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Réserve précieuse

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Mise à jour : 17/03/2021 14:41:15
Réserve précieuse

Type(s) de fonds

Fonds ancien

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0035299

Description du contenu

Volumétrie par domaine

220 Bible :  245 Textes d'hymnes religieux :  242 Textes de dévotions :  241 Théologie morale :  523.8 Étoiles  :  521 Mécanique céleste :  526.8 Cartographie :  580 Botanique :  590 Zoologie :  610 Sciences médicales (Médecine, ...) :  910 Géographie et voyages :  920 Biographies, généalogie, emblèmes et insignes :  940 Histoire générale de l'Europe :  950 Histoire générale de l'Asie - Orient - Extrême-Orient : 

Volumétrie par type de document

Incunables : 
Textes manuscrits : 
Herbiers : 
Tous textes imprimés : 

Volumétrie par langue

Anglais : 
Français : 
Grec ancien (jusqu'à 1453) : 
Latin : 
Arabe : 
Multilingue (ou Polyglotte) : 

Historique et constitution

Historique

En tout premier lieu, le fonds de la Réserve Précieuse se constitue de nombreuses confiscations révolutionnaires et de dépôts. En effet, lors de la Révolution française, toutes les bibliothèques des communautés religieuses de Senlis et de ses environs (Abbayes de Saint-Vincent, de la Victoire et de Châalis, le couvent des Carmes de Senlis, les bibliothèques des curés de Senlis, celle du Séminaire de Senlis et du prieur de Neuilly-en-Thelle, pour ne citer qu’elles), vont être confisquées et rassemblées à Senlis, alors chef-lieu de district, en attendant de savoir quoi en faire.

À ces dernières va aussi s’ajouter, en 1791, la collection du président du Metz de Ronay, établie jusqu’alors au château d’Eve et confisquée après que la famille a émigré en Angleterre afin d’échapper aux dangers de la Révolution.

Conservées quelques années à l’abbaye de Saint-Vincent, avant d’être déménagées en 1793 au palais de l’Evêché et enfin, en 1808, à l’hôpital de la Charité, ces collections finiront par être réclamées par la municipalité de Senlis qui souhaite l’utiliser à son « profit ». La ville récupère ainsi la collection de livres de Jacques Jolly, senlisien de naissance et qui, en 1647, avait établi un contrat de donation concernant tous ses biens à la ville de Senlis, bibliothèque comprise. Malheureusement, ces biens étant hypothéqués, ce legs sera alors attribué au grand séminaire de la ville.

Puis, en 1809, cette même municipalité mandate un libraire parisien, M. Denné, afin que ce dernier revende une partie des ouvrages confisqués. Il s’agira d’une véritable dilapidation.

L’année suivante, ces collections sont réparties en deux ensembles : la première moitié demeure à la Charité et constitue les prémices de la bibliothèque de la ville de Senlis, aussi appelé fonds d’Origine. La seconde moitié est déplacée à l’ancienne bibliothèque du Chapitre, on la connait désormais sous le nom de fonds du Chapitre.

Plusieurs catalogues vont s’attacher à recenser les ouvrages de ces diverses bibliothèques ; le premier est rédigé par l’abbé Decaye après l’ultimatum lancé par l’état au préfet de l’Oise qui se voit ainsi menacé de voir ces collections confiées à la ville de Beauvais si rien n’est fait pour leur conservation. Ce catalogue sera poursuivi par M. Ledru, après que le fonds d’Origine a été transféré à l’Hôtel de Ville où la bibliothèque publique est désormais installée.

À la fin du XIXe siècle, François Fontaine, maire de Senlis, enrichit la bibliothèque de la ville de 200 volumes reliés sous l’Empire ou la Restauration. Puis en 1948, un ancien bibliothécaire, devenu maire de Senlis, sauve un fonds issu des anciens établissements hospitaliers de Senlis (dont l’Hôpital de la Charité) qui avaient été stockés dans l’un des greniers de l’Hôpital général. Il le dépose à la bibliothèque municipale.

Enfin, lors de la première guerre mondiale, le fonds du Chapitre est déménagé dans le clocher de la cathédrale de Senlis afin de le protéger des pillages des occupants allemands. Malheureusement, cette mesure ne le sauvera pas des dégradations dues aux intempéries, aux pigeons, aux insectes et aux rongeurs en plus des vols et des pillages perpétrés par les locaux.

Le Dr Dautheuil, membre de la société d’Histoire et d’Archéologie de Senlis, se chargera de le classer et de l’inventorier sommairement avant que Mlle Hédouin, responsable de la BM, ne le fasse transporter à l’Hôtel Fautrat. Ce n’est qu’en 1977 que ce fonds rejoint enfin les collections de la BM de Senlis.

Des dons, tel que celui de Lebrasseur, ainsi que des dépôts, comme celui du Collège Saint-Vincent de Senlis, intégreront la bibliothèque municipale au cours du XXe siècle tandis que le fonds continuera de s’accroitre grâce à la générosité de ses mécènes (les Amis de la Bibliothèque de Senlis, en grande partie) via d’onéreuses acquisitions.

Mode de constitution

Dépôts, confiscations révolutionnaires, dons, achats

Ancien(s) possesseur(s)

Abbaye de Saint-Vincent, abbaye de la Victoire, abbaye de Chaâlis, prieuré de Saint-Maurice, prieuré de Sant-Nicolas d'Acy, prieuré de Saint-Leu d'Esserent, couvent des Carmes de Senlis, Séminaire de Senlis, Hôpital de la Charité, Hôpital général de Senlis, Collège Saint-Vincent de Senlis ,  Prieur de Neuilly-en-Thelle, curés de Senlis, François Fontaine (maire de Senlis), Lebrasseur, Jacques Jolly, chanoine Deslyons ,  Metz de Ronay, Guyon de Sardière

Donateur(s)

François Fontaine (maire de Senlis), Lebrasseur,

Acquisition

Don(s)

Etat du traitement

Catalogué

Etat d'accroissement

Fonds ouvert

Informations complémentaires

Référence(s) bibliographique(s)

La bibliothèque de Senlis. Son histoire, sa richesse. Conférence de Georges Matherat, 24 septembre 1948 (retranscription) ; Archives internes de la bibliothèque municipale de Senlis ; Audit des fonds patrimoniaux de la BM de Senlis. Réalisée par Marie-Claude Pasquet - ALSE, mars-juin 2018 ; Passeur de mémoire. Contribution à l'histoire des collections patrimoniales de la bibliothèque municipale de Senlis, par Philippe Villain,... (Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, Comptes rendus et mémoires 2010-2011)

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