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Jules et Abel Ferry (bibliothèque)

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Mise à jour : 20/10/2020 11:27:07
Jules et Abel Ferry (bibliothèque)

Période des documents

1832 - 1918 

Volume total du fonds

700 titre(s)

Type(s) de fonds

Fonds particulier

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0034496

Description du contenu

Ensemble de la bibliothèque et des archives de la famille Ferry, comprenant notamment les documents personnels de Jules Ferry, ainsi que les notes et rapports militaires et parlementaires d’Abel Ferry. On y trouve également ses témoignages de guerre.

Thèmes principaux

900 Géographie et histoire.
961 Tunisie et Libye.

Histoire.

Colonisation. Guerre. Politique..

Personne(s) liée(s)

Abel Jules Édouard Ferry (1881-1918). Edgar Pisani (1918-2016). Eugénie Mathilde Jules-Ferry, Née Risler (1850-1920). Fresnette Pisani-Ferry, née Ferry (1914-1985). Hélène Adèle Abel-Ferry, née Berger (1887-1972). Jules Ferry (1832-1893)..

Famille liée

Ferry. Berger. Pisani-Ferry. Pisani..

Lieu(x) géographique(s)

France : Paris, Lorraine, Jaulzy (Oise).. 

Type(s) de documents

Monographies . 

Accès et catalogues

Conditions d'accès

Consultation uniquement sur place.

Possibilités de prêt

Prêt exclu.

Historique et constitution

Historique

Collection donnée à la ville de Saint-Dié-des-Vosges en 1932 par Mme Hélène Abel-Ferry dans le cadre d’un foyer en annexe de la bibliothèque de Saint-Dié, dédié à Jules Ferry et à sa famille.
Elle comprend la documentation professionnelle de Jules, Charles et Abel Ferry ; ainsi que divers objets issus des demeures de Jules Ferry à Paris et Saint-Dié : tableaux, sculptures, diplômes et photographies.
En 1966, la collection est transportée dans la nouvelle médiathèque située au 11 rue Saint-Charles. La partie conservée à la Sorbonne réintégrera la collection en 1955.

Mode de constitution

Don.

Ancien(s) possesseur(s)

Abel Ferry (Paris 1881 – Jaulzy 1918), est un avocat et un homme politique. Il est le fils de Charles Émile Ferry et de Geneviève Allain-Targé, et le neveu de Jules François Camille. Orphelin de mère à l’âge de deux ans, il sera élevé par son oncle et sa tante Jules et Eugénie Ferry. L’environnement familial et l’éducation de son oncle l’orientent vers une carrière politique marqué à gauche. En 1909 il élut député de la deuxième circonscription d’Épinal et réélu en 1910 et 1914. Il intervient à la tribune sur des problématiques de politique étrangère. En 1913, il vote le projet de loi allongeant la durée du service militaire à trois ans. En 1914, il devient sous-secrétaire d’état aux affaires étrangères. Lorsque la première guerre mondiale éclate, il fait annuler la décision de réformation le concernant et se fait incorporer au 166ᵉ R.I. Bien qu’étant engagé dans les combats jusqu’en 1915, il conserve néanmoins ses fonctions politiques, ce qui l’amène à siéger au conseil du gouvernement. En juin 1916 il est nommé commissaire aux armées, délégué au contrôle parlementaire. À ce titre il assiste à diverses offensives, comme celle du Chemin des Dames. Il meurt le 15 septembre 1918 des suites d’une blessure causée une semaine avant par un obus allemand, alors qu’il assistait à une à une démonstration de nouveaux fusils avec d’autres élus. Avant de mourir, il demande à sa femme de publier ses notes et rapports qu’il a écrit durant les quatre années de conflits. ,  Eugénie Mathilde Jules-Ferry (1850-1920) est la femme de Jules Ferry. A son décès en 1920, elle lègue le cabinet de travail parisien ainsi que les archives professionnelles de son défunt mari à la Sorbonne. ,  Hélène Adèle Abel-Ferry (Paris 1887 – Saint-Dié 1972) est la femme d’Abel Ferry, qu’elle épouse en 1912. Elle publie à partir de 1919, conformément au dernier souhait de son mari, ses observations et rapports de guerre. Pendant l’entre-deux-guerres, elle donna à la bibliothèque de Saint-Dié une partie des documents et objets familiaux. Lors du second conflit mondial, elle joua un rôle important dans la reconstruction de la ville et apporta son soutien à la population. ,  Jules Ferry (Saint-Dié 1832 – Paris 1893) est avocat et homme politique. Il effectue sa scolarité à Saint-Dié et Strasbourg, et en 1850 commence ses études de droit à Paris. Avocat réputé et passionné par la politique, il se spécialise rapidement dans la défense des républicains. Il collabore à différents journaux tels Le Courrier de Paris, L’Électeur libre. Il s’oppose activement à l’Empire et publie en 1868 une brochure à charge contre le préfet Haussmann qui lui vaudra une importante notoriété. L’année suivante il est élu député. Du 16 novembre 1870 au 18 mars 1871 il est maire de Paris, et à ce titre doit assurer le ravitaillement de la ville assiégée par l’armée allemande. En raison des restrictions qu’il doit imposer à la population, celle-ci le surnomme Ferry-famine. En 1872, il est nommé ambassadeur de France à Athènes par Adolphe Thiers. Il n’occupera pas longtemps cette fonction et reviendra à son poste de député en 1873. En 1876, il est élu député de circonscription de Saint-Dié-des-Vosges, poste qu’il occupera jusqu’aux législatives de 1889. Il est nommé ministre de l’Instruction publique du mois de février 1879 au mois de septembre 1880. Pendant cette période Jules Ferry met en place une réforme de laïcisation de l’enseignement visant à remplacer les religieux en charge de l’instruction par des instituteurs laïcs. Pour cela, il met en place dans chaque département des écoles normales formant des professeurs laïcs (loi du 9 août 1879) et expulse du Conseil supérieur de l’instruction publique les personnes n’ayant pas de liens directs avec l’enseignement (loi du 27 février 1880). Ces mesures favorisent les lois de 1881 et 1882 rendant l’enseignement obligatoire, gratuit et laïc. En plus de ses trois célèbres lois, il étend l’enseignement secondaire aux jeunes filles et crée par décret une école normale féminine à Sèvre ainsi qu’une agrégation féminine. De 1883 à 1885, il est réélu Président du Conseil et soutient la politique coloniale française. Il prend diverses dispositions favorisant l’expansion coloniale. En 1891, il devient sénateur des Vosges et devient président du Sénat le 20 février 1893. Il décède le 17 mars de cette même année. Des funérailles nationales sont organisées en son honneur à Paris et à Saint-Dié, où il est inhumé.

Donateur(s)

Hélène Abel-Ferry, née Berger (1887-1972)

Acquisition

Don(s)

Etat du traitement

Classé

Etat d'accroissement

Fonds clos

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