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Service des Archives départementales. La Rochelle, Charente-Maritime

Archives Départementales de la Charente-Maritime
Mise à jour : 13/05/2017 19:09:32
Service des Archives départementales. La Rochelle, Charente-Maritime

Adresse

35, rue Francois Vaux de Foletier 17042 - La Rochelle Cedex 1 France

Contact

Tél : 05.46.45.17.77 Fax : 05.46.45.65.11 Mél : archives@charente-maritime.fr

Permalien

https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0029152

RCR

173005105

Accès

Tous publics

Heures d'ouverture

Lundi 10h00 - 17h30 * mardi au vendredi 9h00 - 17h30

Fermetures

Pas de fermeture annuelle

Espaces et services

Espaces

Salle de Conférences 
Local d’expositions 

Accès bases de données externes

Reproduction

Mode : Photocopie
Mode : Numérique

Renseignements bibliographiques

Par téléphone
Par télécopie
Par courrier
Par courrier électronique

Réservation de documents

Elaboration de bibliographies

Prêt entre bibliothèques

05.46.45.17.77
Prêt simple entre bibliothèques
Sous conditions
*Photocopies*Microcopies*Télécopies

Consultation sur place

Catalogue en ligne

Catalogue de la bibliothèque

Bibliothèque numérique

Archives en ligne

Collections et catalogues

Description générale des collections

La Bibliothèque administrative et historique des Archives départementales de la Charente-Maritime est une bibliothèque de conservation et de recherche spécialisée en histoire.

1. Fonds de bibliothèques administratives des divers services extérieurs de l’Etat, des collectivités territoriales et des offices notariaux du département : bulletins officiels, revues professionnelles, codes, dictionnaires, etc., soit toute documentation imprimée utile aux diverses administrations pour la gestion de leurs activités, complément indispensable des archives administratives, financières et techniques provenant de ces services depuis la Révolution. Le fonds contient également des ouvrages datés des XVIIe et XVIIIe siècles.

2. Fonds de 4 644 titres de publications périodiques. L’ensemble des collections constituées, dont certaines datent du XVIIe siècle, provient majoritairement du service du dépôt légal en préfecture, complété par des abonnements et une politique d’échange de publications avec des sociétés savantes françaises et étrangères.

3. Fonds de bibliothèques liées à des archives privées, notamment : fonds de la bibliothèque de travail de l’abbé Guy Chevreau, érudit local, membre de l’Académie de La Rochelle (cotes 113 J) ; fonds de Jean Matifas, ancien résistant et déporté (cotes 252 J) ; fonds de l’Ambassade du Canada en France (issu du désherbage en 1997 puis en 2009 du fonds documentaire du Centre culturel canadien, lequel, en avril 2013, lors d’une cérémonie à l’université de La Rochelle, a officialisé le don et le transfert de l’ensemble de son fonds documentaire après sa fermeture aux universités du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) Limousin Poitou-Charentes (universités de La Rochelle, de Limoges et de Poitiers) (cotes 105 J).
A noter également un fonds constitué de travaux universitaires et mémoires non publiés (cotes 4 J et 69 J), certains pouvant n’être communicables qu’avec l’autorisation de l’auteur ou être exclus du prêt jusqu’à la soutenance d’une thèse ou leur édition.

4. Fonds d’une bibliothèque historique de plus de 30 000 ouvrages et brochures de référence relatifs à tous les champs de la recherche historique, complémentaires des fonds conservés par le service, en plus de ceux concernant l’histoire locale et régionale.


Par ailleurs, outre la mission de conservation des archives commune à tous les services similaires, les Archives départementales en Charente-Maritime se distinguent sur 3 points :

- des fonds liés au commerce avec les colonies et à la traite négrière : en particulier les archives de la Chambre de commerce de La Rochelle (1719-2001), numérisées et mises en ligne pour la période de 1719 à 1791 (cote 41 ETP) ; les archives de la famille Polony (1690-1951) (cote 244 J), originaire de Rochefort au XVIIIe siècle, contenant deux journaux de bord et une correspondance active de Claude-Vincent Polony, Capitaine de frégate, lors de son commandement de navires négriers entre 1784 et 1792.

- des fonds liés aux relations avec l’Amérique du Nord (émigration coloniale, échanges commerciaux…) : papiers des Amirautés de La Rochelle (1569-1792), de Louisbourg (1718-1778) et de Brouage-Marennes (1678-1791), archives notariales (contrats d’engagement, notamment), bénéficiant d’instruments de recherche détaillés et thématiques.

- des fonds d’archives d’origine privée (répertoriés dans la série d’archives J), entrés grâce à une politique volontariste de collecte auprès de particuliers, d’associations et d’entreprises selon deux axes majeurs : le monde maritime et le monde agricole et viticole. Parmi les entrées les plus remarquables, celle du fonds de la famille Fleuriau de Bellevue (XVIIIe-XIXe siècles) (cote 255 J), avec notamment les archives personnelles de Aimé Benjamin Fleuriau (1709-1787) propriétaire de plantations de canne à sucre à Saint-Domingue, et de son fils Louis Benjamin Fleuriau de Bellevue (1761-1852), éminent scientifique et homme politique.

Volumétrie et types de documents

Volumétrie globale : 23 500 mètres linéaires.

Thèmes principaux

900 Géographie et histoire

Catalogue(s) collectif(s)

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome LI. Charente-Maritime (Archives départementales) (1-7)

Publications (général)

Catalogues d’exposition :
- Cartographie de la Charente-Maritime, 2014. 95 p.
- Condamné à mort, la peine capitale dans les archives historiques de la cour d'assises de la Charente-Maritime, 2012. 154 p.
- Désirs d'océan, voyage dans les affiches des Archives départementales, 2011. 79 p.
- Un commerce pour gens ordinaires ? La Rochelle et la traite négrière au XVIIIe siècle, 2010. 80 p.
- Entrez aux Archives ! 10 ans d’accroissement des fonds aux Archives départementales de la Charente-Maritime, 2009. 103 p.
- L’Aunis et la Saintonge à l’aube du XXe siècle, les collections de cartes postales des Archives départementales, 2004. 102 p.
- Histoires Tsiganes. Hommage à François de Vaux de Foletier, 2003. 85 p.
- Trois siècles de Franc-Maçonnerie en Charente-Maritime, 2001. 148 p.
- Gabriel Charlopeau, 1999.
- A réveiller les morts : la société et les morts en Aunis et Saintonge du XVIIe au début du XXe siècle, 1997. 68 p.
- René Josué Valin, 1695-1765, 1996. 46 p.

Références bibliographiques

Ouvrages généraux :
- Champlain. Coffret contenant en reproduction les sept gravures publiées dans les Voyages de la Nouvelle France occidentale, 2008.
- L’histoire religieuse dans les pays poitevins et charentais de l’époque moderne, 2000. 307 p.
- Jean-Christophe Vautrin, Inventaire des projets de monuments aux morts de la guerre 1914-1918, 1998. 97 p.
- Marcel Delafosse, Guide des archives de la Charente-Maritime, 1958. 55 p.

Publications de la bibliothèque

Dossiers pédagogiques :- L’année 1789 en Aunis et Saintonge
- Le commerce triangulaire et la traite négrière rochelaise

URL : .  .  Exposition virtuelle :La traite négrière rochelaise au XVIIIe siècle
URL : .  . 

Informations complémentaires

Type d'établissement

Archives

Responsable

Louis-Gilles Pairault

Organismes de tutelle

CHARENTE-MARITIME (CONSEIL GENERAL)

Date de création

1800

Historique

Petite histoire des Archives départementales :

En Aunis et Saintonge comme dans les autres provinces françaises, il n’existe jusqu’à la Révolution ni lieu ni structure pour collecter et centraliser les archives produites par les différentes institutions qui se partagent la gestion des affaires publiques. Chaque administration, chaque juridiction conserve ses documents, avec plus ou moins de bonheur et la description qui nous a été laissée du chartrier de la ville de Saintes, en 1735, est éloquente : « les titres et papiers, étendus sur des bancs, tables et coffres, avaient été tirés d’une armoire pour les faire sécher afin d’éviter qu’ils ne fussent entièrement pourris dans ladite armoire, laquelle, outre la fraîcheur qu’elle reçoit des murailles, est exposée aux eaux pluviales qui y coulent par défaut de couverture de l’hôtel […]».

Les Archives départementales sont créées en 1796 :

La création des Archives départementales en 1796, dont la mission consiste à conserver les archives publiques, marque alors une véritable transformation. Les moyens matériels et humains consacrés à la collecte, au tri et à la conservation des documents demeurent longtemps très insuffisants, à l’image des combles de la préfecture qui pendant plusieurs décennies font office de dépôt départemental. Les pertes sont nombreuses, involontaires parfois, mais aussi trop souvent par choix délibéré comme à Saintes où, selon un rapport de 1825, les archives conservées dans l’ancienne préfecture devenue sous-préfecture sont jetées dans les fondations creusées pour agrandir le bâtiment.

Un hôtel pour les Archives :

Les archivistes qui se succèdent pendant cette période rassembleront pourtant près de mille mètres linéaires de dossiers parmi lesquels on compte des fonds aussi prestigieux que ceux de l’Amirauté de La Rochelle. Devant la menace de voir s’effondrer les planchers des greniers, le Conseil général lance, dès 1865 le projet de construire « une maison isolée destinée à loger cet important dépôt et à le préserver ainsi des ravages des termites et des risques d’incendie ». Il faut attendre 1878 pour que soit posée la première pierre de l’édifice conçu par l’architecte départemental Ernest Massiou et deux années supplémentaires pour que l’archiviste Meschinet de Richemond entre enfin dans ses nouveaux murs, en face de la préfecture. Ce nouvel hôtel des archives, construit en pierres de taille sur le modèle du dépôt de la Gironde, est alors à la pointe du progrès : la charpente est faite de voûtes avec une armature en fer, le sol est en ciment, le chauffage est assuré par un calorifère unique. On a même installé un monte-charge avec contrepoids pour faciliter la manutention des dossiers. Une pièce est prévue pour recevoir les lecteurs et le personnel – l’archiviste et son adjoint – disposent également des espaces nécessaires à leur travail.

Ce bâtiment demeure en service pendant plus d’un siècle. Un réaménagement augmente la capacité d’accueil des documents de 1500 mètres linéaires à 5000 mètres après la Seconde Guerre mondiale, puis 10 000 mètres vingt ans plus tard. Les grandes et hautes étagères en bois cèdent la place à des rayonnages métalliques pivotants et des niveaux intermédiaires sont créés à l’intérieur même des espaces dévolus aux magasins. Mais les résultats obtenus sont insuffisants pour faire face à la production massive d’archives administratives sans négliger pour autant les fonds historiques, à l’exemple des minutiers des notaires dont les pièces comptent parmi les plus anciennes du département.

Les Archives s’installent dans le quartier des universités :

Plusieurs projets d’extension ou de construction neuve sont mis à l’étude dès la fin des années 1960. Le choix se porte finalement sur l’implantation d’un bâtiment neuf dans le quartier des Minimes, à la périphérie du centre-ville mais dans une zone promise à un fort développement avec l’installation de l’Université bientôt rejointe par de grandes écoles puis le siège du Conseil général. Après deux années de travaux le bâtiment entre en service en 1983 . Avec une capacité d’accueil qui dépasse les 25 kilomètres linéaires, une vaste salle de lecture, il figure au nombre des réalisations les plus modernes de son époque. La parcelle dévolue aux Archives départementales englobe une réserve de terrain en vue d’une future extension. Extension qui devient une nécessité quinze plus tard à peine, en raison de la proche saturation des magasins, mais aussi pour mettre à la disposition des lecteurs les moyens informatiques de consultation des documents.

De nouveaux outils pour les Archives départementales :

Le Conseil général, avec l’appui technique et le soutien financier du Ministère de la culture, prend donc en en 1999 puis en 2000 la décision de réaliser une double opération, en agrandissant le bâtiment des Archives sur leur site des Minimes et en aménageant simultanément une annexe à Jonzac, dans les locaux réhabilités d’une ancienne institution privée d’enseignement longtemps tenue par les Sœurs de la Sagesse. Les travaux sont lancés au mois de janvier 2006 et l’annexe de Jonzac ouvre ses portes au public à l’occasion des Journées du patrimoine du mois de septembre 2007 tandis que le chantier de La Rochelle s’achève quelques mois plus tard, en avril 2008. C’est donc avec ces nouveaux outils que les Archives départementales accomplissent leur mission patrimoniale de conservation et de mise en valeur des fonds historiques mais aussi remplissent leur rôle administratif et technique auprès des différents producteurs d’archives publiques.
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