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Stéphane Piobetta

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Mise à jour : 24/06/2020 17:06:12
Stéphane Piobetta

Période des documents

1768 - 1965 

Volume total du fonds

32 volume(s)

Type(s) de fonds

Fonds particulier

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0034960

Description du contenu

Le fonds est constitué de divers ouvrages philosophiques. (dont un de Stéphane Piobetta.) Ainsi que d'ouvrages traitants d'art militaire. Il contient aussi des ouvrages interdits traitants de la Résistance.

Langue(s)

Français

Type(s) de documents

Monographies . 

Volumétrie par langue

Allemand :  1 volume(s)
Italien :  1 volume(s)

Accès et catalogues

Conditions d'accès

Consultation sur place

Possibilités de prêt

Non

Possibilités de reproduction

Soumise à autorisation

Historique et constitution

Historique

Le don était plus important à l'origine mais la soeur de Stéphane Piobetta en a recupéré une partie.

Une délibération de conseil municpal mentionne le fait qu'un don de 40000 francs avait été fait par la famille de Stéphanie Piobetta en échange de l'attribution d'un prix Piobetta chaque année, récompensant un élève particulièrement doué en philosophie. La ville n'ayant pas respecté le contrat, elle a dû rendre l'argent, possiblement certains documents en même temps.

Sources :

Délibérations municipales du 26/05/1967, du 06/10/1967, et du 12/12/1972 conservés aux archives municipales de la ville de La Roche-sur-Yon.
Ce fonds a été constituté par le père de Stéphane Piobetta ; Benoit Piobetta.

Mode de constitution

Don

Ancien(s) possesseur(s)

Stéphane Piobetta : D'origine corse, Stéphane Piobetta est né le 22 juillet 1913 à La Roche-sur-Yon en Vendée. Son père était inspecteur général de l'Instruction publique. Il fait ses études secondaires au lycée de la Roche-sur-Yon puis au lycée Clémenceau à Nantes et enfin au lycée Henri IV à Paris. En 1930 il obtient son baccalauréat avec mention très bien et prépare dès lors le concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm où il est reçu brillamment (premier à l'écrit et quatrième à l'oral) en 1934. Parallèlement à ses études, Stéphane Piobetta fait, dans les années trente, de nombreux voyages à l'étranger notamment en Allemagne, URSS, Suède, Danemark, Norvège et en Grèce. Par ailleurs militant et cadre de la SFIO, il est licencié de Philosophie en 1936 et agrégé en 1938 avant de partir au service militaire comme EOR. Formé à Saint-Maixent, il est nommé sous-lieutenant et affecté au 51e Régiment d'infanterie à Beauvais. Il est nommé professeur au lycée de Laon en 1939 mais se voit maintenu au service au-delà de la durée légale en raison de la déclaration de guerre. Chef de section au 51e RI, il accomplit jusqu'au 1er avril 1940 plusieurs missions difficiles aux avant-postes. Pour son sens du devoir, il reçoit une citation à l'ordre du corps d'armée. Il est ensuite affecté à l'Etat-major de la 29e Division d'infanterie et combat avec le plus grand courage du 5 au 11 juin après avoir rapporté au commandement de précieux renseignements et est cité une seconde fois. Replié dans le sud-ouest, il est démobilisé le 1er août 1940. Ne pouvant rejoindre son poste à Laon qui se trouve en zone interdite, il est détaché au lycée Voltaire à Paris. Refusant la défaite et l'occupation, il est immédiatement opposé à la politique du gouvernement de Vichy et favorable à l'action du général de Gaulle. Cherchant le moyen d'agir, il participe avec le lieutenant René Denis, alias Dautin, à l'un des premiers mouvements de résistance, "Les Bataillons de la Mort" et à la diffusion à partir de septembre 1941 de deux journaux clandestins, Le Coq Enchaîné et Quatorze Juillet. A partir d'octobre 1941 il devient répétiteur à l'Ecole normale supérieure Au moment d'être arrêté, en juillet 1943, il s'évade de France en traversant les Pyrénées et, via Barcelone, rejoint les Forces françaises combattantes en Afrique du Nord quatre mois plus tard. Après un court séjour à Alger, Stéphane Piobetta rencontre le général de Gaulle qui lui propose de hautes fonctions au sein du Comité français de la Libération nationale ; mais, désireux de combattre, il décline l'offre. Il se voit alors chargé, en qualité de lieutenant, près de la côte tunisienne, de commander la 3e compagnie du 22e Bataillon de marche nord-africain (22e BMNA). Avec ses hommes et l'ensemble de la 1ère Division française libre, il prend part à la campagne d'Italie. A plusieurs reprises au cours des combats au Garigliano les 12-13-14 mai 1944, il conduit avec calme et courage l'effort victorieux de son unité, contribuant ainsi à annihiler de fortes résistances ennemies et ouvrant le passage aux chars d'assaut. Le 14 mai, il emmène la 3e Compagnie du 22e BMNA, qui parvient à faire tomber la défense de la position de Cantalupo. Ses éléments avancés entourent les cotes 208 et 183 qui constituent le cap extrême du Cantalupo, surplombant de 160 mètres la route de San Giorgio. Lors de ces combats, à Sant'Apollinare, le lieutenant Piobetta est mortellement touché par des éclats d'obus. Il est d'abord inhumé au cimetière divisionnaire de San Giorgio puis dans la crypte de la Sorbonne à Paris.

Donateur(s)

Benoit Piobetta

Etat du traitement

Catalogué

Etat d'accroissement

Fonds clos

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