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Bibliothèque de l'Abbaye de Clairmarais

Mise à jour : 17/10/2018 11:59:49
Bibliothèque de l'Abbaye de Clairmarais

Type(s) de fonds

Fonds ancien

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0034720

Description du contenu

La bibliothèque de l’agglomération de Saint-Omer conserve depuis maintenant plus de deux siècles une importante collection de manuscrits médiévaux, dont la richesse est connue de longue date et suscite l’intérêt de la recherche depuis le XVIIIe siècle au moins. Ces collections proviennent essentiellement des saisies révolutionnaires faites dans les principales maisons religieuses de la région, parmi lesquelles se trouve l’abbaye cistercienne de Clairmarais.

Parmi les 117 manuscrits conservés de cette abbaye, 106 sont encore à Saint-Omer (2 autres à La Haye et 9 à Paris). L’une des particularités de cette collection est de comprendre près d’une cinquantaine de volumes de la fin du XIIe siècle ou du premier tiers du XIIIe siècle, qui ont encore leur reliure d’origine. De tels témoignage de codicologie médiévale sont devenus fort rares et s’offrent comme autant de fenestra temporelles qui nous permettre d’appréhender l’économie du livre à cette époque où il occupe une place si particulière.



La principale source sur l’histoire de Clairmarais est la chronique rédigée au XVIIIe siècle par l’historien de L’abbaye, dom Bertin de Vissery. Ce dernier donne dans son ouvrage une copie du catalogue médiéval, recopié au mois d’août 1751. A cette époque, il comptait 262 entrées réparties comme suit :

19 volumes de livres bibliques et de vies de saints
5 volumes des œuvres d’Ambroise
6 de Jérôme
6 de Bède
10 de Grégoire
36 d’Augustin
5 d’Hugues de St-Victor
157 des docteurs, philosophes, et autres exégètes : Isidore de Séville, Pierre le Chantre, Guillaume d’Autun, Pierre le Mangeur, Honorius Augustodunensis, Amalaire de Metz, Paschase Radbert, Théodulphe d’Orléans, Rupert de Deutz Aristote, Sénèque, Cassien… dont bien sur les plus fameux cisterciens : Bernard de Clairvaux, Césaire de Heisterbach, Isaac de l’Etoile.

Il est fort probable que l’abbaye a eu assez tôt une activité de copie, mais la relocalisation de la communauté à la fin des années 1160 suggère que la production n’ait démarré qu’à la fin du XIIe siècle, soit vers 1175-80, si on considère que les principaux bâtiments conventuels ont été terminés en une dizaine d’années.

Dans tous les cas, la communauté existait déjà depuis 35 ans et la vie contemplative exige la présence d’un minimum de volumes dès les premiers temps de son existence. Il est difficile d’évaluer ce qu’a pu être la bibliothèque du prieuré bénédictin originel. Ce qui est sûr c’est que les statuts de l’ordre cistercien imposent que toute fondation bénéficie d’un apport de livres de la part de son abbaye mère. Il est donc permis d’envisager la présence de livres à Clairmarais à partir de 1140. Un certain nombre de volumes témoignent d’ailleurs d’une certaine affinité stylistique avec les manuscrits claravalien… Dom Vissery évoque également les ex-dono de plusieurs volumes qui témoignent de la générosités des protecteurs de la nouvelle communauté dès le XIIe siècle.

Historique et constitution

Historique

Fondée au XIIe siècle, l’Abbaye Notre-Dame de Clairmarais se constitue rapidement une riche bibliothèque qui ne cessera de s'enrichir jusqu'au XVIIIe siècle.

Au XVIe siècle notamment, sous l'influence d'un abbé humaniste, Louis Hertauld dit Hertaldius, abbé de 1524 à 1544, qui fait reconstruire la bibliothèque abbatiale et l’enrichit de nombreux volumes.


L’abbaye

L’abbaye de Clairmarais semble avoir été crée à partir d’un prieuré bénédictin fondé en 1128 entre Saint-Omer et le château de Rihoult par Foulque, abbé de Notre-Dame des Dunes.

En 1137, l’abbaye des Dunes embrasse la réforme cistercienne et devient une fille de Clairvaux.

L’ancien prieuré lui emboîte le pas en 1140 et entame la construction d’une première abbatiale. Cette nouvelle fondation fait l’objet de généreuses donations des puissances locales, parmi lesquelles rien moins que la comtesse Mathilde de Boulogne, femme du roi d’Angleterre Étienne de Blois, qui concède en 1142 une terre et des bois attenant dans la forêt de Bethlo ou Beauloo le long de la Recques près de Nieurlet. Cette charte est confirmée par le Comte de Flandres Thierry d’Alsace et sa femme Sybille, Matthieu et Marie de Boulogne, Arnoul le comte de Guisnes, les châtelains de Saint-Omer, Milon évêque de Therouanne, etc.

En 1166 le monastère primitif est abandonné pour des raisons de salubrité. Il est transféré sur son lieu actuel et il semble que les principaux bâtiments ont été terminés en une dizaine d’années.

Informations complémentaires

Nom du responsable du fonds

Rémy Cordonnier

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