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Boucher de Perthes

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Mise à jour : 30/08/2021 09:10:43
Boucher de Perthes

Période des documents

1801 - 1900 

Volume total du fonds

Principale partie de sa correspondance (passive): Ms 682 (1017 lettres) et Ms 913 (19 lettres). On retrouve des lettres écrites par lui à Charles-Joseph Buteux (27 lettres, Ms 415) 

Type(s) de fonds

Fonds ancien
Fonds particulier

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0035640

Description du contenu

C’est principalement sa correspondance qui est conservé aux archives et bibliothèque patrimoine d’Abbeville. Il y a de la correspondance professionnelle concernant son métier de directeur des douanes mais la grande majorité de sa correspondance se fait avec ses pairs scientifiques qu’ils soient botanistes, paléontologues, historiens, érudits de sociétés savantes, qu’ils soient français ou étrangers. Son aura scientifique est très impressionnante.

Document(s) remarquable(s)

Correspondances avec des personnalités éminentes de son temps, aussi bien des hommes politiques comme Adolphe Thiers et Lamartine que des scientifiques de renommée comme le géologue britannique Charles Lyell ou encore Edouard Lartet, préhistorien et paléontologue pour n’en citer que deux parmi tant d’autres.

Etat du fonds

Bon état global

Type(s) de documents

Archives . 

Accès et catalogues

Conditions d'accès

Consultation sur place

Possibilités de prêt

Non

Possibilités de prêt inter-bibliothèques

Non

Possibilités de reproduction

Oui sur demande

Catalogue(s) et inventaire(s)

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/004b1856828

Historique et constitution

Historique

Jacques Boucher de Perthes, de son vrai nom Jacques Boucher de Crèvecœur, naît à Perthes, près de Rethel (Ardennes), le 10 décembre 1788, dans une ancienne famille de la noblesse champenoise.
En 1791, son père, Jules Armand Guillaume Boucher de Crèvecœur (1757-1844), est nommé Directeur des Douanes à Saint-Valery-sur-Somme et installe sa famille, en 1803, dans l'Hôtel de Chepy, rue des Minimes, à Abbeville. Ce botaniste averti, collectionneur avisé, y accumulera tableaux, estampes, médailles, meubles, bois sculptés et livres rares. Plus tard, Jacques Boucher de Perthes, qui y avait ajouté ces importantes découvertes préhistoriques, léguera l'hôtel et ses collections à la Ville d'Abbeville à condition que les choses « restent pendant 100 ans dans le même état qu'au jour de son décès ». Les bombardements du 20 mai 1940 mettront définitivement fin à ce souhait.
Jacques Boucher de Perthes a quatorze ans, lorsqu'en 1802, son père insatisfait de ses études médiocres, le retire du pensionnat et le fait entrer aux Douanes. De 1804 à 1821, il occupera plusieurs postes à Marseille puis à Gênes, Livourne et Foligno, Boulogne et Paris.
Le séjour en Italie lui permet de parfaire son éducation intellectuelle. Il devient un virtuose du violon, et souhaitant devenir un homme de lettres, se met à écrire des poèmes, nouvelles, romans, chansonnettes, pièces de théâtre.
La chute de Napoléon amène sa disgrâce. Il est envoyé à La Ciotat, puis à Morlaix où il reste neuf ans, écrivant une pièce de théâtre La Marquise de Montalle et des nouvelles autobiographiques.
En 1818, il obtient, par ordonnance royale l’autorisation de reprendre le nom de sa mère « de Perthes », une descendante d’un oncle de Jeanne d'Arc.
En 1825, après vingt ans d'absence et de multiples démarches, il obtient de reprendre la place de son père à la Direction des Douanes d'Abbeville.

Redevenu Abbevillois, sa vie et son activité littéraire prennent une nouvelle orientation. Il publie divers ouvrages : Romances, ballades et légendes en 1829, Opinion de M. Christophe sur les prohibitions et la liberté du commerce en 1830, Nouvelles en 1832, Discours aux ouvriers en 1833, Satires, contes et chansonnettes en 1833, De la probité en 1835, Du courage, de la bravoure, du courage civil en 1836. Il écrit également un petit chef-d'œuvre d'ironie, Petit glossaire de quelques mots financiers, esquisses de mœurs administratives, en 1835. Auteur prolixe, il ne publiera pas moins de 49 livres en 69 volumes entre 1811 et 1868.
Il prend l'initiative de relancer l'activité de la Société d'Emulation d'Abbeville, sur le déclin, que son père, Jules Armand Guillaume Boucher de Crèvecoeur, avait contribué à fonder en 1797. En 1830, il en devient le Président. Il sera réélu tous les ans, pendant 36 ans.
Après sa mise en retraite de l'administration des Douanes, en 1853, Boucher de Perthes, décide de voyager pour son plaisir et pour faire connaître ses théories sur l'homme antédiluvien.
De 65 ans à 72 ans, il parcourt donc l'Europe et fait des excursions en Afrique du Nord et en Asie. Malgré l'inconfort des transports, l'homme reste d'une vitalité surprenante, chose qu'il attribue à ses bains froids quotidiens dans la Somme. Il publiera le récit de ses voyages dans sept volumes.

Boucher de Perthes s’intéresse aux découvertes de son ami le préhistorien Casimir Picard dans la vallée de la Somme, auxquelles il participe lui-même financièrement en tant que président de la Société d’Emulation d'Abbeville. A la mort de ce dernier en 1841, il décide de reprendre son travail. Dès 1840, il découvre différents objets (ossements d’animaux disparus, hache polie, biface) dans divers sites abbevillois comme à Menchecourt.
En 1844, dans la vallée de la Somme, lors de l’exploitation d’une gravière derrière l’hôpital d’Abbeville, des outils en silex sont découverts à côté d’os de grands mammifères disparus que Boucher de Perthes date du Pléistocène (entre 1,87 million et 10 000 ans avant notre ère). Il en conclut alors que l’homme existait déjà à cette période et qu’il a été le contemporain de certains grands animaux disparus, comme le mammouth (contrairement à l'idée jusque-là généralement admise que la création de la Terre et de l'homme remonte à 4 004 ans av. J.-C., et ce, sur la base d'estimations extrapolées du récit biblique).
En 1849, Boucher de Perthes publie le premier volume des Antiquités celtiques et antédiluviennes, reconnu aujourd'hui comme l'un des textes fondateurs de la préhistoire. D'abord en butte au scepticisme de l’Académie des Sciences, les théories développées par Boucher de Perthes vont recevoir, à partir de 1857 (date de publication du 2e volume) le soutien croissant de scientifiques d’importance, comme Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, un des pères de l’évolutionnisme, Edouard Lartet, pionnier de la paléontologie, puis par le paléontologue Hugh Falconer qui encourage ses amis anglais à venir examiner les découvertes de Boucher de Perthes.
Ainsi, en 1859, plus de dix ans après la publication des Antiquités antédiluviennes, une commission anglaise composée des géologues John Evans et Joseph Prestwich se rend dans la Somme pour vérifier les affirmations exposées dans l’ouvrage ; ils présentent à leur retour leur conviction de la haute antiquité de l’homme, conviction partagée par le chef de file de la géologie anglaise du moment, Charles Lyell. Ces théories gagnent en popularité, et le début des années 1860 est marqué par l’essor des fouilles préhistoriques en France et en Europe.
En 1863, Boucher de Perthes découvre sur le site de Moulin-Quignon, à Abbeville, des restes humains et notamment une mâchoire dans une couche géologique contenant des silex taillés et des ossements d'espèces éteintes. Cette trouvaille suscitant la polémique, il s'ensuit le « procès de la mâchoire ». Il s'avère que cette mâchoire est un faux. Mais cette fraude, réalisée par des carriers à qui Boucher de Perthes offre 200 francs pour la découverte de vestiges humains, permet la réunion d'une commission franco-britannique de savants déterminante pour la préhistoire en tant que science : cette commission pose des critères d'authenticité, de méthodes de fouilles et son retentissement médiatique diffuse les idées de la science préhistorique dans le public. Ces découvertes, malgré la vive controverse qu’elles déclenchent, font de Boucher de Perthes un champion de la science française et il est décoré de la Légion d’Honneur en août 1863. Il meurt cinq ans plus tard.

Mode de constitution

Don de Boucher de Perthes en 1868

Ancien(s) possesseur(s)

Boucher de Perthes

Donateur(s)

Boucher de Perthes

Acquisition

Don(s)

Etat du traitement

Inventorié

Etat d'accroissement

Fonds ouvert

Informations complémentaires

Nom du responsable du fonds

Eric Berriahi

Fonds liés

hors Répertoire
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