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Guerre d'Algérie. Fonds Claudine Nahori

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Mise à jour : 28/07/2021 14:36:05
Guerre d'Algérie. Fonds Claudine Nahori

Période des documents

1954 - 1962 

Volume total du fonds

15 unité(s)

Type(s) de fonds

Fonds CollEx

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0035586

Description du contenu

Avocate membre du PCF, Claudine Nahori fit partie, dès le début de la guerre d’Algérie, du pont aérien entre Paris et Alger pour défendre les militants indépendantistes algériens avec entre autre Charles Lederman, Gaston Amblard, Léo Matarasson, Paul Vienney ou, Jules Borker.

Elle plaida sa première affaire en Algérie après les massacres de Philippeville du 20 août 1955. Dès lors, elle ne cessa d’aller plaider en Alger où elle noua, comme ses confrères avocats-militants du barreau de Paris, des contacts réguliers avec les membres du Parti communiste algérien (PCA). En novembre 1956, elle devint l’avocate de la quasi-totalité des internés du camp de Lodi dont elle ne cessa de dénoncer les conditions de détention.

Expulsée en métropole, Claudine Nahori se rapprocha progressivement du collectif d’avocats du FLN et défendit quasi exclusivement des militants frontistes, notamment ceux des « groupes de choc » du FLN, accusés d’atteinte à la sûreté de l’État, de meurtre (contre des militants du MNA ou des harkis), de destruction d’édifice ou d’infraction à la législation sur les armes. Pour les défendre, elle mit en œuvre les principes de la « défense politique », dénonçant les tortures et les sévices subis par ses clients, le mythe de l’Algérie française, la légitimité de l’action française sur le territoire algérien et le maintien de la domination d’un peuple sur un autre.

Elle plaidait souvent avec Abdessamad Benabdallah, dont elle récupérait de très nombreux dossiers. Mais le procès le plus retentissant qu’elle plaida fut le procès Jeanson, le « procès politique » de la guerre d’Algérie. Elle y déposa des conclusions sur l’incompétence du tribunal militaire, et s’occupa, après la décision de Gisèle Halimi de cesser de défendre ses clientes, du dossier de France Binard dite « Véra Hérold », 43 ans, céramiste et inculpée d’atteinte à la sûreté de l’État. Dans sa plaidoirie du 30 septembre, elle décrivit la guerre d’Algérie comme « à contre-courant de l’histoire », et dénonça la répression du peuple algérien ou des opposants au conflit dont la poursuite constituait à ses yeux « une atteinte de plus en plus grave aux droits et libertés publics ».

Le fonds Claudine Nahori conserve des dossiers relatifs à la défense des indépendantistes algériens en Algérie et en métropole et des documents de travail concernant la stratégie de la défense (notes manuscrites, correspondances, agendas, littérature grise, brochures, coupures de presse).

Langue(s)

français

Thèmes principaux

909.084 Histoire contemporaine [XXe siècle].
909.049 3 Études maghrébines.

Histoire.

Algérie -- 1954-1962 (Guerre d'Algérie).
Violence policière.
Prisons.
Porteurs de valises.
Justice militaire.
Participation des civils.
Camps de concentration.

Personne(s) liée(s)

Nahori, Claudine Berthe Françoise (1925-2006).
Jeanson, Francis (1922-2009).
Alleg, Henri (1921-2013).
Oussedik, Mourad (1926?-2005).

Personne(s) morale(s) liée(s)

Front de libération nationale (Algérie).

Lieu(x) géographique(s)

Algérie.  France.  Camp de Rivesaltes. 

Type(s) de documents

Archives . 

Accès et catalogues

Conditions d'accès

Consultation soumise à l’accord préalable des ayants droit par l’intermédiaire de La contemporaine.

Historique et constitution

Etat du traitement

Catalogué : Cote: ARCH/0011

Etat d'accroissement

Fonds clos

Informations complémentaires

Référence(s) bibliographique(s)


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