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Incunables

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Mise à jour : 29/02/2020 19:27:03
Incunables

Période des documents

1450 - 1501 

Volume total du fonds

291 titre(s)

Type(s) de fonds

Fonds ancien
Fonds particulier

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0034929

Description du contenu

Les textes :
La production d’incunables en latin est écrasante 267 sur 291 incunables. Elle s’explique par la grande abondance de livres liturgiques et religieux venant des collectivités religieuses, les classiques latins ne représentant qu’une dizaine d’incunables. Les ouvrages en français ne sont qu’une vingtaine ; en néerlandais, ils sont au nombre de 2 ; en italien, 1 ; et enfin 1 en latin-français.
Les textes en langue vulgaire ne sont représentés que par 2 œuvres : Les Postilles et expositions des épitres et évangiles dominicales de Pierre Desrey (Inc C 30) et un roman Le Champion des dames de Martin Franc (Inc E 2).
Les traductions sont en nombre plus important (18 ouvrages) et concernent en priorité la traduction du grec en français et surtout du latin en français (13 ouvrages). Seuls 3 auteurs de l’Antiquité classique y figurent : Aristoteles, Ovidius Naso et Valerius Maximus. On trouve pour les traductions du latin en italien Appianus et Vergilius. Ce tableau des traductions sera complet avec 2 traductions d’auteurs contemporains : l’une de l’allemand en latin (Sébastien Brant), l’autre du latin au néerlandais (Rolewick).
A cette présence massive des ouvrages en latin répond le fort taux des incunables de théologie. Les textes religieux abondent : 7 éditions de la Bible de Venise et de Bale, 1 bréviaire, 2 missels dont celui d’Arras, édité par Jean Dupré sur le modèle de celui de Paris. Nombreux sont aussi les textes de théologie médiévale : pas moins de 3 éditions des « Senteurs » de Petrus Lombardus, les œuvres de Duns Scotus, Buridanus, Thomas Aquinas ; les ouvrages de caractère doctrinal : 11 éditions de Augustinus, 5 de Bernardus Claravallensis, 9 de Bonaventura, 5 de Petrus de Alliaco. On peut trouver d’innombrables recueils de sermons et des ouvrages de morale pratique : 3 éditions de la « Légende dorée » de Jacobus de Voragine, dont 1 en français, 6 éditions de la « Vita christi » de Ludolphus de saxonia, dont une en français.
Les grandes compilations encyclopédiques ou scientifiques ne sont pas très importantes face à cette masse impressionnante d’ouvrages religieux. Tout juste peut-on trouver 8 éditions de Vincentius Bellovacensis, 3 éditions d’Albertus Magnus, 1 d’Aristoteles et le « Canon medicinae » d’Avicenna.
Parmi les 148 auteurs représentés dans ces 291 incunables, un sixième seulement est contemporain du livre. Dans ce cas, ce sont les historiens (Flavius Blondus, Robertus Gaguinus) Sabellicus) et les poètes (Andrelinus, Sébastien Brant, Martin Franc, Baptista Mantuanus, Pius II) qui dominent. Il y a également un humaniste, Bertholomaeus Platina.
Les illustrations :
79 incunables de la Bibliothèque municipale de Lille sont ornementés ou illustrés. 20 sont illustrés manuellement, la plupart du temps d’une ou plusieurs lettrines, de dessins à la plume divers, de quelques marges ornées. C’est le cas par exemple du Missel d’Arras où la Bible de Johann Amerbach qui ne contient qu’une seule miniature.
En fait, les plus belles réalisations se trouvent dans les initiales et filigranes et particulièrement celles du Liber chronicarum de Hartmann Schedel de chez Koberger, les très fameuses Chroniques de Nuremberg (Inc F 17)
13 incunables sont illustrés de bois coloriés : les plus grandes réussites étant l’Ovide (Inc F 5) de Colard Mansion (dont on sait qu’il fut son propre illustrateur) et les 5 volumes du Miroir historial de Vincentius Bellovacensis (Inc E 20), qui appartenait aux Récollets de Lille. La plus grande déception est certainement le malheureux coloriage du Missel d’Arras, dont les bois si élégants eussent bien pu se passer d’une semblable dégradation.
50 incunables, enfin, sont illustrés de bois non coloriés. Ce sont aussi bien des bois primitifs et frustres, tels ceux du Speculum humanae salvationis de Lyon (Mathias Huss), ou les bois des Postilles et expositions des épitres et évangiles dominicales de Pierre Desrey (Troyes, Guillaume le Rouge). La plupart témoignent d’une belle maîtrise de la taille d’épargne, tel le Champion des dames de Martin Franc (Lyon, Jean Dupré). Il faut citer, outre le Speghel déjà abordé, le très beau bois de titre, très flamand du Speculum Beatae Mariae Virginis (Anvers, Gérard Leeu).
Nous n’insisterons pas sur ces monuments bien connus par leur grande diffusion que sont le Liber chronicarum d’Hartmann Schedel (Nuremberg, Anton Koberger) et ses 1812 bois ! Ou le Peregrinatio in Terram Sanctam (Inc D 36) de Bernhard von Breydenbach (Mayence, Ehrard Reuwick) avec son prestigieux dépliant.

Document(s) remarquable(s)

Inc D 11/1 : Les Dits moraux des philosophes. Trad. Guillaume de Tigonville. – Bruges : Colard Mansion, [inter 1477 et 1484].
Inc D 14 : Le Mirouer de la redemption. Trad. Julien Macho. – Lyon : Mathias Huss, 3 III 1483/1484.
Inc D 31 : Missale attrebatense [Arras]. – Paris : Jean Du Pré [Larcher], 1491.
Inc D 36 : Peregrinatio in terram sanctam. – Mainz : Erhard Reuwich, [typographe Peter Schöffer], 1486.
Inc D 45 : Dat speghel onser behoudenisse. – [Prototypographie néerlandaise, Utrecht ?, circa 1479].
Inc E 20 : [Speculum historiale. Français :] Le premier [-quint] volume de vincent miroir historial. Trad. Jean du Vignay. – Paris : Antoine Vérard, 1495-1496.
Inc F 5 : Métamorphoses. Trad. Colard Mansion. – Bruges : Colard Mansion, 1484.
Inc F 17 : Liber chronicarum, Nürnberg : Anton Koberger pour Sebald Schreyer et Sebastian Kammermeister, 1493.

Autres données de volumétrie

233 volumes
17 mètres linéaires

Thèmes principaux

Arts.
Histoire.
Littérature.
Religion.
Sciences politiques.
Pluridisciplinaire.

Histoire locale.
Lille.
Histoire de l'impression et de l'édition.
Imprimerie.

Personne(s) liée(s)

Imprimeurs : Colard Mansion, Arnold Ther Hoernen, Johann Koelhoff le vieux, Bartholomaus von Unckel, Conrad Winters, Heinrich Quentell, Johann Mentelin, Johann Gruninger, Anton Koberger, Mathias Huss, Guillaume le Talleur, Jean Dupré, Pierre Gerard, Laurent Janszoon de Coster, Johannes de Westfalia, Antoine Caillaut, Georg Husner, Johann Amerbach, Mathias Van der Goes, Jean Petit, Georg Wolff, Antoine Verard..
Auteurs : Flavius Blondus, Robertus Gaguinus, Pierre Desrey, Martin Franc, Aristoteles, Ovidius Naso et Valerius Maximus, Appianus, Vergilius, Sébastien Brant, Rolewick, Petrus Lombardus, Buridanus, Thomas Aquinas, Jacobus de Voragine, Bernardus Claravallensis, Ludolphus de Saxonia, Andrelinus, Sébastien Brant, Martin Franc, Baptista Mantuanus, Pius II..

Lieu(x) géographique(s)

Lille.  Hauts-de-France. 

Type(s) de documents

Incunables . 

Volumétrie par langue

Latin :  260 titre(s)
Français :  25 titre(s)
Néerlandais (ou Flamand) :  2 titre(s)
Italien :  1 titre(s)
Ancien Français (842-1500) :  2 titre(s)

Accès et catalogues

Conditions d'accès

Consultation sur place dans l’espace patrimoine de la Médiathèque Jean Lévy. L’accès aux documents de ce fonds est possible en étant inscrit à la bmL et en fournissant une demande d’accréditation. Pour toute question : bmpatrimoine@mairie-lille.fr Pour toute information : http://www.bm-lille.fr/patrimoine/

Possibilités de prêt

non

Possibilités de prêt inter-bibliothèques

Non

Possibilités de reproduction

Un mail de demande de reproduction peut être adressé au Service patrimoine à l’adresse suivante : bmpatrimoine@mairie-lille.fr

Fonds numérisé en ligne

Cliquer ici pour accéder au fonds numérisé
Site patrimoine de la Bibliothèque municipale de Lille

Catalogue(s) et inventaire(s)

*Marie Pellechet et M. Louis Polain. Catalogue général des incunables des bibliothèques publiques de France. Paris : A. Picard et fils, 1897-1909. 3 volumes. bmL - RU4-093-PEL.

*Maurice Gossart, Catalogue des incunables d’origine néerlandaise conservés à la Bibliothèque communale de Lille, L. Danel, Lille, 1907. bmL -31 534 ou 28 354.

*Frédéric Barbier et Jean Degenne, Catalogue des incunables conservés dans les bibliothèques de la région Nord-Pas-de-Calais, Bibliothèques municipales d’Arras, Bergues, Lille et Valenciennes, Association des bibliothécaires français, 1980. bmL-IR-010.

*Frédéric Barbier, Les débuts du livre imprimé, éditions du XVe siècle conservées dans les bibliothèques de la région Nord-Pas-de-Calais, Villeneuve d’Ascq, Association des bibliothécaires de France, 1982. bmL-L8-183.

*Jean-Louis Decherf, Répertoire des livres imprimés aux XVe et XVIe siècles, Lille, Université catholique de Lille, 1998. bmL-RU4-094-DEC.

*Marc GIL, Catalogue des livres de dévotion manuscrits et imprimés, XIIe-XVIe siècle : livres d'heures et de prières, psautiers, bréviaires, Bibliothèque municipale de Lille, Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, 2006. bmL - L8-5300.

*Pierre Aquillon et Marie-Claude Pasquet. Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques publiques : tome IX, Nord-Pas de Calais. Ministère de la culture, Direction du Livre et de la lecture. Version numérique, 2017. bmL-IR - 013.

*Inventaire des incunables de la Bibliothèque municipale de Lille, Lille, 2019. bmL – IR-011.
*
Agathe Adorni. Catalogue des incunables vénitiens du XVe siècle conservés à la Bibliothèque municipale de Lille. Mémoire sous la direction de Gennaro Toscano. Sans date. bmL – IR-012.

Catalogue(s) en ligne


Historique des instruments de recherche des incunables :
La collection d’incunables lillois est peu connue malgré quelques beaux documents témoins de l’histoire de l’imprimerie. Cela est dû à un manque de signalement certain de ces ouvrages. Il s’agit avant tout d’un fait national puisque l’étude et le signalement des incunables s’est fait relativement tardivement comme le souligne Maurice Gossart en 1907 : « l’étude et la classification des incunables, c’est-à-dire des volumens ou des pièces imprimés pendant le XVe siècle, ont mérité, depuis une cinquantaine d’années, une place prépondérante dans la science bibliographique. Il ne faudrait pas croire pourtant qu’avant le milieu du XIXe siècle, ces glorieux vestiges de la typographie médiévale aient dormi ignorés dans la poussière. Tous furent, au contraire, depuis 1750, compulsés, explorés par l’ardeur enflammée des bibliographes, mais le but qu’on poursuivait alors était bien différent du nôtre. » En d’autres termes, peu d’instruments de recherche dévolus aux incunables ont vu le jour avant le milieu du XIXe siècle. Les ouvrages étaient donc cotés de la même manière que les imprimés précieux.

Le XIXe siècle met donc en lumière ces ouvrages puisque les professionnels des bibliothèques et les chercheurs se tournent vers « le classement de ces incunables, le récolement de cette grande famille éparse, l’établissement des souches et des filiations. L’apparition des Annales de Campbell, de la Bibliotheca belgica de Van der Haeghen, la mission confiée par le ministère de l’Instruction publique à Mademoiselle Marie Pellechet de dresser le catalogue général des incunables de toutes les bibliothèques publiques de France sont les étapes de ce nouveau mouvement. » Cette dernière commence en 1895 un grand travail de signalement qui sera ensuite poursuivi par Marie-Louis Polain avant d’être mis de côté.

En effet, il faut attendre les années 1970 pour que l’inspecteur général Louis Desgraves relance l’idée des Catalogues régionaux des incunables (CRI), cette fois financée par la nouvelle Direction du livre et de la lecture au ministère de la Culture. Le premier volume (Champagne-Ardennes) paraît en 1979 ; 16 ont paru jusqu’en 2012, pourtant cela ne représente environ que la moitié des volumes prévus. D’abord publiés par la Société des bibliophiles de Guyenne (1979-1989), ils sont ensuite confiés aux Amateurs de livres (1989-2005) puis à Klincksieck (1995-2005) puis enfin à Droz (depuis 2005). La coordination scientifique est assurée par Pierre Aquilon depuis 1992.
C’est dans ce cadre que dans les années 80 est entamé un travail de catalogage des incunables de la région par Frédéric Barbier alors conservateur à la bibliothèque de Valenciennes. Ce travail a été entrepris à une époque où les standards de description (short title catalogue) étaient moins détaillés qu’aujourd’hui, notamment en ce qui concerne les données d’exemplaire. Pourtant le fascicule préliminaire, décrivant les collections d'Arras, de Bergues, de Lille et de Valenciennes, a été publié par l’ABF en 1982 et il reste un outil des plus nécessaire.

Pour le fonds lillois, Frédéric Barbier a pu s’appuyer sur des fiches manuscrites, comme Maurice Gossart en témoigne à nouveau : « À vrai dire, il existait bien à Lille quand nous avons commencé nos recherches, un embryon de catalogue, représenté par 200 fiches écrites en 1892 par M. Debière, ancien bibliothécaire ; mais outre qu’elles n’étaient pas communiquées au public, ces notes rédigées sans une méthode rigoureuse, n’offraient qu’une description insuffisante et se bornaient à reproduire sans critique les indications sommaires de Campbell. » Ces fiches ont aujourd’hui disparu des archives de la bmL.

Comme nous l’avons évoqué plus haut, à la fin des années 1990, Pierre Aquilon reprend le travail fait par Frédéric Barbier et complète les notices selon les nouveaux standards de description. En janvier 2012, le Service du Livre et de la Lecture, en accord avec la DRAC NPDC, décide de relancer un chantier en y associant les responsables de chaque bibliothèque concernée en région, avec la collaboration de Pierre Aquilon, et en confiant une mission de coordination à l’A2RL NPDC. La bibliothèque municipale de Lille s’inscrit dans ce projet. Le volume correspondant à la région Nord-Pas-de-Calais est publié numériquement en juin 2017, il s’agit du tome IX du CRI. Depuis, une extraction des notices lilloises a été entreprise pour permettre de faire des recherches uniquement dans les documents lillois. Ce fichier est disponible sur le site patrimoine de la bmL et présente les documents dans l’ordre des cotes et non des auteurs comme dans le CRI IX. Y est également disponible un article de présentation du fonds, une bibliographie détaillées, une table de concordance et un historique de rédaction.

Historique et constitution

Historique

Le fonds patrimonial de la Bibliothèque municipale de Lille provient en majeure partie des collections du chapitre de la Collégiale Saint-Pierre saisies à la Révolution, mais l’on verra que cette provenance concerne relativement peu les incunables. Les collections de Saint-Pierre étaient, en effet, plutôt tournées vers l’actualité et la bibliothèque fut une des premières à s’ouvrir au public en 1726.
En fait, les incunables proviennent surtout des établissements religieux dont les collections avaient également été confisquées.
Rassemblées en 1806, à la suite du décret de 1803, celles-ci avaient été logées dans le chœur de l’église des Récollets en 1809. L’embryon d’une réserve y était déjà constitué,mais ce n’est qu’en 1878-1879 qu’on la créa vraiment.
Les incunables en faisaient évidemment partie. Entre temps, la bibliothèque avait trouvé, en 1848, un nouveau local dans l’Hôtel de Ville construit sur l’emplacement de l’ancien Palais Rihour, des Ducs de Bourgogne. C’est dans la partie qui subsistait de ce palais que fut logée la réserve.
Des catalogues avaient été entrepris, où l’on voit déjà la place qu’y occupait le très fameux Speghel onser behoudenisse (Inc D 45). Le fonds ne s’est enrichi qu’avec l’apport de la collection des Godefroy en 1877 et a échappé au sinistre de 1916, grâce à son éloignement du reste des collections.

Acquisition

Achat(s) ,  Don(s) ,  Confiscation(s) révolutionnaire(s) .  Les provenances identifiées des incunables de la Bibliothèque municipale de Lille sont au nombre de 247 : 154 émanent de collectivités religieuses et 93 portent des ex-libris de possesseurs particuliers.
Collectivités religieuses :
Parmi les premières, on songe d’abord aux abbayes proches de Lille qui nous ont légué des manuscrits. Malheureusement peu d’incunables nous en sont parvenus : 8 pour l’Abbaye de Phalempin (dont l’incunable strasbourgeois d’Alanus de Insulensis, Inc D 31), 9 pour Loos (dont une Bible de Nicolas Jenson (Inc E 9). De l’abbaye de Cysoing, nous trouvons un nombre d’incunables plus important : 24 dont la Grant Vita Christi d’Antoine Verard (Inc E 16).
À Lille même, les provenances sont très diverses. Alors qu’on était en droit d’attendre beaucoup de la bibliothèque du Chapitre de la Collégiale Saint-Pierre, principale source du fonds ancien de la Bibliothèque municipale de Lille, les incunables qu’elle nous a légués ne sont qu’au nombre de 21 dont 4 Bibles et le Missel d’Arras (INC D 31). Par contre, la richesse de la bibliothèque des Récollets nous étonne. Nous savions que les Récollets avaient de belles collections, tant en livres qu’en objets d’art ; les 60 incunables qui proviennent de leurs collections constituent le quart des appartenances répertoriées. Le fonds est essentiellement religieux et théologique.
Particuliers :
Chez les possesseurs particuliers, la proportion d’ouvrages non religieux est plus importante : 93 d’entre eux ont pu être identifiés, dont un daté du XVe siècle pour l’Historia romana d’Appianus (Inc C 39). Il est intéressant de noter que le « Champion des Dames » de Martin Franc (Inc E 2) porte une marque de provenance du XVe-XVIe siècle, et que les « Métamorphoses » d’Ovidius Naso, en français, chez Colard Mansion (Inc F 5) appartenaient à un « marchand grossier » de Lille du XVIe siècle. De même, « Le Saint voiage et pèlerinage de la cité saincte de Hiérusalem » de Bernhard von Breydenbach (Inc D 36), en français également, était la propriété d’un marchand de vin. Il est symptomatique de noter que les 4/8e des appartenances à des particuliers émanent d’écclésiastiques, frères, chanoines et prêtres, avec souvent don à une collectivité, alors qu’on ne relève, chez les profanes, que 1 seigneur et 5 bourgeois, 2 marchands, 1 greffier, 1 juge et 1 maître des œuvres de la Ville de Lille. Parmi ces collections particulières, figurent 12 volumes légués en 1877 par le marquis Godefroy de Menilglaise. Les incunables qu’il a donnés à la Bibliothèque Municipale de Lille se ressentent de l’orientation historique qui fait l’intérêt majeur de ce don..

Etat du traitement

Numérisé : Partiellement numérisé
Inventorié

Etat d'accroissement

Fonds ouvert

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