrit du Musée britannique, d'après lequel on en rapporte cinq vers dans le tome XV, p. xiij, de l'Histoire littéraire de la France, à l'article de Serlon, qu'on y suppose, peut-être sans preuve suffisante, avoir été chanoine de Bayeux. Mais les auteurs de l'Histoire littéraire n'ont pas connu le sujet de ce poëme. Il traite de la différence de signification des mots en deux syllabes qui se ressemblent par le son :

Dactile, quid latitas ? Exi, quid publica vitas ?
Quid vetat audiri, que fas, quid inutile sciri ?
Non alios cura, nisi qui norunt tua jura.
Ergo versifico. Dic cuivis, que tibi dico.
Accipe quas curas partes in carmine ponas,
Que confusa sono diversa vocabula pono.
Nunc me Serlonem non respice, sed rationem
Si bene stat, sic sit, si non, non qui male dixit.
Si placeo nulli, quid nullo carius illi ?
Christum semper amo, cujus non solvar ab hamo.
Dicitur arbor acer, vir fortis et improbus acer, etc.


Il semble donc que ce devrait être le même ouvrage que le poëme De dictionibus disyllabis, dont Leland (c. 121) et Bale (tom. II, p. 191) font auteur Serlon de Paris ou le Grammairien, qu'ils donnent pour Anglais. Notre Serlon porte effectivement aussi le surnom de Parisiacensis dans le titre d'une autre pièce de vers, dont les auteurs de l'Histoire littéraire ont rendu compte : du moins, les deux Serlon n'en doivent faire qu'un. Mais Leland et Bale citent comme les premiers mots du De dictionibus disyllabis, « Dactyle conveniens digitis, » ce qui ne s'accorde pas avec le manuscrit de Laon, ni avec ceux du Vatican et du Musée britannique ; peut-etre donc est-ce, en effet, le commencement d'une pièce différente, quoique analogue. Le second poëme, composé de seize vers seulement, est une épître de consolation adressée a un roi sur la mort de son fils Guillaume, qui avait péri dans un naufrage, c'està-dire évidemment à Henri Ier, roi d'Angleterre, sur la mort de son fils unique, en 1120 :

Accidit hora gravis, Thomeque miserrima navis,
Quam male recta fuit ! rupe soluta perit.
Flebilis eventus, cum nobilis illa juventus
Est immersa mari perditione pari.
O dolor immensus ! neque nobilitas neque census
Adportat, revocat, quos maris unda necat.


Division 3o
Titre (Serlonis poemata)
Présentation du contenu

Le no 3 est d'une autre écriture plus grosse ; l'auteur se fait connaître, au septième vers du premier de ces poëmes, en se nommant lui-même Serlon. Le premier de ces poëmes, commençant par « Dactile, quid latitas, » se trouve aussi dans un manuscrit du Vatican et dans un manuscrit du Musée britannique, d'après lequel on en rapporte cinq vers dans le tome XV, p. xiij, de l'Histoire littéraire de la France, à l'article de Serlon, qu'on y suppose, peut-être sans preuve suffisante, avoir été chanoine de Bayeux. Mais les auteurs de l'Histoire littéraire n'ont pas connu le sujet de ce poëme. Il traite de la différence de signification des mots en deux syllabes qui se ressemblent par le son :

Dactile, quid latitas ? Exi, quid publica vitas ?
Quid vetat audiri, que fas, quid inutile sciri ?
Non alios cura, nisi qui norunt tua jura.
Ergo versifico. Dic cuivis, que tibi dico.
Accipe quas curas partes in carmine ponas,
Que confusa sono diversa vocabula pono.
Nunc me Serlonem non respice, sed rationem
Si bene stat, sic sit, si non, non qui male dixit.
Si placeo nulli, quid nullo carius illi ?
Christum semper amo, cujus non solvar ab hamo.
Dicitur arbor acer, vir fortis et improbus acer, etc.


Il semble donc que ce devrait être le même ouvrage que le poëme De dictionibus disyllabis, dont Leland (c. 121) et Bale (tom. II, p. 191) font auteur Serlon de Paris ou le Grammairien, qu'ils donnent pour Anglais. Notre Serlon porte effectivement aussi le surnom de Parisiacensis dans le titre d'une autre pièce de vers, dont les auteurs de l'Histoire littéraire ont rendu compte : du moins, les deux Serlon n'en doivent faire qu'un. Mais Leland et Bale citent comme les premiers mots du De dictionibus disyllabis, « Dactyle conveniens digitis, » ce qui ne s'accorde pas avec le manuscrit de Laon, ni avec ceux du Vatican et du Musée britannique ; peut-etre donc est-ce, en effet, le commencement d'une pièce différente, quoique analogue. Le second poëme, composé de seize vers seulement, est une épître de consolation adressée a un roi sur la mort de son fils Guillaume, qui avait péri dans un naufrage, c'està-dire évidemment à Henri Ier, roi d'Angleterre, sur la mort de son fils unique, en 1120 :

Accidit hora gravis, Thomeque miserrima navis,
Quam male recta fuit ! rupe soluta perit.
Flebilis eventus, cum nobilis illa juventus
Est immersa mari perditione pari.
O dolor immensus ! neque nobilitas neque census
Adportat, revocat, quos maris unda necat.


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