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Musée de la France d'Outre-Mer (1931-1960) - Archives

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Musée de la France d'Outre-Mer (1931-1960) - Archives

Période des documents

1931 - 1960 

Type(s) de fonds

Fonds CollEx

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0035773

Description du contenu

Le projet d'Exposition coloniale internationale de 1931 prévoit d'emblée la construction d'un bâtiment destiné à perdurer : le Musée Permanent des colonies.
Rapidement rebaptisé « Musée des Colonies » de 1932 à 1935, sa vocation est de pérenniser l'objectif de la manifestation éphémère l'ayant fait naître : valoriser les apports de la France dans ses colonies et montrer les richesses de cette « plus grande France ». Dès 1935, l'institution est appelée « Musée de la France d'outre-mer ».
A partir de 1960, sous l'impulsion de Malraux, la présentation est recentrée idéologiquement et géographiquement : le lieu prend alors le nom de « Musée des arts africains et océaniens ».

Le fonds d'archives hérité du Musée de la France d'outre-mer (MFOM) permet de découvrir l'histoire et l'évolution de cette institution.

L'édification de ce nouveau bâtiment parisien, la place qu'il occupait au sein de l'Exposition coloniale internationale ainsi que son organisation propre pendant l'année 1931 ne sont que partiellement examinables au sein du fonds conservé par la médiathèque du Musée du quai Branly.
La série Exposition coloniale Internationale permet de rappeler les intentions de cet événement et présente, à travers deux exemples concrets -le commissariat des établissements français de l'Océanie et le comité économique colonial-, les demandes et limites imposées aux organes institutionnels. La série offre aussi de nombreuses listes de noms de participants et de produits exposés, ainsi que d'intéressantes informations sur la liquidation de l'exposition, essentiellement par l'exemple de la section indochinoise.
A partir de sa réouverture au public en décembre 1933, le musée acquiert une existence propre : la médiathèque du Musée du quai Branly conserve alors l'intégralité du fonds dans ses archives.

La naissance de ce nouveau musée est décrite à travers les différents projets d'organisation ou de réorganisation[6], et par les statuts, décrets et rapports avec divers services du Ministère des Colonies dont il dépend[7] dans les séries organisation, administration générale et architecture et muséographie.
Dès lors que le musée a intégré les objets de l'Exposition coloniale internationale pouvant servir son dessein, l'accroissement des collections, devient le cheval de bataille d'Ary Leblond[8], directeur du MFOM de novembre 1934 à décembre 1950. Il faut préciser que trois mois après son arrivée, la présentation est revue et deux nouvelles sections voient le jour.
La volumineuse série collections- enrichissement est alors essentielle à consulter pour comprendre de quelle manière le musée a pu réunir le tiers de ses collections en trois ans. Le courrier montre clairement l'implication des agents coloniaux, parfois pourvoyeurs de grands nombres d'objets, et des artistes.

Le rôle fédérateur que cristallise le MFOM envers les « coloniaux » peut aussi se mesurer en consultant les séries manifestations - location ou prêt de la salle des fêtes, s'intensifiant dans les années 50- et relations extérieures - échanges divers avec des associations et structures d'outre-mer ou coloniales.

La vocation pédagogique et propagandiste du musée se révèle dans les séries service de documentation -présentant la constitution, les catalogues des fonds documentaires et leurs prêts- et actions culturelles par l'examen des bons d'accord d'entrées gratuites ou réduites pour des classes ou groupes par exemple- ; mais aussi dans la série architecture-muséographie permettant de découvrir l'organisation muséographique de certaines salles et les textes affichés ; ou encore, dans la série collection-prêts extérieurs grâce aux nombreuses demandes émanant d'écoles, de foires diverses, de grands magasins.
Les séries section économique et aquarium font la synthèse de ces deux objectifs : découvertes « exotiques » des territoires outre-mer et valorisation de l'apport français aux colonies, dont la contrepartie est illustrée par l'intérêt qu'y trouve l'économie nationale.
L'objectif du musée se lit aussi aisément en consultant la série Collections-Expositions : présentation de matières premières, focus sur certains pays, expositions d'artistes contemporains, ou, plus rares, expositions politiques telles celles consacrées à Lyautey, Brazza ou au centenaire de l'abolition de l'esclavage.

La répercussion qu'a le musée sur le public est en revanche plus complexe à analyser. On peut néanmoins examiner la série collections dans laquelle la correspondance avec les donateurs ou prêteurs est riche d'enseignements. Les séries comptabilité et action culturelle, donnent les chiffres -lacunaires- de la billetterie et mentionnent quelques conférences. La série gestion recense les autorisations accordées pour dessiner dans les salles, les demandes de rééditions et chiffres de vente du catalogue.

Couplées à toutes ces dernières, la série communication est peut-être celle leurs donnant le plus de sens. Si on ne peut avoir une information complète sur le public, il est possible d'analyser le public visé : la publicité, qui avait été réduite jusqu'à l'arrivée de Marcel Lucain en 1950 devient alors très importante. Il ne s'agit certainement pas seulement d'un rapport de cause à effet, mais plutôt d'un indicateur annonçant les prémices de la remise en question politique de « l'Empire », et d'un intérêt moindre pour un musée à la présentation connotée.

Thèmes principaux

Anthropologie et ethnologie.

Type(s) de documents

Archives . 

Accès et catalogues

Catalogue(s) en ligne

Historique et constitution

Etat du traitement

Catalogué

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