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Lettre signée «D. Ctesse de Genlis» à un ami, 26 avril 1823

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Présentation globale de la collection

Etablissement de conservation
Bibliothèque Marguerite Durand. Paris Voir tous les inventaires
Tous les inventaires
Intitulé de l'instrument de recherche Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
Cote A à H
Titre Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H
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Conditions d'utilisation Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.
Citer sous la forme Bibliothèque Marguerite Durand. Lettres autographes et manuscrits, 1 : A à H

Informations sur l'instrument de recherche

Auteur(s) Bibliothèque Marguerite Durand
Éditeur Bibliothèque nationale de France
Date de la version électronique 2019
Langue(s) de l'instrument de recherche Catalogue rédigé en français
Description des révisions
  • 2019
    • De nombreuses biographies ont été ajoutées en 2019 pour les personnalités les moins connues, librement inspirées du "Dictionnaire des féministes" dirigé par Christine Bard, des biographies en annexe à la thèse de Christine Bard "Les féminismes en France : vers l'intégration des femmes dans la Cité, 1914-1940", de notices de libraires et de catalogues de ventes ainsi que de notices des bases Data Bnf et Wikipédia
Présentation du contenu
Titre Genlis, Stéphanie-Félicité Du Crest
Biographie ou histoire Femme de lettres (1746-1830), gouvernante des enfants du duc de Chartres (dont le futur Louis-Philippe), elle tint salon sous la révolution, vivra en exil à Berlin. Elle rentre en France sous Napoléon, écrira ses mémoires et des traités d'éducation
Catalogue général des manuscrits
Description du contenu
Cote :  091 GEN Res Importance matérielle :  1 lettre (4 pages) Dimensions  24,6 cm Présentation du contenu : Lettre dans laquelle elle souhaite rétablir la vérité sur Madame Campan, et où elle évoque Marie-Antoinette.... «Il est très vrai qu'on a, universellement, accusé Mde Campan d'avoir trahi la reine». C'est une calomnie: «elle n'a jamais montré d'ailleurs, ni méchanceté ni perfidie ! elle a eu, à mon avis, un grand tort: celui de ne pas demander, étant première femme de chambre, de suivre la reine au temple». Mme de Genlis raconte qu'elle a jadis passé quatre mois à Écouen, «où Mde Campan dirigeoit l'école impériale de jeunes personnes, elle est venu souvent me voir [...] pour m'engager à lire ses mémoires manuscrits, en me faisant promettre d'en corriger les fautes de langage, ce que j'ai fait [...] Ces mémoires étoient ceux d'une personne pensant bien, mais fort médiocres quant au style et à l'esprit». Elle a eu ceux-ci pendant plus d'un mois entre les mains, et par la suite elle a aussi lu ceux qu'on a fait imprimer sur elle: des derniers, comme ceux du «malheureux duc de Lauzun (que j'ai intimement connu), sont étrangement falsifiés; on a fait un nombre infini d'augmentations, on a supprimé une prodigieuse quantité de détails, et enfin, ajouté des anecdotes d'antichambre, qui n'ont pas le sens commun». Elle ajoute que Mme Campan avait «des sentimens religieux, qu'elle étoit bonne et charitable [...] elle a laissé un souvenir touchant à Écouen par toutes les aumônes qu'elle y distribuoit sans aucune ostentation; comme institutrice, elle ne manquoit nullement de mérite, et tout ce qu'on a dit à cet égard est aussi faux qu'infâme»... Les mémoires de B... vont bientôt paraitre, et partout on parle favorablement de l'ouvrage; elle promet d'en envoyer un exemplaire «ainsi que mes "Veillées de la chaumière", tout cela paroitra sous huit ou dix jours. Faites donc parler des "Dîners du baron d'Holback" qui méritent certainement la protection d'un homme qui pense comme vous» [cet ouvrage de Mme de Genlis a été publié en 1822, chez Trouvé à Paris]... Elle recommande enfin le jeune musicien Gerono, élève de Lesueur, et auteur d'une idylle sur la naissance du duc de Bordeaux, dont la duchesse de Berry a accepté la dédicace... Modalités d’acquisition : Vente publique du 19 novembre 2014, collection Claude de Flers.
Cote 091 GEN Res
Titre Lettre signée «D. Ctesse de Genlis» à un ami, 26 avril 1823
Date 26 avril 1823
Importance matérielle 1 lettre (4 pages)
Dimensions 24,6 cm
Présentation du contenu Lettre dans laquelle elle souhaite rétablir la vérité sur Madame Campan, et où elle évoque Marie-Antoinette.... «Il est très vrai qu'on a, universellement, accusé Mde Campan d'avoir trahi la reine». C'est une calomnie: «elle n'a jamais montré d'ailleurs, ni méchanceté ni perfidie ! elle a eu, à mon avis, un grand tort: celui de ne pas demander, étant première femme de chambre, de suivre la reine au temple». Mme de Genlis raconte qu'elle a jadis passé quatre mois à Écouen, «où Mde Campan dirigeoit l'école impériale de jeunes personnes, elle est venu souvent me voir [...] pour m'engager à lire ses mémoires manuscrits, en me faisant promettre d'en corriger les fautes de langage, ce que j'ai fait [...] Ces mémoires étoient ceux d'une personne pensant bien, mais fort médiocres quant au style et à l'esprit». Elle a eu ceux-ci pendant plus d'un mois entre les mains, et par la suite elle a aussi lu ceux qu'on a fait imprimer sur elle: des derniers, comme ceux du «malheureux duc de Lauzun (que j'ai intimement connu), sont étrangement falsifiés; on a fait un nombre infini d'augmentations, on a supprimé une prodigieuse quantité de détails, et enfin, ajouté des anecdotes d'antichambre, qui n'ont pas le sens commun». Elle ajoute que Mme Campan avait «des sentimens religieux, qu'elle étoit bonne et charitable [...] elle a laissé un souvenir touchant à Écouen par toutes les aumônes qu'elle y distribuoit sans aucune ostentation; comme institutrice, elle ne manquoit nullement de mérite, et tout ce qu'on a dit à cet égard est aussi faux qu'infâme»... Les mémoires de B... vont bientôt paraitre, et partout on parle favorablement de l'ouvrage; elle promet d'en envoyer un exemplaire «ainsi que mes "Veillées de la chaumière", tout cela paroitra sous huit ou dix jours. Faites donc parler des "Dîners du baron d'Holback" qui méritent certainement la protection d'un homme qui pense comme vous» [cet ouvrage de Mme de Genlis a été publié en 1822, chez Trouvé à Paris]... Elle recommande enfin le jeune musicien Gerono, élève de Lesueur, et auteur d'une idylle sur la naissance du duc de Bordeaux, dont la duchesse de Berry a accepté la dédicace...
Modalités d’acquisition Vente publique du 19 novembre 2014, collection Claude de Flers.
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